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| Jean-François Blondiau a déjà écrit 13 commentaires sur le forum |
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Le village,
posté le 09/09/2004 - cote : 10/10 |
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Et bien moi, j'ai vraiment aimé ! J'avais pourtant des appréhensions, parce que 'Signs', le précédent film de Shyamalan, m'avait fort déçu par son message catho lourdingue final. Mais je ne regrette pas de m'être déplacé jusqu'au 'village'. Tout en témoignant d'une belle unité de ton, Shyamalan réussit à nous faire un film fantastique, un suspense, une histoire d'amour et un conte de fées pour adultes en même temps. C'est rare de sentir à ce point que tout est maîtrisé, soupesé au gramme près... A commencer par un casting parfait, dépourvu de grandes stars, mais collant tous à leur rôle à la perfection: qui d'autre que William Hurt pour jouer ce patriarche détenteur, on le sent, d'un lourd secret? Et quel choix évident, celui de Joaquin Phoenix pour incarner ce héros taciturne... sans oublier la révélation du film, Bryce Howard, qu'on va sûrement beaucoup revoir. Et contrairement à d'autres dans ce forum, moi j'ai vu exactement le film que je voulais voir (même si j'ai été cueilli par le coup de théâtre final). J'avais pris la peine de lire le titre: 'Le Village'... |
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Les Chroniques de Riddick,
posté le 14/09/2004 - cote : 6/10 |
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Comme disait Hitchcock, meilleur est le méchant, meilleur est le film. Et malheureusement, le méchant de ces Chroniques est peu crédible. Quelle erreur de casting d'avoir choisi Colm Feore, excellent comédien par ailleurs, mais manquant absolument de charisme dans le rôle du chef spirituel de ces Necromongers, moins impressionnants que les bad guys des plus pâles Star Trek... Vin Diesel, heureusement, ne s'en tire pas mal et quelques séquences sur la planète Crematoria évoquent l'ambiance du plus réussi Pitch Black. |
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Star Wars - Episode 3: La Revanche des Sith,
posté le 19/05/2005 - cote : 10/10 |
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Pour répondre à Nicolas qui compare l'avènement de l'Empire à la révolution orange ukrainienne: écoute le discours d'"auto-investiture" de l'empereur évoquant la paix et la sécurité. Moi, ça me rappelle plutôt un certain George W... |
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Star Wars - Episode 3: La Revanche des Sith,
posté le 24/05/2005 - cote : 10/10 |
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A ceux qui trouvent qu'Anakin bascule un peu vite dans le côté obscur, je réponds que oui, sans doute, à nos yeux d'humain. Mais j'ai toujours pensé que le côté obscur de la Force était une sorte de puissance" diabolique qui vous attire dès que vous avez fait un tout petit pas vers elle. Luke Skywalker lui-même est au bord d'y sombrer, dans le "Retour du Jedi". N'oublions pas que la Force, ça n'existe pas en vrai ! Sinon, pour moi, c'est le meilleur épisode des six, à égalité avec "L'Empire Contre-Attaque". J'ai même eu la larme à l'oeil à l'enterrement de... En tout cas, je suis content que Darth Sidious montre son vrai visage. Dès qu'il se révèle l'empereur, on retombe dans l'esprit de la première trilogie (particulièrement de l'épisode VI). Et j'ai envie de défendre Hayden Christensen, particulièrement malmené dans ce forum et pourtant remarquable dans toutes les étapes de la descente aux enfers d'Anakin Sywalker. Chapeau également à Ian Mac Diarmid (le méchant que vous aimerez haïr) et à Ewan Mac Grégor, parfait de mimétisme avec Alec Guiness (Obi-Wan dans la première trilogie). |
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Omagh,
posté le 31/05/2005 - cote : 10/10 |
