| |
|
| yvale a déjà écrit 61 commentaires sur le forum |
|
 |
|
|
1 - 2 - 3 - 4 - 5
|
|
 |
|
|
Entre ses mains,
posté le 06/10/2005 - cote : 6/10 |
|
On attendait Benoît Poelvoorde dans un registre différent, je ne l'ai pas trouvé convaincant et même bien en deçà du jeu très naturel d'une Isabelle Carré qui ne parvient pas, à elle seule, à sauver le film. L'idée de la rencontre entre un tueur en série (une fois de plus pour Poelvoorde..) qui cherche une proie et découvre l'amour passe bien mal... La fin du film se pressent un quart d'heure après son début. Quelques bons plans et une belle lumière... Un film très moyen. 5,5/10 |
|
 |
|
|
Orgueil et préjugés,
posté le 07/10/2005 - cote : 10/10 |
|
L'orgueil d'avoir vu ce film en avant-première... sans préjugé. La ballade des dames du temps jadis, époque à laquelle les convenances étaient aussi serrées que le corsage des belles. La noblesse prenait ses quartiers d'été à la campagne. Les gentils-hommes y chassaient gibier et gentes damoiselles. Au fin fond du Derbyshire vit une famille de la bourgeoisie prolétarienne... celle qui n'a plus comme unique richesse que ses enfants. Un certain Darcy s'en vient proposer son contrat de confiance et c'est le Win for Life ! Joe Wright signe un grand film romantique. Cela commence comme un feu d'artifice... un peu comme si Barry Lyndon s'invitait chez Amadeus et c'est Lord Byron qui tient le carnet de bal. Décors tout aussi splendides que les extérieurs, la caméra en devient libellule. Les dialogues ciselés se dégustent comme autant de bonbons acidulés. Belle musique aussi. Keira Knightley déjà vue dans les Pirates des Caraïbes crève l'écran. Brenda Blethyn (Secrets et Mensonges) est époustouflante dans le rôle de la marâtre qui laissera ses filles au plus offrant. Pour l'anecdote, on remarquera Kelly Reilly (L'auberge Espagnole et Les Poupées Russes) dans le rôle de Melle Bingley. Un film décidément bien servi par ses acteurs. Dame, que l'Amour est chose compliquée mais l'humour est omniprésent tout au long du film. Et puis, quand on aime... on ne compte pas : 9/10. |
|
 |
|
|
Saint-Jacques... La Mecque,
posté le 09/10/2005 - cote : 6/10 |
|
Vu en avant-première ce vendredi soir à l'UGC/LLN La vérité est au bout du chemin. Chacun la sienne... Coline Serreau nous emmène sur les sentiers de nombreuses réflexions. Critique des habitudes de nos contemporains, elle nous invite, chemin faisant, à nous interroger sur de (trop ?) nombreux sujets : la vie, l'amour, la maladie, la mort... J'ai cependant assez apprécié les séquences de rêve qui émaillent le film. Pour le surplus, d'assez belles images des paysages du camino. Pascal Légitimus campe assez justement à mon sens un guide. Robin et Darroussin jouent dans leur registre habituel. Un film gentil pendant lequel on sourit plus qu'on ne rit. Moyen : 6,5/10 |
|
 |
|
|
Sophie Scholl - Die Letzten Tage,
posté le 09/10/2005 - cote : 10/10 |
|
Avec "Goodbye Lénine" et "Der Untergang", le cinéma allemand revenait déjà au premier plan. Avec "Sophie Scholl...", on touche au sublime. Mise en scène sobre et efficace, c'est surtout le "poids des mots" qui prévaut dans ce film. La conscience ne doit jamais se soumettre... On se souviendra que les Allemands eux-mêmes ont été les premières victimes du nazisme, Dachau ouvrait dès 1933. Par son propos, le film dépasse l'unité de lieu. Cela pourrait être partout et tout le temps. Il y aurait tant à dire ! Un seul conseil, allez voir ce film, emmenez-y les plus jeunes : tout y est ! Plus qu'excellent 11/10 |
|
 |
|
|
Les Ames grises,
posté le 09/10/2005 - cote : 8/10 |
|
Une petite histoire dans la grande. Un village français tout proche du front est mis en émoi par le meurtre d'une gamine. Toutes les vies n'y pèsent pas le même poids. Film sombre mais très intéressant. L'atmosphère pesante y est très bien rendue. Jean-Pierre Marielle est très très convaincant dans le rôle d'un procureur qu'il incarne tout en retenue, notamment face au juge qu'il déteste cordialement campé par le très regretté Jacques Villeret merveilleux de cynisme. A voir, 8/10 |
|
 |
|
|
Il ne faut jurer de rien,
posté le 10/10/2005 - cote : 4/10 |
|
