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La Face cachée

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Un film de Bernard Campan avec Bernard Campan, Karin Viard, Jean-Hugues Anglade, Olivier Rabourdin, Tania Gabarski, France Bastoen, Liliane Becker
 
   
Nombre de critiques: 4 - 4 votes Introduisez vos commentaires sur ce film  -  Vous inscrire
   
   
vu par perfococa, 28 ans, posté le 22/10/2007 - cote : 9/10 -
Un TRES BON film, subtil, réaliste, touchant. C'est l'histoire d'un couple, c'est l'histoire de gens seuls. On accompagne surtout François, et je me suis personnellmement senti concerné par les questions, les préoccupations qu'il vit. Le dénouement est innatendu et bien amené, l'atmosphère irresistible et tendue. Bravo à Bernard Campan!
vu par Goélette, 33 ans, posté le 15/10/2007 - cote : 9/10 -
Un film d'une justesse impressionnante. Long c'est vrai, mais d'une longueur justifiée et nécessaire. Ce film retrace pas à pas la découverte de l'abyme dans laquelle cet autre que l'on croit si bien connaitre, est en train de s’enfoncer. Tout en détails, en indices l’histoire de ce couple nous mène vers la découverte terrible de ce fléau destructeur. Un jeu troublant d’acteur car si proche de la réalité. Film tellement vrai dans les actes et réactions des personnages qu’on se doute que Bernard Campan y a mis énormément de lui-même et de son vécu.
vu par yvale, 48 ans, posté le 08/10/2007 - cote : 4/10 -
Cette face cachée est une dark side "black label". Long, long, long comme un cycle de lune, comme un jour sans vin, comme un film avec Karine Viard... D'un ennui mortel entre les cascades, deux en tout et pour tout, quand Campan saute dans la sambre à Namur ou lorsqu'il laisse tomber une caisse de vin par terre... La vie c'est comme le canoé : philosophie à deux balles pour un film pas gai. ***ATTENTION SPOILER !!!***Même si on pouvait craindre la fin suite aux extraits de confessions publiques qui émaillent le film, c'est téléphoné quand on apprend que Madame trompe Monsieur avec la dive bouteille. On n'aurait pas été plus étonné qu'elle ait attrapé le sida, le cancer de l'utérus ou la pécole. C'est quand même pousser le bouchon un peu loin. Ah, le cinéma français et ses histoires d'eaux. Allez, c'est pas tout çà, j'm'en reprends un dernier pour la route... 4/10
vu par Natacha, 28 ans, posté le 25/07/2007 - cote : 8/10 -
4 juillet 2007 au Festival du Film européen de Flagey. Avant-Première de choix à laquelle Bernard Campan est venu présenter son premier-né cinématographique en solo. Aux oubliettes le registre à la drolatique irrésisitible de ce parfait Inconnu. La quarantaine bien entamée (l'acteur a lui-même 49 ans au compteur!), François (Campan) a un don pour se poser des questions tarabiscottées sur le sens de la vie et tout le tremblement. Tantôt il débonde ces pérégrinations introspectives sur son meilleur ami (Anglade), lui-même préoccupé par son mariage qui sonne le glas de son célibat. Tantôt il s'en épanche auprès de sa compagne (Viard), créature lunaire sujette aux accès apathiques et excès éthyliques. Entre deux, Françoise s'adonne furieusement à des prestations pianistiques (o)rageuses tout en s'essayant à remeubler son temps libre et son intérieur (merci Brico!). Pas très palpitant à priori? Mais c'est bien dans la face cachée de ces existences banales que réside toute la portée du film: l'air de rien, Campan effleure moult aspects d'un quotidien très commun nourri de ces doutes, secrets, frustrations et angoisses qui plombent notre ordinaire jusqu'à parfois nous perdre dans de dangereux dérivatifs . Au gré de ces aléas terriblement familiers, il nous rend complice de nos propres maladresses et limites. Par ailleurs, il réussit l'exploit de nous voler au passage nombres de (sou)rires émus et attendris, nous rappelant bien heureusement à quel point il est bon de s'amuser de soi-même! Pour résumer en quelques mots, un touchant portrait universel d'une sincérité décidément bienvenue (Rocky Balboa) et soutenu par des acteurs dont le talent gagne à être montré sans fard ni fioriture. Sortie officielle programmée en octobre. Et le fait d'avoir eu le privilège de converser dix minutes avec le géniteur de cette fable douce-amère (et oui!) n'est pour rien dans mon enthousiasme (mais non!).
   
     
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