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Un très grand film... Une oeuvre poignante sur le combat authentique d'une poignée de familles irlandaises ayant perdu un des leurs dans le tragique attentat d'Omagh, perpétré le 15 août 1998 par une branche dissidente de l'I.R.A. hostile aux accords de paix du Vendredi Saint. Dans la lignée quasi-documentaire du « Bloody Sunday » de Paul Greengrass, mais plus poignant encore, car centré sur une famille, les Gallagher, ayant perdu un fils dans l'explosion de la voiture piégée qui fit plus de trente morts. On les voit tenter de faire leur deuil en se battant pour obtenir la vérité que les enquêteurs de la police nord-irlandaise semblent vouloir leur dissimuler. Parce que, et c'est là que le film est passionnant, on s'aperçoit très vite que les services de renseignements britanniques étaient au courant d'un projet d'attentat, du jour et du lieu, et n'ont pas su - ou pas voulu - intervenir. Et qu'ensuite, pour ne pas mettre à mal le processus de paix, les autorités n'ont apparemment pas eu la volonté de mener l'enquête à terme et encore moins inculper les présumés coupables, que pourtant tout le monde connaît. Pour incarner Michael Gallagher, Gerald Mac Sorley, l'un des meilleurs comédiens irlandais, se montre ici terriblement émouvant dans la peau de ce père de famille déchiré mais courageux dans le combat qu'il mène pour obtenir la vérité, tenace et pourtant perclus de doutes. Avec un minimum d'effets (quasi pas de musique, une image « caméra à l'épaule »), le film parvient à créer une tension sourde dans la première partie montrant la préparation de l'attentat puis l'explosion elle-même, et ensuite à nous prendre à la gorge lorsqu'on suit la frénétique et désespérée recherche de son fils par Gallagher. Enfin, on s'identifie pleinement à sa douleur et à son combat. Et last but not least, l'un des principaux points forts d' « Omagh » est qu'il traite d'une actualité encore brûlante : comme le générique de fin nous l'apprend, le combat des familles des victimes n'est pas fini : les responsables du carnage n'ont toujours pas été inculpés... |
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La Guerre des Mondes,
posté le 12/07/2005 - cote : 10/10 |
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Certes, c'est un blockbuster d'été classique, obéissant à des règles marketing strictes. Ce pourrait être une série B à grand budget. Mais le talent de Spielberg en fait une vraie série A. Car après tout, c'était une gageure de réussir à être à ce point fidèle à la lettre du roman de Wells tout en s'écartant de l'esprit de l'oeuvre. Il fallait oser reprendre ces tripodes inventés il y a plus d'un siècle, cette herbe rouge, et surtout ce dénouement finalement peu spectaculaire, tout en y insérant les peurs de l'Amérique du 21ème siècle, les machines « dormantes » enterrées dans le sol américain (comme les kamaikazes dormants du 11 septembre), la peur d'un ennemi de l'intérieur, l'imagerie 9/11 - buildings qui s'effondrent, panique de la population, nuage de cendres couvrant les rues après l'attaque. Il y a évidemment un opportunisme marketing de la part de Steven de sortir un tel film à cette époque (il ne s'en cache pas vraiment), mais l'un des meilleurs réalisateurs de notre temps réussit avec brio à entremêler le grand spectacle - c'est cauchemardesque chaque fois que les engins de mort extraterrestres apparaissent à l'horizon - et l'intimité de ce père exclu de la vie de ses enfants, et qui devra payer le prix fort pour les sauver et les reconquérir. Le choix de Tom Cruise, bien plus qu'un plan marketing, était évident pour ce rôle : il est parfait pour exprimer ce côté « grand adolescent » qui n'a pas pris la mesure de ses responsabilités de père. Bref, un grand film de studio. Encore une chose: allez-le voir en version originale et essayez de deviner qui est le narrateur qu'on entend au tout début du film et à la toute fin. C'est un très grand acteur américain. Si vous ne trouvez pas, la réponse est quelque part dans le générique final. |
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Les Quatre Fantastiques,
posté le 02/08/2005 - cote : 8/10 |
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C'est curieux, le personnage qui m'est apparu le plus sympathique, le plus humain, c'est Von Doom, le super-méchant. Les autres sont lisses et me semblent beaucoup plus clichés. Bon, allez, c'est un bon divertissement bien rythmé, bien dialogué, souvent drôle, mais à qui il manque cette touche d'humanité et ce supplément d'âme qu'on retrouve dans les « Spiderman » et « Batman Begins ». |
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King Kong,
posté le 27/12/2005 - cote : 10/10 |
