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| Ro-woo a déjà écrit 32 commentaires sur le forum |
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Mission to Mars,
posté le 25/05/2000 - cote : 10/10 |
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Je ne comprends pas pourquoi ce film attire tant de foudres et de quolibets. S'il est vrai qu'il contient certaines naïvetés, longueurs, poncifs et invraisemblances, il est tout aussi vrai qu'il est une remarquable prouesse de virtuosité technique, dans son sens le plus large (mise en scène, décors, costumes, découpage, photographie, etc.). C'est aussi un époustouflant festival de beauté, une réussite esthétique, que d'innombrables metteurs en scène seraient tout à fait incapables de réaliser, mais qui viendraient à coup sûr grossir les rangs de ceux qui ricanent à la vision de ce film. Autres considérations : le patriotisme est toujours un peu cucul, bien sûr, mais le patriotisme américain ne l'est pas plus qu'un autre et, de plus, quand on est les maîtres du monde (ce que le Américains sont, après 70 ans d'efforts et après nous avoir sauvés deux ou trois fois de maîtres autrement plus diaboliques), pourquoi ne pas le faire sentir aux autres, c'est de bonne guerre; quant aux 'emprunts' aux films du genre, pourquoi sous-entend-on qu'ici De Palma plagie ou copie ou cannibalise, alors que quand d'autres font des références (ce qui est considéré comme le nec plus ultra du chic intellectuel), on crie au génie ? Bref, je mets 'excellent', bien que le film ne le soit pas, pour rétablir un peu l'équilibre. Il est en effet inconcevable qu'un film contenant tant de scènes prodigieuses et gandioses puisse ne recevoir, de mes amis internautes, que deux navets comme appréciation ! |
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Mission to Mars,
posté le 30/05/2000 - cote : 10/10 |
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Je suis vraiment content que quelques cinéphiles viennent à la rescousse de ce film, qui contient suffisamment de scènes d'anthologie que pour rejeter dans l'ombre, à tout jamais, de laborieux (cinématographiquement parlant) opuscules du genre 'Le Goût des Autres', qui recueillent les plus vifs éloges. C'est assez incompréhensible. Ce sont pourtant des internautes au goût très sûr qui condamnent, sans appel, 'Mission to Mars'. Mais ce film semble toucher un point sensible, 'a sore spot', chez nos meilleurs commentateurs. N'ont-ils pas vu que De Palma a traité son sujet (probablement imposé, oui) en usant de tous les camouflages de l'ironie ? Le film est littéralement parsemé de 'red herrings' et de clins d'oeil. Hitchcock n'aurait pas fait mieux, à ce point de vue. Donc, avec, comme précédemment, la volonté de rétablir un équilibre objectif, et afin de tenter de neutraliser/supprimer ces infamants (infamants pour qui ?) navets qui déparent ce beau film, je mets 'Excellent'. Courez voir le film le plus incompris de l'année. Les Martiens, eux, l'adorent. |
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Magnolia,
posté le 02/06/2000 - cote : 4/10 |
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Si l'on admet que les prémisses qui suivent sont exactes, à savoir que 1° la concision est une qualité 2° la vie est courte et qu'il y a des milliers, des millions d'oeuvres d'art (par exemple des films) qui doivent encore être vues et qu'on ne peut pas voir par manque de temps, 'Magnolia' est un film mauvais (ou moyen) ou raté ou prétentieux ou envahissant ou tout cela en même temps, même s'il possède des qualités certaines, mais pas suffisantes que pour vous les imposer PENDANT PLUS DE TROIS HEURES. Pour moi, un chef-d'oeuvre peut durer cinq heures s'il le faut, mais pas un film qui aurait simplement été bon, si le réalisateur n'avait pas étiré et délayé l'intrigue (plutôt mélodramatique par ailleurs) au-delà des limites de la décence. |
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Pokemon,
posté le 08/06/2000 - cote : 2/10 |
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Le film le plus NUL du siecle... N'allez surtout pas le voir... |
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Pokemon,
posté le 08/06/2000 - cote : 2/10 |
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Dommage ki ai pas MEDIOCRE dans la liste... N'emmener pas votre gosse voir cette chose (j'trouve qu'a s'point la, on peut pas on peut pas appeller ca 'film'). C'est destucteur de matière grise... |
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Holy smoke,
posté le 15/06/2000 - cote : 10/10 |
