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vu par Fritzlangueur, 42 ans, posté le 20/11/2007 - cote : 9/10 -  |
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Il faudrait être bien insensible, ou trop privilégié pour sortir de ce film indemne. Présenté à la manière d’un entretien en vue d’établir une sorte de un rapport social, le spectateur est placé comme auditeur. Avec toutefois de l’émotion, des sentiments et les images terribles qui nous projettent le parcours tragique de Catherine alias Darling. Un film coup de poing, cru, sans concession avec parfois au milieu du drame, le rire, cynique et douloureux. Mais Darling n’est pas un film désespéré, car Christine Carrière fait preuve de beaucoup de subtilité en ne tombe jamais dans la pathos ni dans le malsain. Elle s’attache à ce qui motive ou touche Darling pour mieux nous révéler malgré les apparences, la beauté, la force et la grandeur de son héroïne. La scène où Catherine « se lâche » est non seulement bouleversante mais très significative aussi de son vécu et de l’œil des autres sur elle-même. Marina Foïs, transfuge un peu effacé des Robin des bois, explose dans ce rôle. Elle apporte à Catherine sa gouaille, son côté dégingandé et la rend terriblement attachante et déchirante. Elle construit petit à petit par un jeu très affiné, toutes les étapes qui mèneront Darling à la fracture avec énormément de réalisme. Ce qui pourrait être le rôle d’une vie est pour Marina Foïs une porte d’entrée dans la cour des grandes actrices, comme jadis Binoche avec « Rendez-vous », Huppert avec « La dentellière » ou un Bonnaire avec « Sans toit ni loi ». L’un des grands films français de cette année 2007. |
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vu par robin_des_bois, 3 ans, posté le 15/11/2007 - cote : 7/10 -  |
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Il y a des films dont on ne sait que penser après les avoir vus. "Darling" en fait partie. A la fois fascinant et insupportable, le malaise s'installe peu à peu. Les acteurs sont étonnants - Marina Foïs et Guillaume Canet sont remarquables -, le jeu et le ton sont à l'image de l'histoire, tour à tour apathiques, violents, inconscients et cruels. Cela m'a donné une furieuse envie de lire le livre de Jean Teulé qui me semble respirer l'intelligence. |
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