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| Lorenzo007 a déjà écrit 170 commentaires sur le forum |
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Casino Royale,
posté le 09/01/2007 - cote : 10/10 |
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En tant que très grand fan de James Bond, c'est seulement maintenant et après avoir vu le film quatre fois que je viens donner mon avis.
Après que les producteurs et scénaristes aient "américanisé" le personnage lors de la période Brosnan qui comportait des films d'action bourrins (GoldenEye, Tomorrow Never Dies), une tentative de retour aux sources ratée (le très mou The World is not Enough) et un véritable film d'espionnage malgré une deuxième partie exagérée mais jouissive (Die Another Day), ils ont cette fois-ci décidé de faire un grand bond en arrière et de dépoussiérer un mythe considéré pour beaucoup de cinéphiles comme has been. En adaptant le premier roman de Ian Fleming, horriblement parodié en 1967 mais jamais porté à l'écran officiellement pendant quarante ans, Wilson et Brocoli ont pris un risque énorme tant le James Bond de CASINO ROYALE est très différent de celui qui a été interprété dans les films précédents : froid, arrogant, égoïste, prétentieux, brutal et se comportant comme une véritable crapule tuant de sang-froid sans le moindre remord.
Pour se faire, il fallait exclure tous les comédiens "beaux gosses" qui ont été auditionné pour le rôle de l'agent secret le plus célèbre de la planète, il faut un acteur à formation dramatique capable de laisser passer toutes les émotions du roman, de la violence à l'amour en passant par la tristesse et le sentiment de trahison. Critiqué pour sa blondeur plutôt que par son jeu, Daniel Craig est l'homme de la situation. Beau, grand, musclé, charismatique, regard perçant et flegme Britannique évident, il EST véritablement James Bond. Si on regarde en arrière, aucun acteur (ou presque) n'a été fidèle au personnage décrit dans les romans : Connery était un dragueur mais un bon bagarreur; Lazenby un gros fada sans talent ni jeu correct; Moore un papy comique qui a failli couler la saga (sur les sept films dans lesquels il a joué, seulement trois en sont très bons); Dalton était très académique mais se rapprochait déjà de plus en plus du personnage original et Brosnan n'était qu'un mannequin de La Redoute ne salissant jamais sa chemise et qui restait invulnébrale, comme un super-héros.
Il est donc plus qu'évident que l'arrivée de Craig fait un bien fou et donne un sacré coup de jeune à la saga, tant il est archi fidèle à l'agent secret imaginé par Fleming.
Les scènes d'action sont peu nombreuses mais leur longue durée compensent ce petit manque et l'absence totale de gadgets ainsi que de Q ou de Moneypenny laisse respirer le spectateur et le fan assidi qui en avaient marre de se farcir la même recette pendant chaque épisode.
CASINO ROYALE revient donc à un Bond traditionnel, plus vrai que nature et surtout ultra réaliste, donnant au personnage des faiblesses psychologiques bienvenues.
Le meilleur James Bond, devant "From Russia With Love", "Goldfinger" et "The Living Daylights". |
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Le Prestige,
posté le 10/01/2007 - cote : 8/10 |
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Ce film confirme tout le bien que je pense du cinéma de Christopher Nolan : riche, varié, surprenant et intelligent. Au lieu de décrire le monde de la magie facile et classique à la David Copperfield, le papa de Memento signe ici une histoire de rivalité entre deux grands magiciens, rivalité placée sous le signe du secret, mais montre aussi à quel point la soif d'ambition et de reconnaissance peut virer à l'obsession et là, tous les coups sont permis. Racontée sous forme de flashbacks, l'histoire du Prestige est narrée à merveille grâce à un scénario en béton, une mise en scène brillante et des acteurs au sommet de leur forme. Malheureusement, quelques longueurs et les apparitions trop brèves de David Bowie m'empêchent de considérer The Prestige comme le nouveau chef-d'oeuvre de son auteur, mais il reste tout de même un excellent long-métrage. |
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Une grande année,
posté le 12/01/2007 - cote : 3/10 |
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La sortie d'un nouveau film de Ridley Scott est toujours un évènement, quel que soit le genre et le casting. Avec une comédie sur le vin avec Russel Crowe, Marion Cotillard, Didier Bourdon et Albert Finney, le potentiel était évident tant il confirme que Scott est capable de diversifier les styles à condition qu'il le fasse bien.
Malheureusement, cette Grande Année déçoit énormément. Après un premier quart d'heure Londonien très intéressant, le film bascule rapidement dans les plus gros clichés sur la France : Alizée, Charles Trenet, les paysans crados, croissants et café, etc...Plus d'une heure et demi d'ennui pendant laquelle seule l'esthétisme et quelques plans typiques de Scott sauvent le film du naufrage complet d'où ma note, sinon j'aurais bien mis 0 ou 1). Ce n'est hélas pas suffisant, on ne rit jamais et la fin est prévisible.
