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vu par dessin, 55 ans, posté le 08/11/2007 - cote : 7/10 -  |
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Il est plus difficile qu'il ny paraît de porter à l'écran une biographie... D'une part, il faut "surprendre" les spectateurs qui connaissent le sujet, d'autre part il faut créer un lieu de découverte pour les non avertis... le tout sans trahir son propos...Dans le genre, les vies de musiciens passent souvent mieux, probablement parce que la musique et l'image sont deux formes artistiques très proches l'une de l'autre et se complètent agréablement. Je suis donc sortie de ce film avec le sentiment d'avoir passé un bon moment mais quelques frustrations, notamment sur la forme, subsistaient...Pour le côté positif, le parti pris pour le noir et blanc me semble très judicieux. Ce choix apporte une note directe et sans pathos et relève bien les moments musicaux sans les diluer. Les questionnements du leader du groupe, tant sur sa vie artistique et le monde qui l'entoure, que sur sa vie amoureuse ou physique, 3 éléments dont le contrôle lui échappent, sont de cette manière traités avec simplicité et tact. Le jeu de l'acteur est d'un qualité irréprochable, son interprétation est toute en finesse, en sensibilité, en force et en engagement aussi...
Par contre, pour le côté négatif, les images en tant que telles sont assez répétitives, les mêmes plans reviennent fréquemmment, et c'est un peu lassant. Cela crée un sentiment de "redites". On a, du coup, par moments l'impression de photographies animées plus que de cinéma. Ce caractère est encore appuyé par un scénario conçu de façon un peu trop linéaire, on passe d'un monde à l'autre(vie amoureuse, problème physique, vie artistique) de manière trop systématique. Ce qui donne l'impression d'osciller constamment entre le documentaire et le film...
Ceci dit, le moment reste très plaisant et ceux qui veulent se replonger dans les ambiances musicales des années 70 y trouveront(ou ont trouvé!) leur bonheur...Bonne soirée à tous. |
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vu par pekka, 49 ans, posté le 07/11/2007 - cote : 8/10 -  |
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Pour moi, ce film est une véritable madeleine de Proust! Eveillé à une autre musique que celle de Beethoven, Mozart et Ennio Morricone, lorsque j'ai été "fulguré" à 14 ans par une apparition de David Bowie à la télévision (ah, Aladdin Sane, l'éclair peint sur son visage, et cette voix, et cette musique électrisantes, idiosyncratiques, uniques), j'écoutais religieusement la musique tellurique de Joy Division et la voix de ténèbres de Ian Curtis à 20 ans... Je suis maintenant convaincu que Corbijn a partagé tout ça aussi, ces frissons, cette fièvre... En tout cas, la peinture (magnifiques compositions d'images) qu'il donne de cette époque, de son esthétique est saisissante de vérité. Pour le reste, l'interprétation de Sam Riley démontre une incroyable empathie avec Ian Curtis, et le récit de sa vie brisée est particulièrement touchant. Très bonne interprétation en général, avec même du second degré pour certains (les anglais sont des acteurs incroyables). Quelques longueurs et répétitions, quand même. |
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vu par Crissou, 32 ans, posté le 29/10/2007 - cote : 7/10 -  |
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Inspiré du livre écrit par Déborah, veuve de Ian Curtis, Control est le premier long-métrage d’Anton Corbijn. Proche du groupe Joy Division, il doit sa renommée à son métier de photographe avant de bâtir une carrière de plus de vingt ans dans le clip vidéo.
Control est un film biographique retraçant la vie de Ian Curtis, leader charismatique du groupe Joy Division, précurseur du mouvement New Wave. Pour adapter au mieux cette carrière trop éphémère, seul
Anton Corbijn avait l'aptitude de le faire. Proche des membres de Joy Division de part son métier, il s'est astucieusement aidé du livre Touching From A Distance écrit par la veuve de Ian Curtis.
Cette biographie, filmée en noir et blanc, ne se limite pas à la vie musicale du chanteur mais se concentre sur le déchirement de l'homme entre sa passion musicale et sa vie familiale délaissée. Control nous mène au sein de sa famille, de son boulot, de ses problèmes de santé et de son groupe Joy Division au succès fulgurant... Anton Corbijn dessine peu à peu à la descente aux enfers de Curtis.
Ce passage à la réalisation d'un long-métrage d'Anton Corbijn se fait dans les meilleures conditions : maîtrise du sujet, passion pour le milieu, l'acteur Sam Riley magistral et il s'est fait la main dans le clip vidéo. Les scènes de concert sont délicieusement intenses, en contraste avec une vie familiale froide et dérangeante. Même si Control fait ressentir parfaitement le mal-être psychologique de Ian Curtis, le film manque d'un peu plus d'audace dans la mise en scène pour être une bio musicale incontournable.
