Ennuyeux à mourrir, soit-disant comédie brillant par son absence totale d'humour en dehors de ses clichés lourdingues sur la france qui se résume à la haute bourgeoisie dans ce qu'elle a de plus ridicule, scénaristiquement aussi passionnant qu'une émission de cuisine de Maïté entrecoupée de séquences 'question d'argent' et 'les feux de l'amour', sans queue ni tête, bref les mots me manquent pour exprimer la nullité de ce film. Reste les acteurs qui sont sympas et l'accent anglais de naomi watts qd elle parle français qui est très mignon. Un des pires films que j'aie jamais vu! |
Voici un film qui ne sera pas unanimement salué par la critique. C'est que James Ivory n'est par un réalisateur comme les autres. Cet Américain très britannique, né le 7 juin 1928, est de notre génération. Entre Shakespeare Wallah (1965) et La Coupe d'Or (2000) Ivory a signé vingt-quatre titres dont notre préférence porte incontestablement sur Retour à Howards End (1991) avec les fabuleux Anthony Hopkins et Emma Thompson. Éloigné des écrans depuis l'an 2000, Ivory signe un retour de jeune homme avec Le Divorce. Ce sont Winona Ryder et Natalie Portman qui devaient initialement tourner dans ce film mais la première devait, à l'époque, répondre devant la justice d'actes de cleptomanie, tandis que la seconde venait de perdre un membre de sa famille, tué par balle en Israël, et décida alors d'abandonner le tournage qui devait juste débuter. Ce sont Kate Hudson et Naomi Watts qui ont finalement repris le rôle des deux soeurs Walker, cette fois-ci devenues blondes. Nous avons aimé Les Invasions barbares et Veronica Guerin malgré notre aversion pour l'euthanasie et pour la drogue. Nous avons aimé Le Divorce malgré notre aversion envers...le divorce ! La juxtaposition d'Américains et de Français, d'Américaines et de Françaises, de bons vins et du coca, de la culture (Georges de la Tour) et de l'adoration du veau d'or est ici toute en finesse, de bon goût, charmante et drôle. Manifestement James Ivory est un grand cinéaste. Personne n'a mieux que lui établi le parallèle entre des cultures différentes ! Et, malgré les perspectives de compréhension, l'incompréhension viscérale que le choc des cultures entraîne généralement... Cette comédie est gaie. N'est-ce pas James Ivory lui-même qui a dit un jour « ... j'ai tendance à voir le beau dans le bizarre » ? Le Divorce, qu'il a présenté au Fertival de Deauville en 2003, permet enfin à James Ivory de revenir sur nos écrans. S'ajoutent, dans ce film, pour notre bonheur, des morceaux de musique, des paysages, des décorations d'intérieurs, des tables de restaurant, des sacs de chez Hermès, des dessous affriolants, des vues de Paris, bref des décors charmants pour une petite comédie pétillante... sans plus mais signée James Ivory... |