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Cowboy

La fiche du film L'avis de la critique Media L'avis des utilisateurs
 
Un film de Benoît Mariage avec Benoît Poelvoorde, Julie Depardieu, Gilbert Melki, Bouli Lanners, François Damiens, Jean-Marie Barbier, Olivier Gourmet
 
   
Nombre de critiques: 16 - 16 votes - Moyenne: 66%  Introduisez vos commentaires sur ce film  -  Vous inscrire
   
   
1  -  2
vu par Dimda79, 29 ans, posté le 29/09/2008 - cote : 6/10 -
J'ai vu ce film pour la première fois aujourd'hui... Ce film n'est pour moi ni bon ni mauvais. Ce n'est pas le meilleur film de Benoit Mariage et n'est pas non plus le meilleur de Benoit Poelvoorde. Cela reste cependant un agréable moment de cinéma grâce à certains merveilleux "acteurs" qu'a l'art de dénicher monsieur Mariage!!! En bref, un film à voir mais sans doute pas à revoir...
vu par Marylyn, 17 ans, posté le 04/02/2008  -
Je suis retournée le voir et je m'en mords les doigts de n'avoir mis que 5... On découvre un Benoît plus vrai, plus sincère et surtout mieux dans les bottes du personnage. Je cote plus sur la performance de Poelvoorde que le film en lui même mais tout bon acteur, vaut un bon réalisateur!
vu par Manu1101, 22 ans, posté le 20/01/2008 - cote : 8/10 -
Poelvoorde est une nouvelle fois remarquable dans ce film... Pour François Damien, il joue très bien son rôle. Venez découvrir le site non officiel de François L'embrouille avec des videos inédites sur http://francoislembrouille.blogspot.com/
vu par Bobette, 28 ans, posté le 29/12/2007 - cote : 8/10 -
Voici un chouette film belge! C'est dans la même veine que les films des Frères Dardenne (film social) mais ici il y a l'humour en plus, principalement de Poelvoorde et de François dit l'Embrouille!". Evidemment, si vous aimez Poelvoorde dans un film comme Podium, vous n'aimerez pas ce film, il ressemble plus au rôle qu'il a eu dans "C'est arrivé près de chez vous " ou "Les convoyeurs attendent"
vu par Gilou, 27 ans, posté le 29/12/2007 - cote : 5/10 -
J'avais entendu plutôt de mauvais échos sur ce film mais je voulais quand même le voir histoire de me faire ma propre opinion et aussi pour voir notre ami François l'Embrouille qui me fait toujours autant rire (au cinéma et dans ses caméras cachées). Quoi dire au final : je dirais qu'il s'agit d'une bonne petite comédie sans plus, Poelvoorde, toujours dans le même type de personnage mais peut-être un rien plus touchant cette fois-ci. Le problème se situe vers la fin car on s'aperçoit que malheureusement le héros n'a pas vraiment évolué depuis le début du film. Il n'y a pas vraiment d'aboutissement ce qui est dommage. Enfin, on ne peut pas toujours faire un film du calibre des "convoyeurs attendent".
vu par Maxmons, 28 ans, posté le 24/12/2007 - cote : 7/10 -
Jolie prestation de Poelvoorde dans un film d'auteur, plus psychologique qu'humouristique. Ca ne ravira certainement pas les fans de Podium mais peut-être plus ceux de B. Mariage... J'ai aimé le profil des différents personnages, l'idée du film, le jeu des acteurs. Beau portrait d'un réalisateur (joué par Poelvoorde) qui passe à côté de l'essentiel. Petit bémol, un manque certain d'émotion.
vu par Clio, 42 ans, posté le 22/12/2007 - cote : 9/10 -
Excellent portrait ironique à la fois d'un looser souffrant du complexe de Peter Pan (ne pouvant accepter la réalité de ce que sont devenus ses rêves idéalisés d'enfant) et de la société belge actuelle, désabusée, flouée, socialement plus fragmentée encore qu'il y a 25 ans. Mai 68 et la reconstruction du monde, c'est bien fini... Aucune fausse note dans le jeu de Melki (acteur que généralement je ne peux pas encaisser).
vu par Fritzlangueur, 42 ans, posté le 19/12/2007 - cote : 6/10 -
L’idée de départ était plutôt alléchante. Daniel Piron, journaliste déclassé et désabusé veut redonner un souffle sur ses ambitions professionnelles mais aussi personnelles en retrouvant autour d’un documentaire les protagonistes d’une prise d’otage 20 ans après. Rien ne se passe réellement comme il l’avait prévu et l’on assiste à sa descente en abîme au rythme des désillusions. Caustique et méchant, ce film aurait pu l’être. Mais Benoît Mariage semble avoir hésité sur le traitement global et signe un film hybride. Il signe là une espèce de satire sociale tiraillée entre caricature boursouflée et pamphlet réfréné. De temps en temps il nous gratifie de belles scènes intelligemment construites (la rencontre avec Sacchi, le final) mais la plupart du temps il comble des instantanés confus donnant une impression d’amateurisme. Reste Benoît Poelvoorde dont on a rarement aussi bien utilisé l’intensité dramatique. Sa composition vient sauver le film de l’ennui, c’est déjà pas mal quoique un peu juste.
