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| dessin a déjà écrit 34 commentaires sur le forum |
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4 mois, 3 semaines et 2 jours,
posté le 27/09/2007 - cote : 1/10 |
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Quel mauvais film...Qui n'est ni politique...ni social...ni du cinéma(encore que!)...
Exemple typique de lecture mentale aseptisée d'une réalité pourtant combien humaine et concrète...Tout sonne creux et même l'image du foetus (grotesque et qui semble avoir été passé au micro-ondes) ne correspond à la réalité...
La complexité d'un avortement clandestin, de surcroît dans un tel contexte politique, méritait meilleur traitement que cette fade reconstitution...Mais quelle est donc cette manie du jury de cannes depuis quelques années à vouloir faire du plattement social?...Il y pourtant encore d'excellents cinéastes qui font un boulot remarquable, pourquoi les nier de cette façon? l'audimat?... |
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Les Climats,
posté le 28/09/2007 - cote : 9/10 |
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Superbe film, plein de subtilités et sensibilité...Loin du fast food que le cinéma tente trop souvent de nous servir...Lentement(mais sans longueur), les 2 acteurs apprivoisent ce délicat sujet qu'est l'histoire d'une rupture...Discrètement, le spectateur se glisse à leur côté et est plongé dans ces ambiances turques finement suggérées...Tout est dit (et non dit!), pas trop, avec justesse, par des acteurs capables de faire passer une réelle émotion...La bande son est aussi remarquablement menée, et donne au sujet, pourtant à priori on ne peut plus banal, des couleurs tout en finesse... Un conseil: se placer assez près de l'écran pour capter tout le jeu des visages... |
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Caramel,
posté le 04/10/2007 - cote : 1/10 |
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C'est plutôt effondrée et assez perplexe que je suis sortie de cette "séance" de cinéma...Quelle est donc cette image aussi réductrice de la femme?... Comment une des nôtres, de surcroît, peut encore présenter ce genre de salade?...Pourquoi?...Ne sommes nous donc toujours que des poupées constamment en quête du mâle idéal?...Et pour se faire l'obligation de s'affubler d'atours les plus extravagants, que ça en devient complètement ridicule, et très ennuyeux ... Non franchement, ça ne passe pas...Ce film aurait pu être très drôle si une distance avait été mise, si la caricature avait été évidente, alors d'accord, l'humour pouvant révéler bien d'autres aspects, mais rien de cela ici ...On navigue entre bons sentiments et quotidien quelque peu insipide...Suis désolée pour le critique de La Libre qui prétend que "seuls des réalisateurs homosexuels comme Almodovar ou Ozon ont fait mieux...", je pense qu'en ce qui concerne Almodovar en tout cas, il a vraiment fait beaucoup mieux, en effet........On peut par ailleurs se demander ce que cette phrase vient signifier dans son propos... Dans la "logique" de ce film qui se croit obligé de "classer" dans des "catégories" bien distinctes????... |
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Mala noche,
posté le 24/10/2007 - cote : 8/10 |
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Trés beau film que je viens de découvrir... tout en subtilités et délicatesse. Belle caméra, beaux plans en noir et blanc comme on aimerait en revoir plus souvent. Sans débordements sentimentaux, sans jugement, sans "analyse" alourdissante. Une histoire humaine, tout simplement, avec son côté abrupt, sacadé, sec, qui surprend en premier abord( je ne connaissais pas Gust Van Sant!),mais tellement juste en finale...Moment de vie, avec tous ces "accidents", qui la ponctuent, mais aussi en tracent la trame ou la cassent...Impatiente de voir ce que ce réalisateur a fait ensuite avec de meilleurs moyens techniques...
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Paranoid Park,
posté le 31/10/2007 - cote : 10/10 |
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Voilà un film dont on sort sans trop envie d'en parler dans les instants qui suivent mais dont on sait immédiatement qu'il vous restera gravé au fond de vous-même...Pourquoi?... Un sorte de "choc", comme seules peuvent en provoquer les vraies oeuvres d'art, que ce soit dans les domaines de la peinture,littérature, musique ou ici cinéma...
Et le cinéma, comme oeuvre contemporaine, prend ici tout son sens, aussi bien dans la"forme" que dans le "fond"...Tout est montré plutôt que dit, par une technique cinématographique(un savoir-faire, une aisance de faire...)impeccable.
