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| Fritzlangueur a déjà écrit 217 commentaires sur le forum |
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Taxidermia,
posté le 04/09/2006 - cote : 1/10 |
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On peut s’interroger sur la sincérité de la presse quant à l’appréciation de ce premier film d’un jeune réalisateur hongrois. Parabole mystique sur la famille et sur la genèse d’un artiste, critique acerbe et sociale de la Hongrie à travers trois grandes périodes vécues (celle qui a amené l’ère soviétique, le joug russe, et aujourd’hui) ou film sévèrement insolent et novateur… On a tout lu. A un point tel que l’on se demande si cet épouvantable exercice de style ne se trouve pas encensé juste parce le fait qu’il soit tendance ou volontairement provocateur comme le furent en leur temps et toutes proportions gardées « La grande bouffe » de Ferreri ou « Element of crime » de Triers présentés eux aussi à Cannes.
Il fallait vraiment que la sélection dans son ensemble soit mineure pour faire de « Taxidermie » le film évènement à ne pas rater…
De quoi s’agit-il en fait ? Sur trois séquence temps, Györgie Palfi raconte le parcours de trois générations d’hommes ; le grand-père sous-officier et déviant sexuel, le fils compétiteur soviétique de bouffe ingurgitée et le petit fils véritable verrue des deux précédents qui ambitionne d’élever la taxidermie au rang de l’art… Jusque là, on peut se réjouir du manque de conformisme.
Le seul problème, et il est de taille, tient à l’illustration racoleuse et malsaine du film. Tantôt pornographique, nauséeux voire même franchement gore, rien ne nous est épargné. Le pire, c’est la gratuité évidente des images sur lesquels Palfi insiste lourdement dans un but que lui seul semble connaître. Et en plus il le fait avec talent, car certains de ses plans sont sublimes (la rotation de « la baignoire de la vie », la scène finale…).
Mais même brossée avec un esthétisme sulfureux, rien n’enlèvera à cette œuvre son abjecte et absconde inutilité.
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Adam's Apples,
posté le 29/09/2006 - cote : 8/10 |
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Anders Thomas Jensen en avait surpris plus d’un en 2005 avec son premier film « Les bouchers verts ». Comédie sévèrement décalée, noire et amorale. Pour le second la verve est identique, mais se veut plus profonde, lui conférant une étonnante tonalité caustique.
Quand Adam, skinhead en rédemption forcée, débarque dans la communauté du Pasteur Ivan, il est très loin d’imaginer le cataclysme que cette rencontre va provoquer dans leurs vies respectives. Et au spectateur de découvrir qui est la brebis égarée ou enragée.
Loin de tout angélisme, moins encore d’anticléricalisme, la morale se veut plus philosophique. L’homme est ce qu’il est, et le juste milieu entre altruisme et malveillance se fonde parfois au hasard des rencontres.
Le scénario subtilement abouti, ponctué de dialogues acerbes, tient du véritable exercice de style. Et si parfois les effets de mise en scènes sont excessifs, le film relève d’une réelle force comique, notamment grâce à la galerie de « frappés » qui l’anime.
Les comédiens sont extraordinaires à commencer par Mads Mikkelsen, avec sa « gueule » hors du commun en Pasteur allumé. Ulrich Thomsen, Nicolas Bro, Ali Kazim et Nikolaj Lie Kaas viennent aussi apporter leur dose de folie pour notre plus grand plaisir.
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World Trade Center,
posté le 29/09/2006 - cote : 4/10 |
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Après Salvador, Platoon, Né un 4 juillet, J.F.K… on pouvait attendre d’Oliver Stone la vision choc du jour qui a ébranlé le monde en ce 11 septembre 2001. Comme à l’accoutumer, le réalisateur repose sa narration non pas sur l’évènement même, mais plutôt en l’illustrant à partir du vécu de personnages placés au cœur de l’action. Ici, un groupe de policiers coincés dans la galerie marchande qui relie les deux tours du W.T.C.
Dès les première minutes, on frémit d’appréhension, justifiée par une reconstitution originale puisque filmée de l’intérieur, elle nous apporte une vision impressionnante jusqu’aux effondrements respectifs des deux tours. On se félicite alors de tant d’audace.