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Quel beau, bon et intéressant film ! Beau, pour ses qualités visuelles. Bon, pour la réalisation très inventive et soignée de Jane Campion. Intéressant, pour le scénario, l'histoire racontée. Voici un film qui nous montre enfin autre chose que de navrantes intrigues de revenants, de sempiternelles histoires de procès, de récurrentes variantes sur le thème du thriller, du western, de l'histoire d'amour, du voyage interplanétaire, et autres lieux communs qu'on nous sert (parfois et même souvent avec beaucoup de talent) ad nauseam. Il n'est donc pas étonnant que ce film n'ait pas plu à un grand public et ait dérangé pas mal de gens, y compris certaines internautes, pourtant sensibles, vigilantes et bien informées, qui me précèdent sur cette page. Comment peut-on faire la fine bouche devant un produit aussi remarquable ! Quand on a la chance d'avoir un thème original (en fait plusieurs) magnifiquement traité (la superficialité reprochée me semble injuste : le cinéma, de par sa nature fugace, arrive très difficilement à traiter un sujet à fond et demande souvent, comme ici, que le spectateur complète, dans sa tête, la réflexion amorcée), on devrait se réjouir, sans réserves, et réserver, justement, ses mauvaises ou prudentes notes pour tous les produits interchangeables (ou presque) dont la production courante nous abreuve. Comme Cinebel me demande d'être bref, je n'ajouterai que mes louanges à celles des autres internautes en ce qui concerne le jeu des acteurs, qui est stupéfiant de qualité. De plus, il faut souligner le courage (ou la confiance totale en la réalisatrice) de Harvey Keitel, qui n'hésite pas à casser son image. A découvrir, à voir, à revoir, à déguster et à admirer. |
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Gladiator,
posté le 16/06/2000 - cote : 6/10 |
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Il me paraît impossible de donner un note unique à ce film, car il contient le meilleur et le pire, avec toute la force que peuvent recouvrir ces mots : le meilleur est vraiment époustouflant et le pire est pire que tout. D'abord les qualités : ambiance romaine, décors, costumes, images réelles et de synthèse, paysages, photographie, mouvements de caméra, rythme, couleurs (sombres en Germanie, éclatantes en Afrique du Nord, lumineuses en Espagne et en Italie), musique, une certaine épaisseur psychologique des personnages, etc., etc., tout cela est très supérieur à ce qui s'est fait dans le genre (Spartacus excepté). Le pire : la dernière demi-heure du film, dont j'aurai la faiblesse de ne pas dévoiler les rebondissements, mais qui dépasse en stupidité, en malhonnêteté, en ridicule et en MEPRIS DE L'HISTOIRE ROMAINE, DONC EUROPEENNE, toutes les trahisons précédentes, à une exception près : L'Homme au Masque de Fer (avec Di Caprio, Depardieu et les autres), qui avait atteint des sommets de méconnaissance dédaigneuse de l'histoire de France, donc européenne, par nos amis américains. Entre ces deux pôles (qualités/défauts), il y a une zone de qualité moyenne : le jeu des acteurs, qui ne me paraît vraiment pas exceptionnel, mais simplement honnête et méritoire (étant donné les banalités pseudo-historiques qu'on leur demande quelquefois de débiter), et une interrogation personnelle : la plupart des scènes de combat (et il y en a beaucoup, bien sanglantes) sont filmées à un rythme tellement rapide et haché (c'est le cas de le dire) et en gros plan, qu'il m'a été impossible, à une première vision (mais il n'y en aura pas une deuxième, merci), si ces scènes font preuve d'une super-virtuosité cinématographique ou d'une super-supercherie visuelle, et auditive, car on pourrait éventuellement croire (le voir n'est presque pas possible) qu'au découpage/mixage/montage on a simplement, mais habilement, additionné des images de glaives/lances/tridents et de bras/têtes(coupées)/pieds (percés) et de sable/filets/armures, etc., avec des sons appropriés et très étudiés. En fait, on voit assez rarement des combats en plan américain, par exemple, et cela pourrait bien constituer une autre manipulation, du spectateur, celle-là, après celle, grossière, de l'Histoire. Micro-détail : afin de ne pas dérouter le spectateur moyen, mais payant, d'Outre-Atlantique, le glaive de Maximo porte l'inscription MARCUS AURELIUS, au lieu de MARCVS AVRELIVS. Faut pas trop demander au spectateur avide de jeux et de pop-corn. |
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Summer of Sam,
posté le 20/06/2000 - cote : 6/10 |
