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Mala noche

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Un film de Gus Van Sant avec Doug Cooeyate, Nyla Mccarthy, Ray Monge, Tim Streeter, Sam Downey, Robert Lee Pitchlynn
 
   
Nombre de critiques: 2 - 2 votes Introduisez vos commentaires sur ce film  -  Vous inscrire
   
   
vu par dessin, 55 ans, posté le 24/10/2007 - cote : 8/10 -
Trés beau film que je viens de découvrir... tout en subtilités et délicatesse. Belle caméra, beaux plans en noir et blanc comme on aimerait en revoir plus souvent. Sans débordements sentimentaux, sans jugement, sans "analyse" alourdissante. Une histoire humaine, tout simplement, avec son côté abrupt, sacadé, sec, qui surprend en premier abord( je ne connaissais pas Gust Van Sant!),mais tellement juste en finale...Moment de vie, avec tous ces "accidents", qui la ponctuent, mais aussi en tracent la trame ou la cassent...Impatiente de voir ce que ce réalisateur a fait ensuite avec de meilleurs moyens techniques...
vu par Fritzlangueur, 42 ans, posté le 29/12/2006 - cote : 8/10 -
La France découvre enfin la première œuvre d’un réalisateur hors du commun qui revendique depuis toujours « son attirance pour les gens sauvages ». Il est tourné en 16 mm, images de noir et de blanc dont la grain parfois à la limite de la saturation trahit tant la fulgurance poétique de l’univers marginal que l’épure de personnages ô combien fragiles et radieux. Il est difficile toutefois de ne pas établir un parallèle avec « My own private Idaho », plus lyrique, plus construit, jusqu’à la troublante ressemblance de Tim Streeter avec River Phoenix. Et c’est normal, puisque à l’époque les deux scénarios étaient écrits, mais Mala Noche coûtait moins cher à mettre en œuvre. Mieux vaut appréhender les deux œuvres séparément. Car ici, si l’homosexualité et la marginalité sont aussi le moteur du film, le traitement en est différent. Il s’y dégage une sensation extraordinaire de liberté, une désinvolture effrénée qui vient plomber la noire fatalité de leurs existences respectives. Le récit autobiographique de Walt Curtis est posé comme une évidence, sous la forme d’un docu fiction profond, cru mais tellement pudique. Gus Van Sant filme ici l’Amériques des battus, de ceux qui hantent les petites villes dans l’anonymat (émigrés, drogués, homos…), mais qui savent nous révéler les vraies valeurs humaines, empreintes de passion, de solidarité, d’innocence et de légèreté malgré la désespérance. Mala noche se pose également comme une ouverture à l’Opéra de Quat’sous que Van Sant ne cesse d’approfondir à travers son œuvre. Il contient un peu de la fulgurance d’Elephant, de l’introversion de Gerry, de la tendresse de My own private Idaho et de la noirceur de Drugstore cowboy. Un premier film certes, mais tellement révélateur du grand cinéaste que l’on connaît aujourd’hui.
   
     
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