Mais elle n’est que d’une courte durée. Car très vite tout se fige, normal dira t-on puisque les survivants sont coincés dans les décombres ! Et par conséquent, il faut meubler les vides. Et c’est justement là que cela se dégrade… Non pas le récit par lui-même, basé sur des témoignages dont on espère que Stone n’a pas voulu les « sensationnaliser », mais plutôt de la manière dont il les traite. Un petit coup de bobine en alternance sur les miraculés, qui en pareille circonstance réfléchissent logiquement au sens de leur vie, fondue au noir, enchaînement sur les familles de ceux-ci, qui vient illustrer pesamment ce que ces deux-là pensent. Soit
On pourrait respecter ce genre de scénario, ce ne serait pas le premier du genre à travailler la guimauve dans le genre film catastrophe. Mais Stone va plus loin et dépasse les codes. Ses personnages sont pour le moins diminués. D’émotions sincères d’abord, car question crédibilité il faut chercher loin. Diminués aussi par un amoncellement de poncifs et clichés à tout va… Et si ce n’était que ça ! Car même la mise en scène en rajoute, jusqu’à l’apparition christique qui frise la débilité et provoque l’hilarité…
Oliver Stone est un ancien G.I, il filme comme tel ! Sa compétence de cinéaste ne devrait pas dépasser les scènes de combats, d’affrontement, d’action. Dès qu’il tend à décrire des sentiments autres, il s’embourbe dans le démonstratif et la caricature. Dommage !
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Nos jours heureux,
posté le 29/09/2006 - cote : 7/10 |
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Les comédies françaises façon seventies ou eighties sont dans l’air de temps… Nos jours heureux le revendique haut et fort avec un générique de début aux tons acidulés et vieux standard de circonstance…
C’est vrai qu’en le voyant pas mal de souvenirs cinématographiques remontent à la surface… On pense à l’argent de poche de Truffaut, au film de Christian Gion, Le pion… Ce film est à lui seul une compilation de ces œuvres tant dans l’émotion légère que par son côté un peu poussif voire caricatural.
Mais là où Toledano et Nakache réussissent leur coup c’est tout simplement en nous roulant car l’on ne s’ennuie jamais et plus fort encore on rie beaucoup. Cet ensemble de scènes sur les mésaventures d’une colo où les adultes sont presque qu’aussi immatures que les gamins est empli d’une fraicheur, d’une sincérité et d’une bonne humeur que l’on ne peut que se laisser embarquer.
Rouve y est pour beaucoup, il apporte à son personnage de grand dadais directeur de colo autant de fantaisie que de tristesse… A la manière d’un Buster Keaton… Touchant !
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Avril,
posté le 29/09/2006 - cote : 8/10 |
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Ce premier film de Gérald Hustache-Mathieu est une jolie fable. Elle nous conte l’éveil à la vie d’une jeune fille totalement immaculée des affres du monde extérieur puisque retranchée dans un couvent depuis sa naissance. Jusqu’au jour où elle découvre qu’ailleurs il y a la vie, sa vie. La découverte d’un frère jumeau va la pousser à quitter un temps l’univers aseptisé dans lequel elle a évolué depuis toujours.
Commence alors un parcours initiatique très pudique qui viendra sublimer toutes les qualités qu’elle possède : pureté, naïveté et beauté. Elle ne connaît rien mais découvre tout, avidement sans porter de jugement. Tout est bon à prendre sans ambiguité, comme les fleurs qu’elle aime dessiner, elle s’ouvre au soleil, à l’air, à l’eau.
Ce film est empli de douceur et de sérénité. Il s’en dégage un charme intemporel et poétique qui va bien au-delà du simple récit, très simpliste. Certaines scènes sont inoubliables ; celle où elle découvre avec Pierre comment l’on mélange les couleurs pour préparer un rouge parfait, ou bien encore celle où son frère, homosexuel, qui tel un disciple lui demande de lui apprendre à prier, sans oublier la scène de la restauration de la chapelle, toute symbolique de l’amour innocent fusionnel qui lie nos quatre personnages.
Et si l’on peut contester la fin, qui fait basculer l’état de grâce dans lequel nous étions plongés, c’est justement pour mieux servir la fable dont on ne retient que la moralité : que celui qui possède une grande beauté intérieure perçoit toute la beauté du monde.
On ne peut s’empêcher de penser à Eric Rohmer à travers cette première œuvre. Une certaine manière d’exprimer une histoire simple mais enchanteresse, avec le même souci du dépouillement qui parle au cœur bien plus qu’à la raison… Et ce ne sont pas les acteurs qui viendront contredire cela car ils sont tous merveilleux. Sophie Quinton est radieuse, Miou Miou touchante, quant à notre trio de garçons (Nicolas Duvauchelle, Clément Sibony et Richaud Valls) ils sont à la fois épatants et désarmants de talent.
