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News de la semaine du 23/04/2008

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Prince Caspian : Interview exclusive



Mis en ligne le 29/04/2008


Le 2 juillet prochain sort sur nos écrans le très attendu deuxième volet du Monde de Narnia : Prince Caspian. Retrouvez sur Cinebel l'interview exclusive de Isis Mussenden, costumière principale du film.



Visite sur le plateau de Prague, les 4 et 5 juin 2007

Isis Mussenden, costumière du premier volet du Monde de Narnia : Le Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, compte également à son actif les deux premiers films de la série Shrek. Avec la majeure partie du reste de l’équipe du Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, Isis Mussenden est de retour pour le second chapitre du Monde de Narnia : Le Prince Caspian.


Comment avez-vous vécu votre retour à Narnia ?
IM : J’ai retrouvé l’équipe avec beaucoup de plaisir. C’est nettement plus facile la deuxième fois parce qu’on se connaît tous et on sait qui fait quoi exactement. C’était aussi passionnant parce que nous avons vraiment essayé de relever la barre avec ce film. Tellement de temps s’est écoulé à Narnia entre les événements du Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique et Prince Caspian qu’il nous était possible de créer notre propre nouveau monde. Dans Prince Caspian, Narnia est gouverné par le roi Miraz et la race des Telmarins, qui ne sont pas du tout présents dans le premier film. Donc notre mission immédiate était de décider comment les habiller et leur donner un look unique et distinct.

Où avez-vous cherché votre inspiration ?
IM : Nous sommes partis en Europe, en Espagne, en Italie et à Londres, pour voir ce qu’il y avait dans toutes les costumeries. Mais tout ce que nous avons trouvé ressemblait beaucoup à ce que l’on avait déjà vu dans d’autres films. En fin de compte, c’est dans un musée du textile à Florence que nous avons trouvé exactement ce que nous cherchions, dans un livre : des costumes qui étaient en quelque sorte un mélange de méditerranéen, pirate, médiéval et qui dégageaient un sentiment général de méchanceté. Nous avons tout d’un coup réalisé que nous avions sous les yeux ce que portaient nos Telmarins. Tout sonnait juste.

Et en ce qui concerne les costumes pour les acteurs qui étaient déjà dans le premier film ? Avez-vous eu des difficultés à ce niveau ?
IM : Le plus gros problème était que tous les enfants étaient encore en pleine croissance. Il fallait soit pouvoir modifier les costumes, soit avoir de plus grandes tailles disponibles. Dans un film avec tellement d’action, il faut aussi habiller beaucoup de doublures et de cascadeurs, et avoir des rechanges si un vêtement est couvert de boue ou de sang. Ben Barnes, qui joue le Prince Caspian, a porté au moins 15 chemises pour le tournage de la scène où il s’évade du château du roi Miraz.

Le Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique était déjà une épopée, mais Prince Caspian semble être à une échelle encore plus grande. Qu’est-ce que cela signifie pour la régie des costumes ?
IM : Beaucoup de travail ! Nous avions une équipe d’environ 70 à 80 personnes et nous avons confectionné pratiquement chaque vêtement nous-même. Par exemple, nous avons créé absolument tout ce que portent les Telmarins dans le film. La régie des costumes a travaillé 24 heures sur 24, en équipes de 12, 15 et parfois 17 heures. Rien que pour les Telmarins, nous avons habillé 200 soldats, 40 cavaliers, 35 cascadeurs, 30 gardes royaux, 12 seigneurs et, bien sûr, le roi Miraz lui-même, qui porte plusieurs costumes tout au long du film.

Certains costumes ont l’air incroyablement inconfortables. Les acteurs se plaignent-ils parfois ?
IM : C’est une question intéressante parce qu’il fallait absolument tenir compte de la chaleur et du poids des costumes, surtout quand le tournage était en extérieur en plein été. Par exemple, il fallait faire en sorte de pouvoir sortir quelqu’un de tel ou tel costume en 3 à 4 minutes maximum pour qu’il n’ait pas trop chaud. D’un autre côté, il est nécessaire de trouver la juste mesure, parce que le travail du costumier consiste aussi à aider les acteurs à se mettre dans la peau de leur personnage, et pas seulement à lui ressembler. Si c’est trop facile, si on ne serre pas assez le corset ou si l’armure n’est pas assez lourde, les acteurs évoluent comme s’ils étaient en jeans et t-shirt, et ça ne sert à rien. Le film ne serait tout simplement pas réaliste.
 

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