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| Ivan Guillaume a déjà écrit 112 commentaires sur le forum |
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En attendant le bonheur (Heremakono),
posté le 12/02/2003 - cote : 8/10 |
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EN ATTENDANT LE BONHEUR Tout en finesse, en humanité et en (dés)espoir. Impressionniste et léger pour filmer la gravité. Et puis, question : faut-il vraiment quitter l'Afrique ? Cote : 8/10 |
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Le dernier baiser,
posté le 14/02/2003 - cote : 8/10 |
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Ce film assez déjanté, très contemporain, m'a rappelé certains films d'Ettore Scola, comme l'admirable 'Nous nous sommes tant aimés'. Comédies humaines, épousant bien le climat de l'époque. On réalise combien, justement, les temps et le temps ont changé. Grande densité temporelle faite de passé et de présent chez Scola; speed de l'instant, culture du GSM, peur de l'avenir dans 'le dernier baisé'. Mais une égale sincérité, de très bons et jeunes comédiens, le trouble des sentiments, la crise existentielle... L'Italie referait-/elle du bon cinéma? 7/10 (pour la cotation, cfr. ma critique de Cavale) |
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Balzac et la petite tailleuse chinoise,
posté le 17/02/2003 - cote : 8/10 |
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Deux mois après l'avoir vu, je garde de ce film une impression durable : fraîcheur et émerveillement dans l'éveil de la petite tailleuse; transformations, par trois jeunes gens adorables, des lourdes contraintes sociales en creusets de libérations spirituelle, affective, intellectuelle et sexuelle; paysages magnifiques, dont l'engloutissement futur est 'annoncé' par l'engloutissement de l'individu dans la masse. L'extrême-orient possède l'art de sauvagarder par des signes ténus et pourtant très denses, par des rituels familiaux ou sociaux légers et poétiques (les bougies flottant sur la rivière), par la création (musique, littérature, cinéma) une part de ce qui est irrémédiablement perdu. Ce film en est un témoignage touchant, poignant même, et d'une grande beauté. 9/10 |
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Balzac et la petite tailleuse chinoise,
posté le 17/02/2003 - cote : 8/10 |
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J'ai remis une cote de 9/10, pas 10/10, pourquoi ? c'est automatiquement lié au choix de l'appréciation qualitative? |
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Novo,
posté le 17/02/2003 - cote : 4/10 |
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Excellent casting ! Anna Mouglalis (qui m'a rappelé la Claude Jade de Baisers volés, de Truffaut, 1968) et Eduardo Noriéga sont craquants. L'amour est bien photographié, ça ne manque vraiment pas de charme et de fraîcheur. Cela étant, il faudra les revoir dans un autre film car celui-ci est complètement inabouti! 5/10 |
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All or Nothing,
posté le 18/02/2003 - cote : 8/10 |
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Notre vie est peuplée de personnes sans qui nous ne pourrions pas vivre (caissières de supermarché, chauffeurs de taxi et de bus, garde-malade, etc..) et que nous ignorons. Sortant de la salle, j'ai salué avec franchise le chauffeur du bus qui me ramène à la maison. Chacun a sa dignité, même les victimes des années Tatcher. Comme Ken Loach, mais avec plus de finesse psychologique, Leigh explore 'ce monde d'en bas' et même si le film n'est pas rigolo - de même la vie, souvent - on en sort comme meilleur, plus humain. Même s'il n'a pas retrouvé la veine de Naked, Leigh reste un cinéaste d'exception, sachant, comme Chereau dans Intimicy par ex., exploiter le talent de ces grands acteurs anglais 'anonymes', comme Timothy Spall, e.a. Cote: 8/10 |
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Ivre de Femmes et de Peinture,
posté le 27/02/2003 - cote : 10/10 |