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A l'exception de quelques commentaires vraiment aigris, la majorité des participants à ce forum ont bien résumé ce film, ses (immenses) qualités et ses (oubliables) défauts: un magnifique hommage à l'oeuvre originale, une somme en matière d'effets spéciaux, un singe remarquable - grâce, faut-il le rappeler, à l'interprétation d'Andy "Gollum" Serkis. Et quelques longueurs, quelques sauts de rythme, quelques invraisemblances sans grande importance. Personne en revanche n'a réellement exprimé son enthousiasme pour toute la première partie du film, pourtant sublime: les déboires d'Ann Darrow, actrice sans emploi et crève-la-faim dans une reconstitution du New York de la Grande Dépression digne de Scorsese ou Coppola; les tribulations de Carl Denham, Orson Welles incompris, en guerre avec les studios et en quête de son héroïne; et toute la partie sur le bateau; où l'on perçoit peu à peu que nos héros vont rencontrer quelque chose de diabolique, dans une île mystérieuse et mal famée. Il y a aussi cette superbe scène de déclaration entre Driscoll/Brody et Ann/Naomi Watts (j'avais pour elle les mêmes yeux que lui à ce moment-là). J'ai vraiment adoré cette première heure. La suite m'a réservé moins de surprises, mais le contrat a été rempli: un fabuleux spectacle. Monsieur Jackson, même si le film fait déjà trois heures dix, j'espère que vous nous sortirez une version longue en DVD, comme avec le "Seigneur des Anneaux"... |
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Le Monde de Narnia: Le Lion, la Sorcière blanche et l'armoire magique,
posté le 28/12/2005 - cote : 8/10 |
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Pour apprécier ce film, on peut avoir n'importe quel âge, mais il faut accepter de retomber en enfance. Je n'y suis sans doute pas parvenu complètement, et j'ai donc un souvenir positif mais pas pleinement enthousiaste. Ceci dit, contrairement à plusieurs contributeurs à ce forum, je trouve l'interprétation des quatre enfants remarquable de sobriété notamment), et je suis sûr qu'ils ont émergé d'un casting long et rigoureux. Tilda Swinton prouve si besoin est qu'elle est décidément une très grande comédienne et les brèves contributions de Jim Broadbent (le professeur) et de Liam Neeson (la voix d'Aslan) ne font qu'augmenter l'intérêt du film. Mais c'est vrai aussi que le monde de Narnia semble bien grossièrement esquissé en comparaison de la "Terre du Milieu" de Tolkien et que la Sorcière Blanche semble un ennemi bien moins redoutable que Sauron (ce n'est pas lui qui nous aurait préparé des loukoums, tiens!). Et j'ai été franchement géné par la cul-béniterie de l'histoire, où le sacrifice d'Aslan rappelle de façon franchement lourdingue la Passion de ... (vous savez qui, ou alors demandez à Mel Gibson). Ceci étant, j'attends quand même le prochain épisode, "Prince Caspian", dont la lecture avait émerveillé mes souvenirs d'enfant. Une dernière info pour ceux que ça intéresse: Anthony Hopkins a joué le rôle de C.S. Lewis dans un film-biographie de 1993, "Shadowlands". A revoir pour les plus mordus de "Narnia"... |
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Superman Returns,
posté le 24/07/2006 - cote : 1/10 |
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Une énorme déception. On pouvait normalement attendre beaucoup de ce film réalisé par Bryan Singer qui avait remarquablement adapté les "X-Men" 1 et 2 et qui, avait-on appris, avait laissé tomber le 3 pour ce "Superman Returns". Hélas, le résultat est mou, sans consistance, ennuyeux, à l'image de l'acteur principal fadasse. La faute au scénario déjà, qui accumule les invraisemblances: il a donc fallu cinq ans à Superman pour constater que Krypton n'existait plus? Lex Luthor envisage de rayer l'Amérique de la carte mais on peut entrer dans son quartier général comme dans un moulin et le surprendre en train de se brosser les dents? La faute au casting aussi, amorphe. Le d'habitude excellent Kevin Spacey cachetonne et se limite au minimum syndical - il faut dire que ses répliques ont été écrites avec des moufles; Kate Bosworth ne dégage aucun charisme, et les seconds rôles sont insignifiants. Le rythme est cruellement absent et le final se traîne au point qu'on est soulagé de voir apparaître le générique de fin. Vraiment rien à sauver dans cette version, revoyez plutôt les "Superman" 1 et 2 de Donner avec Christopher Reeve, nettement moins cornichons. |
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