En gros, Scott livre son plus mauvais film (pire que Lame de Fond et G.I.Jane), de la piquette quoi. |
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Fur,
posté le 13/01/2007 - cote : 9/10 |
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Le spectateur est prévenu dès le début : Fur n'est pas un biopic d'une des plus grandes photographes Américaines, mais une fiction sur ce qui l'a poussée à faire de l'art. Steven Shainberg signe une oeuvre classique, sobre refusant tout sensationnalisme et voyeurisme, ne portant aucune critique sur les différences entre êtres humains, mais les respectant avec classe et surtout sensualité. Ce long-métrage est l'opposé de Freaks et rappelle l'histoire de La Belle et la Bête. Nicole Kidman y est sublime et Robert Downey Jr. se montre absolument crédible dans son rôle de "monstre" amoureux au grand coeur.
La mise en scène de Shainberg se révèle être audacieuse et originale.
Premier coup de coeur de l'année !
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Superman Returns,
posté le 15/01/2007 - cote : 8/10 |
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Superman revient enfin sur grand écran, presque vingt ans après sa dernière aventure (un navet innomable), et c'est Brian Synger qui reprend l'affaire, de quoi s'y intéresser de plus près, tant le réalisateur des géniaux Usual Suspects et des deux premiers X-Men était attendu au tournant par les fans de l'homme d'acier. Malgré une réussite plastie évidente, des effets spéciaux soignés et des acteurs bien dirigés, SUPERMAN RETURNS se contente d'imiter le premier film de Richard Donner en suivant le cahier de charges de ce dernier, ne surprenant jamais le spectateur. Même si Synger a préféré développer la psychologie des personnages au détriment de l'action, il reprend la même dramaturgie mais rien n'est réellement passionnant. En voulant donner une nouvelle approche au personnage, le cinéaste nous montre un Superman qui espionne la femme qu'il aime afin de mieux la récupérer. En gros, on y rajoute une dimmension romantique parfois bienvenue, parfois plombante mais qui n'arrive pas à trouver un juste milieu. Même si Synger signe une copie du film de Donner, il redonne au héros ses lettres de noblesses en signant un divertissement intelligent et bien foutu, souvent gâché par des longueurs qui auraient pu être évitées. |
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OSS 117,
posté le 15/01/2007 - cote : 9/10 |
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Alors que 2006 est l'année du grand retour et surtout du dépoussiérage du mythe de James Bond avec le sublime Casino Royale, nos voisins Français ont aussi décidé de faire revenir leur espion bleu-blanc-rouge rendu célèbre au cinéma dans les années soixante : OSS 117. Avec cette nouvelle aventure d'Hubert Bonisseur de la Batte, on a la confirmation que le cinéma Français ne se laisse pas abattre par des daubes telles les Taxi, Yamakasi, Iznogoud ou encore Camping tant LE CAIRE NID D'ESPIONS se révèle être une grosse surprise sur plusieurs niveaux : juste équilibre entre nostalgie et humour potache, scénario intelligent, mise en scène inspirée, un Jean Dujardin très à l'aise dans le rôle de l'agent secret ayant la classe de 007 et le niveau intellectuel de Jacouille la Fripouille. Dès le début et le prologue en noir et blanc, nous ne pouvons qu'être bouchée bée devant une telle réussite d'esthétisme rendant hommage à la cinématographie d'il y a quarante et cinquante ans (le prologue est assez bluffant) donnant à l'ensemble une photographie magnifiquement classe et soignée. Le personnage principal est le cliché parfait du Français de l'époque : colonialiste, misogyne, homophobe et inculte, tant de défauts qui rendent finalement le personnage fort sympathique incarné par un excellent Dujardin en pleine forme qui s'en donne à coeur joie. Certains répliques sont déjà cultes, le film est en passe de le devenir (une suite est en préparation). Difficile de rester indifférent face à ce film qui est la meilleure comédie que l'Hexagone a pu nous offrir depuis très longtemps.
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36 Quai des Orfèvres,
posté le 15/01/2007 - cote : 10/10 |
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Un polar sombre, glauque, tragique, mais terriblement réaliste (O.Marchal est un ex-flic qui a vécu des situations quasi similaires à celles que l'on voit dans le film).
De plus, les acteurs sont fabuleux, Depardieu retrouve enfin un rôle à la hauteur de son talent après de nombreux navets qui l'ont presque fait passer pour un has-been.
Un vrai chef-d'oeuvre, qui ressucite le polar Français, et qui nous montre surtout que le cinéma Français n'est pas mort, bien au contraire. |
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Alexandre,
posté le 15/01/2007 - cote : 10/10 |
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Je crois que le dernier Stone mérite une solide réhabilitation de la part de ses détracteurs. Bizarrement, le film n'a pas été descendu pour son côté artistique mais pour son côté moral, à cause de l'homosexualité du personnage principal, qui est, il faut l'avouer, peu montrée (Hephastion est simplement son meilleur ami, pas son mec). Au diable les critiques à caractère fasciste et discriminatoire et place au spectacle, que dis-je...au très grand spectacle !