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C.R.A.Z.Y.,
posté le 29/09/2006 - cote : 10/10 |
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C.R.A.Z.Y est une véritable petite bombe cinématographique de par son originalité, sa fraîcheur et son incroyable sensibilité. Avec cette comédie humaine, Jean-Marc Vallee signe là une chronique douce et amère sur trois décennies d’une famille ordinaire et tellement attendrissante. Loin de tout propos moralisateur ou compatissant, il nous plonge dans cette histoire avec la même émotion que lorsque l’on feuillette un vieil album de famille. Il brosse dans le détail et avec bienveillance le portrait de chacun de ses personnages leur conférant une vraie consistance et un tel degré d’intimité avec le spectateur que l’on ne peut y rester insensible. Pendant toute la durée du film notre esprit est ébranlé entre rires amers et larmes retenues ou non. Mais l’émotion n’est pas l’unique atout de cette œuvre si personnelle, il faut y ajouter un ensemble technique exceptionnel. Une lumière très travaillée et stylisée, un choix musical ponctuant intelligemment chaque moment fort et des costumes, décors et accessoires minutieusement choisis, le tout venant conforter une mise en scène enjouée et inventive. Et c’est cela qui donne une vraie couleur au film et son authenticité unique. Quant aux acteurs, ils sont tous jubilatoires et délicieux. A commencer par Marc André Grondin qui dépassera très vite les frontières du Québec tant il affecte une vraie présence. Danielle Proulx dans le rôle de la mère débordante d’amour est désarmante à souhait et Michel Cote en père « faux dur » est poignant. Si Jean Marc Vallee ne nous emmène pas au bout de la terre, pour reprendre la chanson fétiche du film, il sait nous transporter dans un univers chaleureux dont on a bien du mal à vouloir sortir. A voir et à revoir.
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Capote,
posté le 29/09/2006 - cote : 8/10 |
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Pour ceux, et j’en fais partie, qui ne connaissent Truman Capote que très vaguement, ce film vous éclairera quelque peu. Car tout tourne autour de la personnalité de cet être pour le moins déplaisant et physiquement repoussant. Cela tient à une enfance mal vécue, où une homosexualité trop envahissante a atrophié le comportement. Et pour passer outre le regard de la société d’alors très féroce, il faut dénoter. Afficher une supériorité en jouant les demi-mondains sarcastiques, briller par des bons mots trempés dans l’acide et chercher un tremplin à son égo pour laisser une trace dans la postérité. C’est justement cette séquence là que le film veut cerner. Truman Capote va se servir d’un fait divers, le massacre d’une famille dans le Kansas, pour montrer au monde tout le talent qu’il se reconnaît et en écrire « le livre ». Dès le moment de sa rencontre avec Perry (l’un des deux assassins) sa vie va basculer. Il va s’éprendre de lui, non pas par désir ou compassion, non uniquement parce qu’il représente la matière première du chef-d’œuvre qu’il désire plus que tout. Lâcheté, bassesse, manipulation tout est bon pour obtenir satisfaction. Et c’est là toute l’intelligence de ce film que d’exposer avec subtilité cette progression. L’intensité scénaristique est telle que vous plongez dans ce récit glacé avec force et répugnance. Et Philip Seymour Hoffman nous bluffe avec grand art par son interprétation. Pas étonnant qu’il ait eu l’oscar. Il est géant ! |
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Cars,
posté le 29/09/2006 - cote : 7/10 |
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John Lasseter nous livre avec CARS son dernier bébé au sens propre comme au figuré, puisque le rachat de Pixar par Disney lui laissera vraisemblablement moins de libertés à l’avenir.
Est-ce la raison qui fait de CARS une pure merveille de technologie, de créativité débridée et de charme absolu ?
Car ce film est parfait sur bien des points. La voiture est au cœur de cet univers et tout se décline autour : des nuées du ciel représentées en trace de voitures jusqu’aux mouches en petites voitures bleues ailées… Il fallait une sacrée audace pour mettre en image pareille idée. L’animation quant à elle dépasse tout ce qui nous a été donné de voir jusqu’à aujourd’hui. Le réalisme graphique, la fluidité des mouvements, les décors sont tels qu’on ne doute jamais et l’on pénètre très vite dans l’histoire, avec jubilation.
Seul le scénario reste un peu en deçà avec ses bons gros sentiments. Mais face à un tel festival de trouvailles et de scènes désopilantes, on ne peut qu’adhérer et se laisser à rire sans complexe, voire à verser sa petite larme.