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Summer of Sam, Summer of Sam, mon dieu, quelle horreur ! J'ai rarement vu un film aussi inutile de ma vie. J'en ai vu beaucoup portant, de films inutiles. Mais celui-ci m'a tenu éveillé une bonne partie de la nuit. Car il est vraiment choquant, dans toute l'acception du terme. Par où commencer, pour parler de ce film ? Prenons l'approche froidement logique. Il y a, disons, deux sortes de films : les purement commerciaux (qui sont parfois bien faits, ce qui leur donne une certaine rédemption passagère) et les films d'auteur. Spike Lee est un auteur. On peut donc s'attendre à ce qu'il fournisse un produit original, intéressant, neuf, intellectuellement satisfaisant, brillant par la forme et par le sujet, et par le sujet derrière le sujet. Que nous montre-t-il ? Sur fond musical très travaillé mais TONITRUANT (cette attaque vicieuse des tympans n'est peut-être due qu'au fait que, la salle, avec ses 4 spectateurs, était vide, et qu'il n'y avait pas assez de corps humains pour absorber le déferlement des décibels, surtout vers la fin du film), il nous montre une faune de crétins frénétiques, drogués, dégénérés, obsédés, hébétés, arriérés, et j'en passe, qui hurlent des propos sous-humains totalement, exclusivement, existentiellement obscènes et suscités par des pulsions primaires, dans des situations misérabilistes et des décors navrants. Ah, me reprochera-t-on, mais ce type (moi) est un dégoûté, un précieux, qui n'apprécie pas la description d'un monde, repoussant certes, mais qui existe! Bien sûr qu'il est intéressant de montrer tout ce qui est humain, mais le hic, c'est que, dans ce cas particulier, cela a déjà été fait très et trop souvent (je pense au brillant 'Goodfellas' de Scorcese, 1990, avec son parti-pris de montrer des minus dans leur terrible environnement ). Il ne reste ici qu'une fresque (étonnante, sur le plan cinématographie pur) inutile, qui semblerait indiquer que Spike Lee, auteur, aime (se roule dans) ce microcosme (mais qui pourait devenir un macrocosme si on continue à nous servir de pareilles horreurs, l'influence du cinéma n'étant pas à sous-estimer) présentant peu d'intérêt en soi, sauf celui d'étre décrit, ce qui, je le répète, a déjà été fait, ad nauseam. Pour se dédouaner quelque peu, Lee introduit habilement une dimension anti-raciste dans son histoire (qui, en plus, va dans tous les sens en touche un peu à tout), ce qui est très bien, bravo, mais qui a aussi été fait mille fois, et mieux. On en vient tristement à penser qu'un film commercial, fait pour le pognon, peut parfois être plus 'honnête' qu'un film d'auteur, ce qui est un comble. Je mets 'moyen' pour le jeu (stupéfiant de réalisme) des acteurs et la mise en scène très inventive, mais, pour une fois, la forme n'a pas pu sauver le fond, à mon avis. P.S. Le film est 'Enfants Admis', les bras m'en tombent. |
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Promenons-nous dans les bois,
posté le 22/06/2000 - cote : 2/10 |
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L'intrigue est tout simplement inexistante (ou d'une débilité telle qu'elle semble se désagréger sous nos yeux), le jeu des acteurs tellement navrant qu'on en éprouve un malaise et une sorte de pitié, et les effets à ce point gratuits et ridicules, que vous êtes forcé de sortir du sommeil que votre corps vous envoie pour vous protéger de cette idiotie, et de continuer à regarder car vous êtes soudain fasciné : un événement heureusement assez rare est en train de se produire dans votre vie : vous vous rendez compte que vous êtes occupé à voir un des films les plus idiots depuis l'invention du cinéma. Les frères Lumière ont honte. Dommage qu'il n'y ait pas de note plus négative que 'Très mauvais'. |
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Gladiator,
posté le 26/06/2000 - cote : 6/10 |
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Je constate que ce film déchaîne les passions, ce qui est assez stimulant. Les détracteurs trempent leur stylet dans le vitriol. Les admirateurs me semblent un peu trop béats. Toutes les opinions étant respectables, nous dit-on (je n'en suis pas convaincu, mais enfin), je trouve cependant dans chacun des deux camps un idée respective qui me paraît peu défendable : dans le camp des admirateurs, celle qu'on s'en fout de l'Histoire, du moment qu'on puisse se DIVERTIR, se DISTRAIRE (de quoi, bon dieu ? car si la vie courante est tellement abrutissante, ne vaudrait-il pas mieux se distraire intelligemment, par exemple en ne crachant pas sur l'Histoire ?) et dans le camp des détracteurs, le reproche que ce péplum-ci voudrait être plus ntelligent que ses prédécesseurs, qui étaient, eux, vraiment et totalement et délicieusement idiots (le 2nd dégré, c'est très joli, mais c'est, avouons-le, souvent une pirouette intellectuelle un peu suspecte, non ?). Moi aussi, je reproche un tas de choses à ce film (cf. ma critique plus bas), mais je pense qu'il ne mérite ni tous ces éloges, ni tous les anathèmes proférés sur cette page. En dehors des considérations susmentionnées, j'ai la tristesse de devoir vous dire que Ben-Hur (de Wyler) est devenu inregardable, à part les quelques grandes et superbes scènes de bravoure, sauf par les bonnes soeurs et quelques habitants du Bible-Belt. Spartacus, par contre, malgré les mutilations imposées par le producteur, reste un chef-d'oeuvre. |
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