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| Nagalty a déjà écrit 7 commentaires sur le forum |
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Le Parfum,
posté le 06/11/2006 - cote : 9/10 |
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Je n'avais pas lu le livre, ou plutôt, j'en avais abandonné la lecture,
tant celle-ci me rebutait...
Pour moi, le film que je me suis laissé entraîner à voir, est donc une
excellente surprise. La restitution du Paris du XVIIIème siècle est
extraordinaire. De même, les décors et costumes. Nulle affèterie ni
cabotinage au niveau des acteurs, Dustin HOFFMAN est magnifique de
vérité en Baldini, parfumeur passé de mode, dont la carrière connaîtra à
nouveau la faveur suite à l'irruption ébouriffante de Jean Baptiste
Grenouille dans ses affaires. De ce peu de roman que j'aie lu, je me
souviens pourtant que celui-ci était plus laid, voire même monstrueux.
Concession faite au niveau du casting et au profit de l'affiche ? La
monstruosité de Jean-Baptiste Grenouille est ici toute intérieure, et le
conduit au crime en série, dans le seul but qu'il poursuit: lui qui
n'exhale aucune odeur personnelle, bien que doté d'un " nez "
prodigieux, veut créer le parfum sublimissime, qui ne pourra être que le
concentré le plus pur du parfum corporel des plus belles femmes, qu'il
rencontre et assassine autour de lui. Nul amour en cela, nul sentiment,
Grenouille poursuit inlassablement sa quête meurtrière, à Paris, et
ensuite à Grasse, où son maître Baldini, pour parfaire sa formation et
cultiver son nez génial, l'a envoyé.
Grenouille, " serial killer " et psychopathe au coeur du XVIIIème
siècle, exerce une telle fascination hypnotique sur l'odorat de ses
contemporains, qu'il échappera à la roue. Certes, la fin du film est
invraisemblable, mais ce sont aussi les mémoires psychopathiques et
entièrement égocentriques d'un meurtrier, aveuglé par son obsession,
totalement insensible à la douleur d'autrui et, depuis l'origine, à la
sienne propre. Ce conte maléfique se terminera donc par la mort
préméditée du héros, qui croira trouver la rédemption en s'embaumant du
dernier reliquat de ce parfum ultime, chef d'oeuvre au-delà duquel tout
est accompli; ainsi paré, il retournera vers les lieux boueux et
orduriers où, aussitôt né, il fut délaissé, au milieu des cadavres de
poissons, et s'abandonnera à son tour au nez de cette populace dont il
est issu, et avec lui, le nard sacré, le graal ineffable de son odeur
enfin retrouvée.
Sous l'empire de sa folie olfactive, la foule transportée se ruera sur
Grenouille, le dépècera, et le dévorera sur le pavé, comme pour
s'assimiler Le Parfum Unique et Indicible, et se sauver ainsi de son
propre malheur.
La beauté de la photographie sert le propos, ainsi que le réalisme de
l'image, qui nous renvoie à la dureté des conditions de vie du peuple au
XVIIIème siècle, et à l'écart immense et béant entre les classes
sociales. Cette véritable incursion de la caméra dans le temps nous
permet de mesurer le chemin parcouru, même s'il reste encore beaucoup à
faire ! |
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Le Diable s'habille en Prada,
posté le 06/11/2006 - cote : 5/10 |
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Le roman avait plu, comme récit américain humoristique, cruel et séduisant à la fois.
Le film trahit cet espoir, en édulcorant, et travestissant le sujet.