Jugnot et Dujardin à l'affiche, méfiance... Je m'étais bien dit que jamais plus on ne m'y reprendrait. Et puis, il y a eu "Les Choristes". Alors, comme il ne faut jurer de rien, j'y suis allé... Et on peut en effet dire que les costumes sont beaux... Mais cela ne suffit pas à habiller le film. J'ai pourtant entendu rire dans la salle ! Je me demande encore bien de quoi... Film qui doit sans doute plaire aux pré-adolescents. Pour ma part, c'est le prototype même du film qui rend heureux le titulaire d'une carte d'abonnement cinéma. Parce que si j'avais du payer pour le voir... 2,5/10 : pour les couturières... |
|
 |
|
|
Caché,
posté le 10/10/2005 - cote : 6/10 |
|
Vu ce film en avant-première dimanche soir à UGC/LLN. Unn thriller français qui parvient à maintenir le suspens pendant toutle film voire même après la fin de celui-ci. Daniel Auteuil et Juliette Binoche rendent particulièrement bien l'atmosphère angoissante du film et le spectateur s'y laisse entraîner. Ce n'est sans doute pas le film de l'année mais l'idée est assez originale et bien exploitée. Mérite le détour : 7/10 |
|
 |
|
|
Ma vie en l'air,
posté le 10/10/2005 - cote : 8/10 |
|
Poussé par le souvenir de "Jeux d'enfants" et la prestation de Marion Cotillard, je suis allé voir "Ma vie en l'air". J'ai trouvé le film plaisant. Rythme soutenu, humour omniprésent... Une bonne comédie française, assez rare que pour être souligné. A voir en famille... 7,5/10 |
|
 |
|
|
Combien tu m'aimes,
posté le 09/11/2005 - cote : 10/10 |
|
Un peu, beaucoup, ... Un film comme l'on en rêve, un rêve comme l'on en filme... rarement ! Je ne suis certainement pas inconditionnel de Blier, ni de l'opéra et je puis aussi comprendre les critiques tranchées de certains. Cependant, Blier n'a pas entendu le 21ème siècle pour nous balancer son franc filmer, parfois très dérangeant. "Les côtelettes" m'avaient notamment laissé sur ma faim... Mais ici, quel bonheur pour qui accepte la règle du jeu. Bernard Campan gagne le gros lot et se met en tête d'acheter les gros lolos d'une Monica Belluci très en formes. A quel prix ? Jean-Pierre Darroussin est sublîme dans cet ami qui vous veut du bien, c'est le coeur, les ordres du docteur : le second degré à un premier prix. Sans avoir l'air d'y toucher, Blier nous donne des leçons de vie. Une belle illustration notamment du boulot qui débarque dans la vie privée. La belle Monica joue de son pouvoir de séduction, de ses petits airs moqueurs, de celles que l'on voit dans "Il"... Mais la sensualité n'est pas forcèment là où on pense l'y trouver, la scène des escarpins vaut bien Bunuel. La vedette du film, c'est Campan. Extraordinaire en anti-héros. Pour le surplus, je dirais l'antithèse de "Tenue de Soirée". Outre Depardieu, des scènes rappellent ce Blier d'il y a vingt ans. Belluci qui monte ses bagages, c'est Miou-Miou qui rentre à sa piaule. Lumière des grands soirs et une note excellente pour la musique qui colle littéralement au film. Combien je t'aime, passionnément : 10/10. |
|
 |
|
|
Match Point,
posté le 14/11/2005 - cote : 8/10 |
|
Cela fait si longtemps qu'il joue dans les "Masters". C'est sûr qu'on l'aime notre Woody, se remettre en question avant chaque match, euh chaque film, c'est champion çà... Bravo, pour la prise de risques. Mais ici, visiblement, Allen ne joue pas sur sa surface de prédilection. Si ce n'est déjà plus Manhattan, ce n'est tout de même pas encore Wimbledon... Pourtant, début de match, Woody sert remarquablement. Quel vista dans cette description des milieux aisés de la City. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les convenances sans jamais oser le demander. Au deuxième set, le jeu retombe. On joue du fond du court et quelques lenteurs s'installent. Le troisième et dernier set est plus disputé, breaks et contre-breaks se succèdent, mais la balle de match n'est pas celle qu'on croit... Victoire au tie-break. Ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne ! Carnet de balles : bons joueurs, match à rebondissements et quelques décisions de l'arbitre contestables... Ambiance : encore et toujours de l'opéra (cà devient très tendance but it's not my cup of tea), qui soutient cependant avec bonheur le côté dramaturgique du film... Morale : La vie et tout le reste... anything else, à vous de voir ! Cotation :Game, set and Match, Mr. Allen. Evidemment : 7 |
|
|
|