Cinéma=image-mouvement-son...
L'mage est ici travaillée dans les moindres détails et avec tous les moyens appropriés(grain-texture-couleurs-nuances-composition...), image sophistiquée mais dans le bon sens du terme, c'est-à-dire sans esthétisme superflu, y mettre tout ce qu'il faut mais pas plus ...surtout pas plus...
Le mouvement, porteur lui aussi du fond, porteur du "temps"...une lenteur, des cadences, qui permettent à l'image de prendre tout son poids, toute sa force, et qui permettent au propos de se lire sans avoir à le dire...
La bande-son, impeccable, elle aussi...considérée comme part intégrante de l'oeuvre, et non pas pour faire "joli". Elle n'"illustre" pas le propos, ou l'oeuvre, mais la sous-tend à part entière et prend part avec l'image en mouvement à la composer...Tantôt en "complicité" avec l'"instant d'être" montré, tantôt en apparente contradiction, comme pour y mettre un contrepoids, qui permet de porter l'image dans une autre perspective, dans une lecture qui dépasse la simple sensibilité ou émotion mais la porte vers une espèce de métaphysique...Propre à toute oeuvre d'art digne de ce nom...
Quant au propos, au fond ,comme tel du film, il est d'une contemporanéité et d'une superbe justesse. La lente "prise en compte" par l'individu, d'un événement qui le dépasse totalement, mais avec lequel il va falloir vivre, est ici remarquablement exprimée...Non pas ce sentiment de "culpabilité"(ou de remord), comme lu dans une critique, et que l'humaniste qu'est Gust Van Sant sait n'avoir aucune consistance dans un tel contexte, mais cette lente intégration d'un désormais vécu de l'individu...
Que dire encore de plus, sinon que se réjouir de ce que de tels réalisateurs(et je pense ici, entr'autres, à D.Lynch, Reygadas, Won Kar Wai, Almodovar ...)existent... et puissent ils encore nous faire vibrer de leur humanité...
Puisqu'il faut mettre une cotation mettons 10........ |
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Control,
posté le 08/11/2007 - cote : 7/10 |
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Il est plus difficile qu'il ny paraît de porter à l'écran une biographie... D'une part, il faut "surprendre" les spectateurs qui connaissent le sujet, d'autre part il faut créer un lieu de découverte pour les non avertis... le tout sans trahir son propos...Dans le genre, les vies de musiciens passent souvent mieux, probablement parce que la musique et l'image sont deux formes artistiques très proches l'une de l'autre et se complètent agréablement. Je suis donc sortie de ce film avec le sentiment d'avoir passé un bon moment mais quelques frustrations, notamment sur la forme, subsistaient...Pour le côté positif, le parti pris pour le noir et blanc me semble très judicieux. Ce choix apporte une note directe et sans pathos et relève bien les moments musicaux sans les diluer. Les questionnements du leader du groupe, tant sur sa vie artistique et le monde qui l'entoure, que sur sa vie amoureuse ou physique, 3 éléments dont le contrôle lui échappent, sont de cette manière traités avec simplicité et tact. Le jeu de l'acteur est d'un qualité irréprochable, son interprétation est toute en finesse, en sensibilité, en force et en engagement aussi...
Par contre, pour le côté négatif, les images en tant que telles sont assez répétitives, les mêmes plans reviennent fréquemmment, et c'est un peu lassant. Cela crée un sentiment de "redites". On a, du coup, par moments l'impression de photographies animées plus que de cinéma. Ce caractère est encore appuyé par un scénario conçu de façon un peu trop linéaire, on passe d'un monde à l'autre(vie amoureuse, problème physique, vie artistique) de manière trop systématique. Ce qui donne l'impression d'osciller constamment entre le documentaire et le film...
