Durant tout l'été, le
Plaza Art
à Mons, en collaboration avec la
Cinémathèque royale, fera une place de choix au
"Maître du suspense" Alfred Hitchock, en proposant cinq de
ces films les plus célèbres.
Le titre de « Maître du suspense » est
sans aucun doute la définition la plus adéquate
pour évoquer l’oeuvre hitchcockienne.
D’un point de vue psychologique, le suspense est porteur
d’une forme primitive d’angoisse existentielle, et
il provoque un sentiment d’insécurité
fondamental… Mais s’il parvient à tel
degré de maîtrise dans l’art de
« glacer le sang », c’est parce
qu’Alfred Hitchcock détient également
le secret du décalage parfait entre la vision du spectateur
et celle du personnage, et parce qu’il le manie avec une
habilité sans égale. Hitchcock réussit
donc non seulement à faire planer le suspense dans tous ses
films, mais également à l’accentuer par
la musique, les jeux d’ombre et de lumière, et
l’ambiguïté de ses héros, tout
à la fois séduisants et criminels. Un
géant du cinéma, donc, à
découvrir ou à redécouvrir
à travers cinq chefs-d’oeuvre intemporels !
UNE FEMME
DISPARAÎT – THE LADY VANISHES
Grande-Bretagne, 1938,
avec Michael Redgrave, Margaret Lockwood, Dame May Whitty, Basil
Radford / noir & blanc / v.o. sous-tit. fr. / 96’
Adapté du roman original d’Ethel Lina White
intitulé « The Weel Spins », cette
intrigue captivante débute par la rencontre entre une jeune
femme (Iris Henderson) et une vieille gouvernante (Miss Froy) dans un
train en direction de l’Angleterre. Quand cette
dernière vient à disparaître, Iris
s’en inquiète mais les autres personnes du
compartiment prétendent ne l’avoir jamais vue.
Iris, accompagnée de Gilbert, se lance tout de
même à la recherche de Miss Froy et, tout deux,
sont persuadés d’être les victimes
d’une machination collective… Hitchcock nous
présente ici une brillante comédie
d’espionnage où les personnages sont
décrits avec beaucoup d’humour.
Mercredi 2/7 à
20h
Jeudi 3/7 à 15h
Dimanche 6/7 à
17h30
L’HOMME QUI EN
SAVAIT TROP – THE MAN WHO KNEW TOO MUCH
Grande-Bretagne, 1933,
avec Leslie Banks, Peter Lorre, Pierre Fresnay / noir & blanc /
v.o. sous-tit. fr. / 75’
Des sommets enneigés de la Suisse aux faubourgs de Londres,
la découverte par un citoyen ordinaire d’un
mystérieux complot anarchiste le conduit dans une situation
inextricable… La première version d’un
classique du suspense – la seconde, avec James Stewart,
datant de 1956 -, sur des variations chères à
Hitchcock : l’intrusion du mal, l’insolite sous le
familier, les vertiges de la peur. Avec un Peter Lorre plus
qu’inquiétant, dont la presse de
l’époque souligna « la troublante
silhouette », révélée
quelques années plus tôt par le
chef-d’oeuvre de Fritz Lang, M, le Maudit.
Jeudi 10/7 à
20h
Vendredi 11/7
à 15h
Dimanche 13/7
à 17h30
Dimanche 20/7
à 15h
Mardi 22/7 à
20h
L’INCONNU DU
NORD-EXPRESS – STRANGERS ON A TRAIN
Etats-Unis, 1951, avec
Farley Granger, Robert Walker, Ruth Roman, Leo G. Carroll, Patricia
Hitchcock / noir & blanc / v.o. sous-tit. fr. / 101’
Lorsqu’il rencontre le champion de tennis Guy Haines (Farley
Granger) dans un train, Bruno Anthony (Robert Walker), un gosse de
riche qui s’ennuie, se met à lui expliquer sa
théorie du crime parfait : et si Bruno assassinait la femme
de Guy qui, en échange, éliminerait le
père de Bruno ? Aucun lien entre ces deux corps ni entre les
deux assassins. Ce serait donc une mission impossible pour la police.
Arrivé à destination, Guy se sépare de
Bruno et oublie cette étrange proposition.
Jusqu’au jour où la femme de Guy est
retrouvée étranglée…
D’après un scénario de Raymond
Chandler, basé sur le roman éponyme de Patricia
Highsmith.
Mercredi 23/7
à 20h
Jeudi 24/7 à
15h
Dimanche 27/7
à 17h30
Jeudi 31/7 à
20h
Dimanche 3/8 à
15h
LES OISEAUX –
THE BIRDS
Etats-Unis, 1963, avec
Rod Taylor, Jessica Tandy, Suzanne Pleshette, Tippi Hedren / couleur /
v.o. sous-tit. fr. / 119’
Ce chef-d’oeuvre hitchcockien a fourni au cinéma
quelques-unes de ses images les plus terrifiantes. Adaptant un texte de
Daphné du Maurier (l’auteur qui lui avait
déjà inspiré Rebecca en 1940),
Hitchcock tire un parti sensationnel de cette idée
étrange d’oiseaux devenus soudainement agressifs
et s’en prenant violemment aux habitants d’une
petite ville côtière américaine. Il y
ajoute le piment de rapports mère-fils un peu complexes,
d’allusions écologiques et d’une
histoire d’amour se développant tandis que les
attaques venues du ciel se multiplient. La réalisation est
superbe, inventive, avec des plans en plongée absolue et des
trucages fort bien intégrés à un
spectacle extraordinairement divertissant, qui rencontra dès
sa sortie en 1963 un énorme succès populaire.
Jeudi 7/8 à 20h
Vendredi 8/8 à
15h
Dimanche 10/8
à 17h30
Vendredi 15/8
à 15h
Dimanche 17/8
à 17h30
LES TRENTE-NEUF MARCHES
– THE THIRTY NINE STEPS
Grande-Bretagne, 1935,
avec Robert Donat et Madeleine Caroll / noir & blanc / v.o.
sous-tit. fr. / 86’
Sans aucun doute l’un des sommets du cinéma
d’Alfred Hitchcock dans les années ‘30,
ce suspense criminel sur fond d’espionnage international est
un modèle d’écriture et de mise en
scène, qui tient le spectateur en haleine du
début à la fin. Adaptation d’un roman
de John Buchan, on retrouve dans ce film un des thèmes
fétiches de Hitchcock : celui du faux coupable qui doit
prouver lui-même son innocence. La caméra,
très mobile, a des mouvements impressionnants, mais ces
instants de grâce visuelle ne surgissent jamais au
détriment d’une action que la
réalisation sert avec une efficacité unique. Un
vrai mystère s’y ajoute, créant le
frisson tout en glissant çà et là les
touches d’humour sans lesquelles Hitchcock ne serait pas ce
qu’il est, c’est-à-dire un
maître du divertissement porté à ses
sommets par un art de la forme en plein épanouissement.
Mercredi 20/8
à 20h
Jeudi 21/8 à
15h
Dimanche 24/8
à 17h30
Jeudi 28/8 à
15h
Dimanche 31/8
à 15h