Deux scènes de bataille uniquement, ça peut paraître restreint sur 2 H 50 (le film durait 5 H 00 à la base) de film mais on en a pour son argent. Stone n'y va pas de mains mortes : décapitations, démembrements, giclées de sang (aussi lors des scènes d'execution); tout y est, on se croirait dans la version peplum de Platoon.
Mais ce ne sont pas les batailles qui retiennent l'attention du spectateur, c'est surtout de voir comment Stone a traité l'histoire de son film.
A l'heure où Hollywood nous sert des peplums fortement éloignés de la réalité historique (Gladiator, Troy; le premier est très bon, le second fait pâle figure à côté), Stone a préféré joué la carte de la fidélité.
La force de l'oeuvre de Stone, c'est qu'elle fait plâner le doute sur l'existence d'Alexandre le Grand : a-t-il réellement existé, etait-ce vraiment le plus grand guerrier de tous les temps, Alexandrie a-t-elle été crée par ce même Alexandre, bref, est-ce que tout ceci s'est réellement passé ?
Dans ce domaine, Oliver Stone est un champion et rend son film encore plus fascinant.
En gros, Alexander est un film incompris, mal aimé, sous-estimé, qui mériterait d'être réevalué à sa juste valeur : celle d'un chef-d'oeuvre. |
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Cars,
posté le 15/01/2007 - cote : 9/10 |
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Plus de sept ans après le sublime Toy Story 2, John Lasseter revient à la mise en scène pour le nouveau bébé des studios d'animation Pixar : CARS. Sorti un an après les formidables Indestructibles, on avait peur que le studio ne se renouvelle pas et que toutes les tehcnologies d'animation possibles et inimaginables sont épuisées. Faux sur toute la ligne, CARS est une nouvelle référence du genre ! Le fait d'imaginer un monde dans lequel des voitures remplacent les humains est à la base complètement fou, d'autant plus que contrairement aux protagonistes des films Pixar précédents, les bolides n'ont à redouter aucune menace extérieure, respectent leur environnement, faisant vivre au spectateur une aventure folle et délirante. Pourtant, ce projet était indéniablement un casse-tête assez difficile à résoudre pour la bonne et simple raison qu'une voiture ne s'humanise pas autant qu'un monstre poilu, un poisson ou un super-héros. A la surprise générale, le réalisateur et son équipe arrivent à donner vie à cela avec énormément de talent et de maestria. Les voitures sont vivantes, attachantes et expressives tout en gardant leur nature de bolides lourds et parfois crasseux, ce qui les rend appréciables tant d'un point de vue humain qu'esthétique. D'un point de vue graphique, le nirvana est atteint, jamais de tels arrières-plans ont été aussi beaux et extrêmement détaillés que dans CARS, il en est de même pour les sponsors, les expressions des voitures ou les magasins de la bourgade de Radiator Springs. Avec tant de qualités, il est évidemment difficile de trouver des défauts à ce petit bijou qu'est CARS, sauf peut-être le message très légèrement moralisateur à la fin, qui aurait pu être évité. |
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Dikkenek,
posté le 15/01/2007 - cote : 10/10 |
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Il fallait oser, Olivier Van Hoofstadt l'a fait ! Dépeindre la vie des "dikkenek" Belges, ceux qui se croient tout permis, qui donnent des leçons à tout le monde, friment avec leurs grosses bagnoles et tiennent bien la bière. Alors qu'on pensait que l'humour noir-jaune-rouge grassouillet avait atteint son apogée avec l'excellent C'est Arrivé Près de Chez Vous, DIKKENEK vient affirmer le contraire. Cette comédie corrosive présente une galeries de gueules qu'on aimerait pas trop croiser : entre un patron d'abbatoirs aux hceveux gras; un manager qui se la pète en Ferrari et qui téléphone au cinéma, une prof qui propose de l'herbe à ses jeunes élèves et une caissière vulgaire et bouffeuse de Chitos, il y a de quoi se fendre la gueule pendant presque une heure et demie tant ces barakis (nom Belge pour désigner les "Jacky") nous apporterons de francs fous-rires grâce à un scénario bien écrit et des dialogues piquants voués à devenir culte. La méchanceté inépuisable des hommes donne au film un côté Sartrien car oui, l'enfer, c'est les autres, les dikkenek que l'on croise au coin de la rue et qui se montrent méprisants envers la société pauvre, se présentant comme des assoifés d'argent et de pouvoir. Malgré le fait que nous nous trouvons devant un beau foutoir cinématographique, il est impossible de ne pas aimer ce film certes vulgaire et caricatural mais tellement vrai et provoquant des éclats de rire tellement énorme qu'on ne peut passer à côté. |
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