Identifiant Inscrivez-vous
Mot de passe Mémoriser 
Accueil Films Programmes des cinémas Bonus Forums Agenda Services  
Concours Bandes-annonces et extras News   nl


News de la semaine du 14/05/2008

Retour à la liste...
 

Keanu Reeves : "Utiliser une arme... ? Ça rend sexy" (Street Kings)



Mis en ligne le 15/05/2008
Dans son nouveau film, Keanu Reeves incarne un flic anéanti de douleur

Calme dans son costume gris foncé qui cache un T-shirt d'une teinte plus claire, Keanu Reeves apparaît très grand et élégant. Lui, qui, pour incarner ce flic anéanti de douleur et constamment imbibé d'alcool depuis la mort de sa femme, affiche quelques kilos de trop et donne le sentiment de ne plus s'être lavé depuis des mois.

Depuis Matrix, Keanu Reeves se fait rare. On l'avait retrouvé dans Constantine et Entre deux rives. Il s'affiche à nouveau sur grand écran pour Au bout de la nuit. "J'ai aimé la complexité du personnage, Ludlow, il est très contradictoire. Il est l'autorité, mais il brise les lois, il a un rapport très particulier à la vie et à la mort. Le stress qui était lié au rôle m'a beaucoup plu aussi : je devais constamment être très concentré. Je n'avais pas de vision à moyen ou à long terme du tournage, chaque jour me menait au suivant. C'était très intense. Nous n'avions pas beaucoup de temps pour tout mettre en boîte, 41 jours au total, sachant que j'étais dans chaque prise de vue, mes journées étaient longues, 15 heures de travail, parfois 18."

"Je ne porte pas d'arme"

Pour le film, qui offre certaines scènes assez dures, l'acteur a suivi un entraînement intensif, notamment pour apprendre à manier une arme et à tirer correctement. "C'était intéressant, parce que lorsqu'on a commencé, je refusais de tirer sur quoi que ce soit, alors que le réalisateur David Ayer tirait sur tout ce qui bougeait... Si je devais le refaire maintenant, je pense que je serais plus proche de sa réaction. Je tirerais davantage. Pour le rôle, tenir une arme et l'utiliser, sachant que c'était de la fiction était agréable, enivrant, on se sent plein de pouvoir, mais ça se limite à ça. Ah non. On se sent sexy aussi... Je ne suis pas fondamentalement contre le fait que les citoyens aient accès aux armes, mais je ne trouve pas pour autant que ce soit une chose très sage. Il y a trop de conséquences à être armé. C'est pourquoi, moi, j'ai fait le choix de ne pas l'être. La violence peut-être une solution très pratique. Même si je ne pense pas que ce soit la solution ultime."

En plus de l'entraînement physique suivi par les acteurs, il était important que les policiers partagent aussi les aspects psychologiques de leur vie, la dimension émotionnelle du travail. "Ils ont généreusement partagé avec moi la relation entre leur boulot et leur vie privée. Comment gérer un mariage, des enfants et tout ce qui s'ensuit tout en s'occupant en parallèle de violeurs, de tueurs et du changement de regard que cela entraîne."

Des rapports privilégiés qui n'ont pas pour autant permis à l'acteur d'avoir une autre vision des hommes en uniformes "L'image que j'ai des policiers a un peu changé depuis le film, mais pas fondamentalement. Je me suis déjà retrouvé face à des hommes de l'ordre mais pas pour des choses très graves, je devais certainement ne pas avoir répondu oui ou non assez vite à leur goût..."

Le film ne donne pas nécessairement une très belle image des policiers de Los Angeles. "Quelques-uns d'entre eux ont vu le film et s'il est vrai qu'ils trouvent l'histoire un peu exagérée, mise à la sauce hollywoodienne, ils ont aimé la dynamique du film, la manière dont les relations entre les différents policiers étaient présentées, l'humour,..."

Lilia Guetat - envoyée spéciale aux Etats-Unis de La Dernière Heure
 

Toutes les salles de cinéma en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg

 
Conditions d'utilisation - ©1996-2008 Ipm sa - Contact