Cela devient l'histoire de Cruella persécutant une petite dalmatienne, qui finit par réussir, et s'en va à la fin retrouver son bon vieux Clochard, car lui au moins lui procure le bonheur. Merryl Streep mûrie n'a rien perdu de son charme, et nous donne une Cruella parfaite jusqu'au bout des ongles qu'elle porte longs, et parvient dans cet emploi à terroriser tous les autres chiens. Anna Hathaway, qui ne parvient pas vraiment à délaisser ses atours de petite princesse, multiplie de tous côtés les regards affolés, de ses yeux qu'elle a ronds et noirs, jusqu'à apprivoiser sa maîtresse, qui comme il se doit, se métamorphose de méchante-méchante en début de film en méchante-gentille ou en gentille-méchante à la fin. La gentille-gentille dalmatienne ne quitte jamais le registre d'une mièvrerie assez naïve. Comme il se doit, le happy-end est de rigueur. Amen. |
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Prête-moi ta main,
posté le 06/11/2006 - cote : 8/10 |
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Excellent ! Chabat et Gainsbourg, drôles et pétillants, dans des dialogues spirituels et agiles. Tout fait mouche. Bernadette Lafont merveilleuse, de cette humanité chaleureuse teintée de cruauté maternelle, couvant et couvrant le cercle familial qu'elle entend gouverner.
Le cinéma français n'est pas mort, mais bien vivant, à travers ce film qui nous change de la soupe épaisse et de la daube grasse dont il entend trop souvent nous gaver, à grands renforts de pub. Ici, comédie à voir ! |
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Le prix à payer,
posté le 11/05/2007 - cote : 1/10 |
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Fric, vulgarité, ennui, ce sont les ingrédients de base du film. Guerre des sexes sur fond de carte Visa GOLD (!), ni amour ni respect. Clavier et Baye ont une fille, point à la ligne. On n'en dit rien, les personnages sont totalement grossiers et dépourvus de toute psychologie. Lanvin a des gros bras et conduirait un poids aussi lourd que le film, plutôt que la limousine de Clavier, c'est sûr. Il cogne aussi, il sait envoyer des tartes et Géraldine Pailhas sait déguster. A éviter. |
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Les Chansons d'amour,
posté le 10/06/2007 - cote : 1/10 |
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J'ai détesté. Filandreux et boursoufflé. Triste plagiat, vagues réminiscences grises des anciens, académisme et prétention écoeurante. Le jeu d'acteur est inexistant, c'est l'auberge espagnole peuplée de fantômes errants et loqueteux. C'est la brocante du cinéma français, c'est Paris perdu dans le fog. Courez plutôt revoir Alain Resnais ou Jacques Demy ! |
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10.000 BC,
posté le 16/03/2008 - cote : 1/10 |
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Je dis 1 parce que 0 n'existe pas. 4 salles étant remplies de Ch'tis, et pour ne pas aller voir 27 robes, je me suis dit que The Day after tomorrow etc..., 10000 days before JC devait se laisser voir. Ou bien ce type a un vachard d'humour au 10000ème degré, et alors je dois bien avouer qu'il m'est tout à fait passé dessus, ou bien il y a un message, mais il est vraiment bien bien bien caché !
Dans ces conditions, pourquoi ne pas faire encercler la pyramide par les fameux grognards napoléoniens que quarante siècles contemplaient, ou lâcher sur la toile une poignée de poilus appuyés par les valeureux lanciers du Bengale ? Vu le budget, ça n'aurait pas coûté beaucoup plus, et ça vous aurait eu une de ces gueules ! Je m'dis parfois que la coke à Hollywood, ça doit être moins cher qu'une place de cinéma ...
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Wall-E,
posté le 12/09/2008 - cote : 6/10 |
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Un peu déçu. La première partie du film est remarquable et originale. Le petit robot Wall-E tout rouillé, seul à la surface de la Terre, et qui continue imperturbablement sa tâche, avec pour seul compagnon un ravissant petit cafard, est une créature géniale. La seconde partie n'est pas à la même hauteur: hormis la beauté du voyage intersidéral, tout se banalise à bord du méga vaisseau spatial, où s'est réfugiée une humanité rose bonbon bibendum insipide, servie par une multitude de robots spécialisés des plus stéréotypés, dans un épuisant mouvement perpétuel, répétitif et sans relief. Les allusions à " 2001 " et autres SF manquent d'humour. La fin et le retour sur Terre sont informes, et laissent précisément sur sa faim. |
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