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Voici un véritable chef d'oeuvre. Comme je vois beaucoup de films, certains d'entre eux ne me captent qu'à moitié, ou pas immédiatement : manque de puissance, épisodes accessoires peu utiles au scénario, etc... Rien de cela dans ce film où l'acte créatif compris de l'intérieur (ici, la peinture) emporte tout ce qui l'entoure dans la même fougue, y compris l'amour des femmes, mais aussi la situation politique, l'histoire (récente, un peu plus d'un siècle) d'une Corée prise en tenailles entre le Japon et la Chine. On pourrait aussi ajouter qu'il s'agit d'un film sur le statut de l'artiste (clin d'oeil à l'actualité)... Rarement, l'acte créatif a été aussi bien saisi de l'intérieur par le cinéma (sauf le travail de Picasso filmé par Clouzot). Attention, ce film n'a rien de didactique: c'est magistral de jouissance, comme les meilleurs films de Kurosawa. 9,5/10 |
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Blissfully Yours,
posté le 03/03/2003 - cote : 10/10 |
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Blissfully yours, littéralement heureusement vôtre !, c'est une invitation, deux heures de bonheur à savourer... ou à endurer pour ceux qui ne jurent que par l'action et la rapidité. Pour ma part, je suis toujours touché par cette grâce qu'ont les asiatiques, ici un réalisateur thailandais, à montrer des choses simples, comme l'amour, à nous y faire participer presque, tant cette rencontre entre une jeune thai et un birman, est légère, évidente, franche et vertueuse (la vertu de la jouissance), une légèrete au total opposé de la lourdeur des amours occidentales romantiques et passionnelles de jadis. Un encouragement au savoir-vivre, au savoir prendre les choses commes elles viennent, même si, en incrustations, apparaissent quelques messages qui nous révlèent l'éphémère de la chose. Mais combien d'entre nous n'ont-ils pas passé quelques brèves heures inoubliables, aux confins de l'adolescence, et qui rachèteraient à elles seules une vie banale ou ratée? 8,5/10 |
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Casablanca,
posté le 06/03/2003 - cote : 10/10 |
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Tant de choses ont été dites sur ce film que j'ai vu cinq ou six fois : chef d'oeuvre du cabotinage, cinéma dans le cinéma, acteurs incomparables pour ce genre d'exercice (H.Bogart, I.Bergman). Ce film procure un plaisir renouvelé, intact. Parmi les analyses possibles, j'en propose une qui m'est apparue dans un autre film avec Bogart et Lauren Bacall, le Port de l'Angoisse (de Howard Hawks): un américain solitaire et charmeur, indifférent aux idéologies et à la politique (dans les deux cas, pendant la seconde guerre mondiale, résistants et collabotateurs s'affrontent dans une colonie française), prend finalement parti pour les bons (les résistants), moins par conviction que par instinct et essentiellement par amour ( et pour quelles femmes,Ingrid Bergman et Lauren Bacal!). Toute une idéologie quand même ! 10/10 |
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L'orphelin d'Anyang,
posté le 08/03/2003 - cote : 10/10 |
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Rencontre d'un ouvrier licencié, d'un... bébé abandonné, puis de la mère de celle-ci, dans l'impossibilité matérielle de l'élever. Rencontres fortuites, dont la pudeur impose une empathie rare. Cet homme, c'est vous, c'est moi, cette jeune femme c'est vous, cet enfant c'est le nôtre. Nous sommes tous pris dans une mondialisation vertigineuse mais à des niveaux divers, et cette scène de la vie familiale a comme cadre une banlieue chinoise sinistre en plein essor(age), de telle sorte que le film a aussi valeur de document. C'est presque du Zola, mais sans lourdeur, sans tragédie, avec cette qualité de distanciation (ni trop, ni trop peu), propre à beaucooup de cinéastes orientaux (rappel: OZU..).Des plans fixes, des respirations (absences de plans), nous sommes dans la vraie vie, dans l'humanité la plus palpable. A voir absolument, il ne reste plus que trois séances à FLAGEY : le 8 à 20h., le 12 à 18h. et le 13 à 22h. Et du même calibre, Suzhou River n'est plus programmé que le 13 à 18h. Courez-y, vous ne serez pas décus. 9/10 |
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