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Profil de absinthe

 
 
absinthe est une femme de 104 ans habitant Suburbia .
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absinthe a déjà écrit 29 commentaires sur le forum
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Charlie et la Chocolaterie, posté le 14/07/2005 - cote : 10/10
Après un Big Fish un peu décevant, le grand Tim nous gâte d'une jolie sucrerie amère. Certes, 90 % des idées viennent de Dahl : l'histoire, les personnages, les décors (que le génie visuel de Burton rend admirablement), la morale neuneu mais Burton arrive avec génie à y insuffler son esprit tourmenté par l'entremise de Willy Wonka, savant mélange d'Edward Scissorhands et d'Ed Wood, personnage burtonien au carré comme sa coupe de cheveux, servi comme il se doit avec maestria par le double du maître. Mais allez-y même sans connaître Burton, même sans avoir lu le livre et laissez-vous porter. Tim est un merveilleux raconteur d'histoires.
Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre maudit, posté le 27/07/2006 - cote : 7/10
Le premier Pirates des Caraïbes n’était pas un film impérissable. Il avait au moins le mérite de redonner vie, avec une fidélité naïve, à un genre oublié, la prestation de Johnny Depp lui apportant un bol de fraîcheur et d’originalité. Dans ce 2e opus, une seule devise : vous avez aimé ? on vous donne la même chose mais on vous en remet une bonne grosse couche. Une mer plus bleue, plus de Jack Sparrow (qui cabotine encore plus), plus d’action, plus d’effets spéciaux et, comme on oublie un peu qu’on est dans une histoire de pirates, on ajoute même quelques duels et canonnades maladroitement plaqués … tout cela au service d’un scénario semblable au premier, inutilement compliqué par des rebondissements errant quelque par entre Indiana Jones (pour les bons) et les jeux vidéos (pour les mauvais). Certes, on est contents de retrouver la petite famille, on passe un joli (long) moment de détente mais plus aucun vent de mer ne souffle sur ce produit calibré. Jack, l’horizon que tu réclamais à la fin de l’épisode précédent est en images de synthèse …
Nos voisins les hommes, posté le 27/07/2006 - cote : 7/10
Vous n'en avez pas un peu marre d'être inondés de ce type de film d'animation, avec des studios qui se font la guéguerre pour sortir l'un avant l'autre ? L'histoire tient souvent sur un confetti et n'est que prétexte à une suite de sketches et de bons mots, le tout sur un rythme endiablé. En cela, "Nos voisins les hommes" est un peu plus calme, a une histoire un peu plus élaborée que la moyenne et est censé contenir en plus une "critique" de la société de consommation (remarquons quand même que le rêve des petites bestioles, c'est, in fine, de devenir aussi de gros consommateurs). Ce sont sans doute les petits plus de ce film, impeccablement réalisé, agréable à regarder mais vite oublié
Monster House, posté le 05/09/2006 - cote : 8/10
Enfin un film d'animation qui change des bestioles hystériques lâchant des vannes à tour de bras ! Le film distille une belle atmosphère fantastique, revisitant de manière originale le thème rabattu de la maison hantée. On pourra peut-être reprocher qu'il vise un public assez restreint, étant trop impressionnant pour les moins de 8 ans et trop enfantin pour les ados. Reste les 8-12 ans et les grands enfants comme moi qui savourent la poésie enfantine de ce joli film d'horreur
The Science of sleep (La Science des rêves), posté le 05/10/2006 - cote : 6/10
Cela aurait pu être pire (l'esthétique chic et toc des publicitaires et autres clippeurs). cela aurait pu aussi être mieux. La science des rêves est un film naïf et sincère mais aussi incroyablement peu original. Visuellement, les petits bricolages animés sont un pâle écho des chefs-d'oeuvre d'animation d'un Ladislas Starewitch. Quant au scénario, il s'étire mollement, bercé par les vagues d'un sentimentalisme un peu mièvre et l'on se prend à regretter l'intervention d'un Charlie Kaufman pour y apporter une note un peu plus "cérébrale". Peut-être me suis-je vraiment endormie au milieu du film. En tous cas, le rêve que j'ai fait alors était assez banal ...
Azur & Asmar, posté le 31/10/2006 - cote : 10/10
Kirikou était déjà un enchantement. Azur et Asmar est un chef d'oeuvre. Somptueux palais marocains, décors et personnages de miniatures persanes se marient en un ravissement perpétuel pour un conte sur la tolérance au message jamais pesant mais accessible à tout un chacun. Une pure merveille.
Pan's Labyrinth, posté le 24/11/2006 - cote : 8/10
D’un côté, une tranche de guerre, crue, violente, au réalisme à la limite de l’insoutenable. De l’autre, un conte initiatique à la Lewis Carroll, à l’imagination visuelle fascinante. Pris séparément, les deux récits ne sont pas très neufs. La force du film est de les avoir juxtaposés. Alors oui, on regrette un peu que ce parallélisme n’ait pas été poussé très loin, pour déboucher sur une puissante allégorie dont Bunuel avait le secret. L’auteur nous prend avant tout par les sentiments et nous lâche horrifiés et charmés, presque persuadés que la seule issue aux atrocités du monde, c’est la fuite vers l’imaginaire. Un discours bien dans l’air du temps, qui ne fait guère avancer les choses mais auquel on aimerait croire, ne fût-ce qu’un instant.
Coeurs, posté le 01/12/2006 - cote : 10/10
Grand architecte de son univers, Alain Resnais observe, d'un oeil mi-amusé, mi-désabusé, ses personnages - touchantes solitudes accolées - qui dressent des cloisons, les font glisser, se vident, se remplissent, cherchant, comme les souris de laboratoire de Mon oncle d'Amérique, la sortie de ce grand labyrinthe. D'abord virtuose et badin, le film se fait ensuite plus grave, nous laissant seuls et glacés face à la solitude ontologique de notre condition humaine, que seule la tentation de la Foi paraît consoler. Puissant et terriblement émouvant.
Souris City, posté le 03/12/2006 - cote : 6/10
Les studios Aardman, jadis auteurs de petits bijoux d'animation et d'humour british, ont vendu leur âme à l'oncle Sam. Adieu pâte à modeler, finesse et humour décalé. Bonjour frénésie, scénario confetti et personnages caricaturaux. Et voici donc un enième film d'animation-pop corn vite vu vite oublié. Ca doit être cela, les méfaits de la mondialisation ...
Babel, posté le 07/12/2006 - cote : 8/10
Le réalisateur, à la fin du film, dédie son oeuvre à ses enfants, "lumières dans un monde de ténèbres". Et c'est bien à une vision extraordinairement pessimiste qu'Inárritu nous convie. Solitude, incommunicabilité, violence (dont les plus démunis font le plus les frais), nature hostile et villes inhumaines, le tout tempéré par quelques gestes furtifs de tendresse. Le constat est accablant et sans doute révélateur de notre vision du monde en ces temps incertains. Dommage que la réalisation se fasse souvent trop démonstrative, tuant toute émotion non préméditée. Mais il est difficile d'en vouloir à une oeuvre qui marque une telle compassion pour l'espèce humaine, même si le fatalisme qui s'en dégage laisse songeur
   
 
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