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Komma

La fiche du film L'avis de la critique Media L'avis des utilisateurs
 
Un film de Martine Doyen avec Arno, Valérie Lemaître, Edith Scob, François Négret, Fabrice Rodriguez, Monia Douieb, Jill Wertz
 
   
Nombre de critiques: 3 - 3 votes Introduisez vos commentaires sur ce film  -  Vous inscrire
   
   
vu par Pavlos, 25 ans, posté le 03/10/2006 - cote : 8/10 -
J'ai adoré l'ambiance du film assez noire, glauk, triste...qui s'entremêle qqfois avec des moments plus comiques (cfr dans le resto japonais ^^) Je trouve l'acteur principal parfait dans son rôle ! Le seul bémol est le scénario : on se demande où celui-ci va nous emmener et la fin est trop rapide ! On ne comprend pas très bien, non plus, la relation entre les deux personnages principaux : il n'y a d'ailleurs pas de véritable relation d'amitiés qui se construise entre eux (dommage!) En tout cas, j'ai passé un très très agréable moment au cinéma (et ça faisait lgtps :/) -> 8/10
vu par Goélette, 33 ans, posté le 19/09/2006 - cote : 7/10 -
TRES Calme, plutôt noir, mais les pesonnages arrivent à se faire aimer, à se faire "comprendre". Un peu perdu dans ce monde hardu, il tente de s'en sortir, de se sortir de la réalité pour un moment. Peu de dialogues, plutôt une atmosphère.
vu par Mariza, 47 ans, posté le 03/09/2006 - cote : 10/10 -
Si Komma est un premier film, il n'est pas non plus l'œuvre d'une débutante, car Martine Doyen a déjà réalisé 4 courts métrages d'une grande maîtrise formelle. Qui plus est, loin d'être un court « rallongé » (erreur ô combien fatale à de nombreux premiers longs métrages), Komma tranche avec l'univers précédent de la réalisatrice, caractérisé, pour ses deux derniers opus, par un certain foisonnement de personnages et construit sur un terreau autobiographique. Ici l'argument tient exactement en une vingtaine de mots : « Un mythomane sur le retour rencontre une femme amnésique et l'emmène en Bavière en se faisant passer pour son ancien amant ». Tout le film puise sa force dans cette simplicité apparente qui cache une immense tendresse envers ses personnages. Rarement une caméra aura été plus sensuelle et plus douce, s'approchant au plus près des visages, prenant le temps de rester, d'épier, voire de scruter. Car ils en ont des choses enfouies en eux ces deux-là. Peter qui émerge d'un linceul pour s'inventer une nouvelle vie plus conforme à ses désirs, Lucie qui se perd (ou qui renaît) du choc entre feu et eau. Deux personnages complexes incarnés par un chanteur et une comédienne-scénariste. Mon premier, Arno, belge d'Ostende, longtemps considéré comme le fruit d'un croisement entre Jacques Brel et Tom Waits, qui dit de lui-même «Je suis le plus mauvais musicien du monde, juré sur mes deux bonbons», campe un affabulateur mémorable. Un personnage qui traverse le film et l'habite par une présence rauque et tendre. Face à lui Valérie Le Maitre, co-scénariste de Martine Doyen, interprète une jeune artiste vulnérable et un brin perdue. Une femme qui a toujours cherché sa place, coïncée entre un amant violent et un brin décadent (François Negret, le retour) et une mère hystérique (Edith Scob en roue libre). Une femme qui n'aime pas parler de son art, pour qui les mots sont bien peu de choses. Une femme qui nous charme tout simplement parce qu'on l'a croisée là, un soir, blottie au coin d'un escalier, contre toute vraisemblance apparente... Mais qui s'en soucie ? Une femme comme Lucie, on l'aime au premier regard et on l'emmène en Bavière sur un coup de tête, simplement parce qu'elle évoqué le berceau du romantisme allemand au détour d'une conversation. Et c'est avec ce voyage que le film bascule définitivement dans sa vraie dimension. Témoin cette séquence inoubliable du réveil de la belle qui découvre qu'elle a été transportée en une nuit dans un pays enchanté. Une Bavière symbolisée par le château de Neuschwanstein, dont les tours apparaissent au travers d'un rideau de neige, et qui n'est autre que le royaume de la Belle au Bois Dormant. Mais quand on revient au pays de son enfance, on prend le risque de voir des fantômes venir à sa rencontre. Et de fait, en dépit de son titre, Komma nous raconte tout simplement l'éveil d'une femme.
   
     
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