vu par Balaen, 48 ans, posté le 17/12/2007 - cote : 3/10 -
PaoloMutti a déjà donné ici le seul qualificatif possible pour ce film: pathétique. Je ne supporte quant à moi déjà pas beaucoup le Personnage (bon commédien ? Mais il n'a jamais "joué" qu'un seul rôle: le sien). Ici c'est le comble du vide et du n'importe-quoi. Seuls les convertis applaudissent.
vu par Marsyas, 22 ans, posté le 17/12/2007 - cote : 9/10 -
Cowboy? Mais pourquoi "Cowboy"? Un titre trouvé à la va-vite en s'inspirant d'une des scènes du film où Toni se balade avec une arme factice entre ses anciens otages sur une musique de western? Ce serait oublier le nom du réalisateur! Celui qui ne laisse rien au hasard: Benoît Mariage, l'homme qui a bercé mon adolescence d'un contraste permanant entre rire moqueur et tristesse écoeurée. Dans le film Cowboy, je retrouve cette ambivalence dans les scènes qui mêlent pathétique et burlesque et dans le titre anglo-saxon emprunt d'une connotation héroïque. Mais si Striptease décevait les spectateurs envieux de détente par l'érotisme, Cowboy déçoit les nostalgiques de l'aventure où le gentil sauve tout le monde. Le cowboy, c'est le héros des western, celui qui met sa vie en danger pour protéger la caravane traversant le territoire menaçant des sioux: les mauvais. Benoît Poelvoorde est excellent dans ce rôle de pourfendeur des tords. Les victimes: les ouvriers, les pauvres (qui "avalent [leur] vie comme du crachat, tous les jours, sans [s'en] rendre compte"). Les coupables: les capitalistes, ceux qui ne connaissent pas la pauvreté et ne veulent rien en savoir. Mais vous le savez bien, un artiste de talent se doit de tenir compte de tous les sens d'un mot pour favoriser une lecture plurielle. De même qu'un cowboy est un mythe des temps modernes, c'est aussi un garçon vacher. Dans l'intimité, une fois que les colts sont rangés et que le dernier des mohicans a été tué, le cowboy retourne près de ses vaches et marche dans la bouse. On imagine que le réalisateur de striptease s'est plus qu'amusé à nous faire vivre le quotidien déprimant des deux cowboy dont il est question ici. Le premier, c'est Toni, l'ancien preneur d'otages, le redresseur de tords, adulé par Daniel Piron (Poelvoorde) adolescent (un peu comme nous et Clint Eastwood). De nombreuses années plus tard, Toni a bien changé. Le pourfendeur du capitalisme est devenu gigolo et ne se soucie que de garder toujours une apparence de riche. Alors qu'une de ses anciens otages qui était tombée amoureuse de lui vit dans la misère, Toni affiche de beaux vêtements et se fait payer le restaurant. Daniel, lui, son quotidien, c'est sa femme qu'il n'aime plus et qui ne le comprend pas. Daniel a abandonné sa vache pour partir sauver le monde; de manière opposée, Toni a laissé tomber ses idéaux sur le monde, il n'a plus la force de le changer et essaie juste de préserver sa vie en prenant soin petitement de ses vaches. Preuve en est que, plutôt que de s'illusionner en cherchant un travail enrichissant à sa fille, il n'ambitionne que de lui faire toucher le chômage, ce qui est contre les "principes" de Daniel. Daniel, donc, ambitionne de révolutionner le monde par son film aux accents socialistes. Mais comment quelqu'un qui n'est pas capable de sauver son couple pourrait-il sauver le monde? Comment un homme rempli de préjugés sur une classe sociale parmi laquelle il n'a jamais vécu pourrait-il aider qui que ce soit? Benoît Poelvoorde est évidemment excellent dans ce rôle ridicule de celui qui est persuadé de faire le bien autour de soi alors qu'il meurtrit les petites gens par ses remarques caustiques. Je vous laisse d'ailleurs le plaisir de découvrir les phrases de Daniel qui ponctuent le film par de nombreux éclats de rire contagieux dans la salle de cinéma. Et cette scène finale? Sans la dévoiler: que représente-t-elle? Ce sourire mêlé à ces paroles tragiques? Pour moi, il s'agit de l'intuition fondamentale qu'il faut d'abord penser à faire le bien autour de soi, qu'il faut savoir écouter les autres pour mieux chanter à son tour, qu'il faut prendre la misère avec un peu de philosophie tout en ne se laissant jamais abattre par la fatalité. Cette scène finale me fait penser au cameraman, interprété brillamment par François Lembrouille, qui a la sensibilité de filmer des mouettes quand Daniel croit faire de l'art en manipulant une interview, le cameraman qui a l'âme pour percevoir toute la beauté d'une réconciliation autour d'un piano quand Daniel prétend que la nature humaine ne peut s'étudier que dans l'extrême. Je finirai par dire merci à Benoît Mariage pour ce film qui m'a profondément ému, voire bouleversé, tout en me faisant rire aux éclats.
   
 
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