Jamais peut-être une comédie aussi burlesque n' aura aussi bien mérité son nom. Comme l' indique le titre du film, qui est aussi le nom du personnage éponyme et principal, cela s' apparente à un véritable zoo ! Très vite, on se retrouve plongé dans un véritable cirque, on la pagaille, l' humour potache de bas étage, et une avalanche de gags du même aquabit en voulez-vous, en voilà. Quand on aime Ben Stiller, c' est, bien sûr, souvent pour si style si déjanté et outrancié (comme pour Jim Carrey) et son cabotinage exhubérant. Mais ici, justement, il en fait - hélas ! - des tonnes. Tout comme son partenaire, Owen Wilson, incarnation parfaite (et navrante) de la pire caricature imaginable du style surfeur d' Alerte à Malibu. L' un comme l' autre offre un duo qui cabotine outrageusement et de manière, parfois, insupportable. Tout ici est soit basique (comme l' histoire, de la taille d' un petit pois - comme la cervelle des personnages de Stiller et Wilson - et sans queue ni tête) ou surfait (comme les décors et les costumes, dont certains évoque plus la Cage aux folles - surtout ceux de Will Ferrell - que de la vraie mode dit "branchée). De même, le style "punk" ou "vampire" de Milla Jovovich n' est plus convaincant ni plaisant lui non plus. En la matière, seule la belle Christine Taylor (incarnation-type du style Marks and Spencer), véritable oie blanche ou cygne dans cet univers de vilains canards, semble parfois (tout comme son personnage) se demander ce qu' elle fait dans cet enclos aux singes (et nous aussi !). En parlant de singes, la parodie outrageuse que font nos deux comparses de la scène d' ouverture de "2001, l' odyssée de l' espace", avec la même musique reconnaissable entres toutes en toile de fond, aurait de quoi faire s' en retourner dans sa tombe le regretté Stanley Kubrick. On se dit même que Stiller a, ici, avec son personnage, prouvé une chose: l' homme descent bel et bien du singe !... Autant un film comme "Au nom d' Anna" (où Ben Stiller interprètait un rabbin atypique, aux côtés d' un Edward Norton non moins atypique en prêtre) était un véritable petit bijoux de comédie romantique, autant "Zoolander" est un sacré et authentique navet (pour ne pas dire, par certains côtés, un potager à lui tout seul). Les seuls qui semble vraiment tirer leur épingle du jeu sont les guest-stars qui interprètent ici leur propre rôle (Donald Trump, Paris Hilton, Billy Zane, David Bowie, Natalie Portman, Heidi Klum, Lenny Kravitz et d' autres)... Si Ben Stiller n' est pas le meilleur acteur du monde ni un comédien à qui on demanderait de jouer du Shakespeare, il faut bien dire qu' il a fait (beaucoup) mieux, avant comme après. Mais, si l' on sait être indulgent, on oubliera volontiers, et très vite, ce regrettable incident de parcours. En souhaitant que, la prochaine fois qu' il se lancera dans une comédie de ce genre, il se surveille un peu plus et évite les débordements. |
Un petit Ben Stiller, ça ne peut pas faire de mal... c'est même plutôt sympa à regarder en général. Mais là, franchement, une exception... Bien décevante. Tellement grotesque et pathétique, que l'on se surprend à sourire de temps en temps devant l'énormité totallement prévisible des gags. Dur dur, mais au moins, aujourd'hui, je peux mettre un nom sur le plus mauvais film que je n'ai jamais vu ! |