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News de la semaine du 02/07/2008

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À côté du futur plus beau mec du monde : interview de Ben Barnes (Le Monde de Narnia 2)



Mis en ligne le 03/07/2008
Ben Barnes, le Prince Caspian, est prêt à les faire rêver

Le métier de journaliste vous expose à rencontrer parfois des stars. Mais, la semaine dernière, à Prague, la situation était tout à fait inhabituelle. Je me trouvais, assis à table, à côté d'un jeune Anglais de 26 ans qui, pour l'heure, peut se promener tranquillement dans les rues et entrer dans n'importe quel supermarché du monde. Mais il y a fort à parier que, dans quelques semaines, le statut de superstar risque de lui tomber sur la tête. Et, ma foi, comme Brad Pitt se fait vieux, le titre de plus bel homme du monde, en tout cas dans la catégorie ceux qui font rêver toutes les adolescentes devrait lui échoir bientôt.

Veste de cuir, barbe de deux jours, il n'a certes pas les yeux bleus (ils sont bruns), mais Ben Barnes, le mètre 85 et la taille mannequin, a tout pour ambitionner le titre : chevelure abondante, quoique légèrement plus courte à la ville qu'à l'écran; des dents un peu trop blanches pour être honnêtes, mais des traits d'une régularité extraordinaire... Il est certain que la production l'a choisi essentiellement pour ça. D'ailleurs, dans le genre, il a donné puisqu'en 2004, il faisait partie d'un boys band, Hyrise, avec lequel il a représenté le Royaume-Uni à l'Eurovision. À Prague, pour le lancement européen du film, son portrait en prince Caspian occupait seul un panneau de trente mètres de large, sur la Namesti Republiky.

"Ce que je ressens en ce moment est très étrange. Il est impossible de savoir ce qui va se passer dans les prochaines semaines. J'étais, avec mon frère de 23 ans, à New York où le film est sorti depuis le mois de mai. Il y avait des affiches partout. Mon frère était très excité pendant les dix premières minutes. Après, il s'est calmé. Il m'a dit : "Ce n'est pas toi ! C'est Caspian !" Ici, à Prague, j'ai vu cette affiche géante. Je vous assure que ça a un côté terrifiant. J'ai le sentiment que ça me donne une part trop grande dans ce film que nous avons tourné tous ensemble et que les gens attendent trop de moi. Par ailleurs, c'est flatteur. C'est quand même une photo cool..."

Être acteur, c'est une chose. Être un sex symbol, c'est encore tout autre chose. Vous vous sentez prêt à assumer ce nouveau statut ?

"On m'a briefé sur cette question. On m'en a d'ailleurs parlé d'une manière amusante : "Si tu entres là-dedans, c'est la publicité qui te paiera; tourner des films, tu le feras gratuitement." Je me rends compte que c'est définitivement un autre métier. Moi, je fais du théâtre depuis l'âge de 15 ans. Je ne pense pas avoir été opportuniste et avoir cherché ce qui arrive maintenant. Ce film est venu à moi et je mesure, évidemment, à quel point il peut être important pour ma carrière. Lors de sa sortie en Amérique, j'ai rencontré des tas de gens. J'ai signé pour d'autres films qui n'ont rien à voir avec Narnia. En juillet, je commence T he Picture of Dorian Day, avec Oliver Parker qui avait dirigé Le mari idéal. Je retrouverai mon rôle de Prince Caspian dans le numéro trois de la série. Mais, pour le moment, il y a une chose que je ne veux pas faire : aller vivre à Hollywood. Je suis un gars de Londres. Londres, c'est ma ville, c'est maison, c'est ma famille. Je ne me vois pas vivre dans une ville où le monde fait partie de l'industrie du cinéma."

On dit que vous avez menti pour avoir le rôle. Que vous prétendiez avoir fait du cheval mais que ce n'était pas vrai...

"Je n'ai jamais menti ! C'était la vérité. Seulement, je n'avais plus fait de cheval depuis l'âge de 6 ans..."

On a dit aussi que vous aviez des extensions dans les cheveux...

"Au début du tournage ! J'avais les cheveux courts et on m'a placé des extensions. Les séances duraient huit heures ! J'avais emmené un PC portable et quelques DVD. Mais huit heures, c'est interminable ! Et puis on ne sait pas dormir avec ces choses sur la tête. Très vite, je me suis laissé pousser les cheveux. Maintenant, ce sont mes vrais cheveux..."


Propos recueillis par Eddy Przybylski à Prague - La Dernière Heure
 

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