Ceci dit, le moment reste très plaisant et ceux qui veulent se replonger dans les ambiances musicales des années 70 y trouveront(ou ont trouvé!) leur bonheur...Bonne soirée à tous. |
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No(r)way of life,
posté le 15/11/2007 - cote : 6/10 |
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Ce film m'a quelque peu déçue et, comme pekka, je trouve désolante cette façon de porter aux nues(voir festival de Cannes et nombres de critiques de films actuels), ces "historiettes" tout à fait anecdotiques, sans grande analyse, ne dépassant pas le petit quotidien, et où on appuie et appuie encore jusqu'à devenir d'un ennui épouvantable...No(r)way of life n'est même pas une bonne petite comédie, genre qui, bien sûr, pourrait avoir sa place dans le cinéma d'aujourd'hui...La seule chose positive que j'ai pu trouver à ce film, est le traitement de l'image, qui rappelle le conte dans le genre littéraire. Cet aspect est assez bien travaillé, dommage que le reste ne suit pas...A la suite de pekka, je trouve important de souligner, dans un forum comme celui-ci, que le "cinéma d' auteur" a pourtant plus que jamais sa place dans notre société. Un cinéma qui ose nous placer devant notre condition humaine, qui ose "déranger", qui ouvre des perspectives et qui ne se contente pas de suivre un consensus général...Un cinéma qui ne se limite pas à nous montrer un visage de nous-mêmes dans un miroir, mais qui en pousse les limites pour le faire éclater...Mais, pekka, le spectateur, en général, souhaite il franchir ces limites?...Serait-il, alors, encore seulement "spectateur"...? |
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Election,
posté le 23/11/2007 - cote : 6/10 |
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Une scène étonnante, superbe, cette"quête du sceptre"...Véritable chorégraphie, couleurs,composition...Hallucinante scène de la cabine téléphonique...Pour le reste...quel dommage! Un film d'"action"ou"suraction" qui n'arrive pas à faire vraiment ressortir le propos...trop dilué, trop pris dans une espèce de bourrasque de violences en série qui rappelle, un peu trop, un certain cinéma américain qui, personnellement, m'ennuie...On est loin du talent avec lequel ce même Jhonnie To a tourné "exiled". Exiled nous plonge dans des univers(western, samourai,...)extrêmement bien peints. Les personnalités des protagonistes y sont "adorablement" circonscrites avec finesse, beauté(quels visages nous offrent certaines scènes), humour aussi...Ici, on se perd dans une surabondance de personnages, mal identifiables(même si l'on sait que nombre d'entr'eux changent régulièrement de camp)... Bref, on a du mal à suivre cette mouvence "froide" et le travail de la caméra dans la "nuit noire" ne nous y aide pas...Un travail de l'image,certes,par moments, mais à la limite qui semble un peu gratuit, superficiel et trop aguicheur, ce qui a ajouté à mon ennui... En finale, 10/10 pour la fameuse scène dont je parle au début...Pour le reste, bof... |
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De l'autre côté,
posté le 28/11/2007 - cote : 1/10 |
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Décidément, les choix du jury du festival de Cannes et moi!!!!..."De l'autre côté"... encore un navet ennuyeux comme c'est pas possible........L'intrigue est cousue de fil blanc, les coïncidences(rencontres des différents personnages) à répétitions peu crédibles...Le traitement de l'image, tout à fait médiocre avec des couleurs brunâtres(côté Turquie), est assez indigeste et d' une banalité déconcertante...Le "truc" des cerceuils rentrant et sortant du pays, qu'on sentait venir à grand pas ....Le jeu des acteurs tout à fait quelconque, si ce n'est peut être la petite Lotte.......Il est assez déplaisant de constater que le très bon film "Babel"(qui reposait sur un scénario solide)ait été plaggié de la sorte...Plaggia poussé jusqu'à mettre une arme dans les mains de cet enfant turque...La superbe caméra de Inarritu nous plongeait dans le vécu des protagonistes de façon sensible, discrète, et poétique...Alors que d'un côté, on est en présence d'un artiste, "de l'aute côté", on a affaire à un "faiseur" d'histoire, juste dédiée à un public dont l'ego aime à se nourrir de quelques larmoyements, ayant ainsi l'illusion de comprendre la condition humaine et à y "compatir", sans trop d'effort, juste pour quelques heures... du téléfilm, quoi... |
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My blueberry nights,
posté le 07/12/2007 - cote : 1/10 |
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Quand Won Kar Wai abandonne Won Kar Wai..........Won Kar Wai à la conquête de l'ouest(?), du facile, du "plaqué", du criard, du creux,......"In the Mood for Love" était un tel chef d'oeuvre... Quelle déception...Que s'est il passé?... Comment est-ce possible?... Je reste sans voix face à une telle situation, et, seul un souci d'honnêteté vis à vis des réalisateurs que j'ai "un peu" massacrés dans mes précédentes critiques, me pousse à formuler ce bref commentaire... |
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