Á Retenir : des crises d'épilepsie impressionnantes, une passionnante revisite musicale, une situation familiale , un manager désopilant et une carrière bien trop éphémère. |
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vu par Gilou, 27 ans, posté le 01/10/2007 - cote : 7/10 -  |
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Un film que j'attendais depuis près d'un an et je ne suis pas décu. Les images sont belles, les acteurs sont géniaux - mention spéciale à celui qui jouent leur manager-, la BO est très bien réalisée (il faut préciser que c'est les acteurs eux-mêmes qui jouent les morceaux de JD). J'ai cependant senti quelques petites longueurs par moment. Je pense que le film pouvait se limiter à 1h45.
Malgré certaines critiques, dont celle d'Anton Corbijn lui-même, je vous conseille "24 Hour Party People". Ca vaut quand même le coup. |
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vu par Fritzlangueur, 42 ans, posté le 01/10/2007 - cote : 8/10 -  |
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En matière de biopic on se souvient entre autre du mauvais trip hallucinogène de Vant Sant avec « Last days » ou bien encore du flamboyant « The doors » de Stone. Il faudra désormais compter en matière de référence avec « Control », premier long métrage d’Anton Corbijn. Car il ne se contente pas de raconter avec retenue et affection l’histoire de Ian Curtis, leader foudroyé de « Joy Division », il met en scène aussi son œuvre, en consacrant une large part à ses textes. Somptueusement filmé en noir et blanc, méticuleusement recherché au niveau des cadrages, du découpage, le film vous saute aux yeux comme une évidence. Rarement, metteur en scène a réussi à nous faire pénétrer dans l’intériorité d’un artiste avec un tel dévouement et une pudeur bienveillante. Corbijn maîtrise non seulement son sujet (qui lui tient à cœur), mais surtout son film qui vous étreint la gorge da part en part. Bien évidemment, cela n’aurait pas été aussi probant sans la présence extraordinaire de Sam Riley, qui redonne à l’artiste une deuxième vie avec force et sensibilité. « Control » est une vraie révélation à plus d’un titre, et l’on ne peut s’en défaire qu’à regret, même si l’empreinte qu’il laisse reste à jamais gravée dans nos mémoires comme le chant funeste et sombre d’un artiste en mal de vie. |
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vu par sossosso, 33 ans, posté le 16/09/2007 - cote : 7/10 -  |
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Je suis à peu près d'accord avec l'ensemble de la critique de Marette mais dans le casting, un élément m'a pourtant troublée. La présence d'Alexandra Maria Lara....certes très belle, rien à dire là-dessus, mais qui fait selon moi bien trop actuelle, trop 2007, trop canon justement pour être crédible. J'avoue que ce qui est pour moi justement une erreur de catsing pour Annicke Honoré m'a vraiment perturbée....à en perdre presque le fil du film en fait....Dommage! |
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vu par Marette, 108 ans, posté le 13/09/2007 - cote : 9/10 -  |
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Corbijn, pour ses débuts en long métrage, s’est attaqué à une histoire qu’il connaît bien pour en avoir été jadis un acteur clé grâce à ses photos en N/B qui avaient su si bien retranscrire l’univers claustrophobe de Joy Division. Et cela se sent à chaque instant de la projection, tant les petits détails authentiques foisonnent sans toutefois entraver le flux narratif.
Son film s’attache essentiellement à retracer le parcours de Curtis jusqu’à sa mort. Il ne s’agit donc pas d’un portrait du groupe ou d’un film musical mais de l’histoire d’un homme incapable de gérer de front un triangle amoureux, sa notoriété grandissante et son épilepsie naissante (pour faire court). L’avantage, c’est qu’il n’est dès lors pas indispensable d’être fan du groupe pour suivre la trame narrative et apprécier ce film. Petit inconvénient, on aimerait en entendre parfois un peu plus, tant les interprétations musicales des acteurs reconstituant le groupe sont convaincantes mais souvent fugitives. Autre faiblesse : l'utilisation cousue de fil blanc de Love Will Tear Us Apart au milieu d'une scène de couple.
Un point marquant du film est incontestablement la qualité du casting, les personnages phares étant tous extrêmement convaincants et particulièrement Sam Riley qui incarne un Ian Curtis criant de vérité jusque dans ses mouvements saccadés de poulet lors de ses prestations scéniques.
En résumé, ce film retrace avec minutie l'intimité d’un homme qui allait marquer l’histoire de la musique.
Une réussite quasi totale.
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