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Changement d'adresse,
posté le 29/09/2006 - cote : 6/10 |
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Avec « Changements d’adresse », Emmanuel Mouret réinvente l’adjectif joli. Avec tout ce qu’il sous-entend de plaisir, mais également de désuétude. Avec ce « Quand Harry rencontre Sally » version française et fauchée, on frôle constamment la comédie de genre intimiste qui fit jadis la gloire du cinéma français dans les années 70. Mais on ne fait que frôler. L’accumulation d’imperfections, à la limite du cinéma amateur, vient plomber cette ambition.
Les causes principales viennent de la mise en scène trop linéaire et sans invention, des dialogues insipides et d’un casting inégal. Fanny Valette ne joue pas une discrète, elle est carrément absente et Dany Brillant trébuche à chaque réplique, manquant d’assurance et donc de crédibilité.
Néanmoins, un certain charme opère tout de même. Il découle de la relation entre David, joué par Mouret lui-même et Frédérique Bel, la blonde de Canal qui se révèle enfin. A eux deux ils préservent du naufrage ce film un peu vieillot en nous offrant un florilège de scènes savoureuses et de beaux éclats de rire.
Malgré ses défauts avérés « Changements d’adresse » n’est pas raté. On y sent trop l’implication d’Emmanuel Mouret, personnage lunaire au demeurant sympathique. Il l’a conçu à son image, toute en réserve, en naïveté et en sincérité. Un joli film donc.
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Da Vinci Code,
posté le 29/09/2006 - cote : 4/10 |
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Quoique que l’on en pense, le « Da Vinci Code » fait figure de phénomène de société. Le roman se vend à plus de cinquante millions d’exemplaires. Il engendre une polémique médiatique comparable en son temps à celle de la sortie des versets sataniques de Salman Rushdie.
Beaucoup de débats furent amorcés autour des thèses développées. Chacun oubliant que ce livre n’est qu’une fiction tapageuse dont le fond et la forme tiennent à la limite du roman de gare malgré un enrobage d’érudition certain. Dans ce contexte sensible, l’adaptation cinématographique tenait de la gageure. Les anti ou les pro Dan Brown babillant, extrapolant anticipant sur ce que serait le film.
Deux choix s’offraient à Ron Howard pour travailler son scénario.
Aborder l’œuvre avec un langage purement visuel où l’intrigue très complexe serait insufflée par le biais d’artifices ou d’effets de mise en scène démonstratifs.
Ou bien alors se laisser porter à une adaptation la plus fidèle possible où une place imposante est réservée aux dialogues.
C’est un choix similaire qu’avait dû faire Jean-Jacques Annaud en adaptant un autre roman tout aussi alambiqué, « Le nom de la rose ». Il n’en avait retenu que les éléments purement cinématographiques et le résultat était plutôt brillant.
Ron Howard, on le sait, est une peu moins subtil. Il a choisi la facilité en se contentant de mixer les deux méthodes. Pour le pire et de temps en temps le meilleur. Le pire tenant du fait que ce Da Vinci Code est horriblement volubile, à la limite de l’insupportable. Ce qui faisait la force du roman, l’énonciation étape par étape du secret, apparaît ici comme un verbiage prétentieux, débité par des acteurs totalement engoncés par cette contrainte. On en vient même à décrocher souvent. Et l’on se dit que celui qui n’a pas lu le livre doit être totalement largué. Fort de cela, la direction d’acteur laisse aussi perplexe. Tom Hanks semble aussi à l’aise qu’une vache dans un salon, Jean Réno est consternant et caricatural, seule Audrey Tautou essaie de relever le niveau mais son rôle de potiche l’empêche de s’exprimer totalement. Les seconds rôles quant à eux sont totalement survolés.
Toutefois tout n’est pas mauvais. Ron Howard a su faire abstraction des invraisemblances flagrante du roman, notamment la scène où Sophie Neveu décroche à bout de bras « La vierge au Rocher » ou les différentes échappées un peu trop faciles. Il filme aussi avec une certaine fascination les décors et nous assène de temps en temps quelques beaux plans. C’est peu, mais pouvait t-on s’attendre à mieux ? L’escroquerie ne tient pas au film, mais au phénomène, très surfait, réservé au livre.
Dans tous les cas, ceux qui en parlent le mieux ne sont pas ceux qui ne l’ont pas lu, ou dans le cas présent pas vu.
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