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Profil de Dirtyaudience

 
 
Dirtyaudience est un homme de 36 ans habitant Bruxelles .
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Dirtyaudience a déjà écrit 17 commentaires sur le forum
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The Room, posté le 17/05/2006 - cote : 1/10
***Certains passages de cette critique, jugés trop injurieux, ont été supprimés***

La voilà enfin, cette daube attendue. Et si c’était bien. Si malgré sa bande annonce ressemblant à un atelier d’improvisation amateur rejouant les plus grands clichés de l’expressionnisme allemand ; si malgré son making-of désolant dans lequel Giles répète le jeu des questions-réponses, en attendant la gloire. Gloire qui viendra, il en est sûr. Et si ce gars qui vend son film comme un concessionnaire de voiture d’occase ; avait réussi à faire un film "moins pire" que ce qu’on attend de lui. Et si simplement il y avait, un bon film ? Non. D’emblée, voilà une salle qui ne se remplit que de personnes ayant un rapport plus ou moins lointain avec la production, ça sent mauvais. "Et la fierté du travail bien fait, qui réunit une communauté autour d’un projet ?" me dira-t-on. Certes, qu’elle se manifeste, la “communauté
Terreur sur la ligne, posté le 25/07/2006 - cote : 6/10
Jill Johnson a de gros sourcils et de petits seins, pas que Jill soit un thon, loin de là... mais la première chose qu’on tendance à dire à propos de Jill c’est : “Jill, elle a des gros sourcils et de p’tit seins…” “...Et puis, elle est aussi un peu conne…” J’raconte : Jill Johnson a explosé son forfait de portable, a surpris son petit ami en train de rouler une pelle à une blonde alcoolique à gros seins* qui s’avère être la meilleur amie de celle-ci et si cela ne suffisait pas, Jill accepte un Baby sitting un soir de tempête dans le trou du cul du monde. Pour une Babysitteuse, Jill se pose un peu là. Voilà une jeune fille qui n’a jamais vu un film d’horreur, passe encore, mais qui n’a jamais vu “Scream”… On s'moque, mais apparement Simon West non plus n’a jamais vu “Scream”. Simon nous réalise un “Slasher” comme s’il inventait le genre ; tous les clichés sont présents sans une once d’humour. C’est qu’on est pas là pour rigoler, on fait un film qui fait peur. Alors, il y a de l'orage, des portes qui grincent, des branches qui bloquent la route et des filles qui courent dans tous les sens. Pour peu qu'on aie hiberné durant 15 ans, le film est pas mal fait. Simon, c'est pas le genre à vouloir être réalisateur. Simon, il a juste du savoir faire. Simon West c’est du Giles Daoust en mieux cadré, mieux éclairé, mieux monté, mieux orchestré. Simon West fait du Giles Daoust regardable.
Superman Returns, posté le 26/07/2006 - cote : 5/10
Que les choses soient claires, Superman n’as jamais été un super héros intéressant. Un extraterrestre en collants ayant un prénom abscond s’accorde une marque déposée et des couleurs qui fleurent bon le patriotisme neuneu de l’Amérique profonde. En deux numéro de cirque, le voilà sauveur du monde, telle une bannière étoilée un peu trop frimeuse. Pour sa défense, Superman se retrouve vite le héros d’un peuple aussi con que lui, pas capable de reconnaître dans une mèche et une paire de lunettes, celui que certaines vieilles surnomment l’homme d’acier. Némésis et tête de cul… Alors que superman se caractérise par une mèche de cheveux rebelle, son alter ego démoniaque est chauve. Ce qui n’a d’intérêt que chez les garçons coiffeurs bédéphiles qui tiennent à revendiquer l’importance de l’art capillaire dans le cinéma d’aventure et de science-fiction. Pour le reste, ce type looké comme puff daddy rêve de dominer le monde en échafaudant un plan retord basé sur la crise immobilière. Ce qui n’a d’intérêt que chez les agents immobiliers bédéphiles qui tiennent à revendiquer l’importance du taux de cadastre dans le cinéma d’aventure et de science-fiction. Reprendre les choses où elles ont été laissés. L’idée étant de continuer dans la lancée de Superman II; celui s’étant envolé vers des galaxies lointaines sans laisser un mot, un coup de téléphone, rien. Cela dit en passant son départ, les gens s’en tapent. En effet personne n’aurait tendance à pleurer un gars qui fait le malin en se bastonnant avec les Bee Gees (revoir Superman II). Et si son retour ne consiste qu’à revendiquer la paternité d’un gamin qui à du mal à assumer que d’autres Messieurs jouent à “rentrer dans Maman”, reste à espérer que celui-ci retourne aux “palais des glaces” à faire un numéro de télépathie avec un sosie de Marlon Brando permanenté. Ce qui n’a d’intérêt que chez les fans de Marlon Brando cinéphiles qui tiennent à revendiquer une plus grande présence de leur idole le cinéma d’aventure et de science-fiction. Qu’ils se remémorent “L’île du Docteur Moreau” et meurent de honte. A-t-on besoin de Superman ?
La Tourneuse de Pages, posté le 24/08/2006 - cote : 2/10
– “Y font pas de la radio, Radio France ?” – Si si… – Et “La tourneuse de Pages” Alors, c’est quoi ? – Ben, c’est une fiction radiophonique… Mais vu que ça passe au cinéma, ben yz’ont mis des images dessus. – Ah ? – Oui, tu vois c’est un film, avec des morceaux de piano… – Ça, ça passe bien à la radio, les morceaux de piano… – Oui, et ça se passe en province dans une grande maison… – Comme dans un Chabrol. – Oui, dans une grande maison et… – Là, c’est moins radio… Ou alors faut mettre de l’écho… – Non, non, y a pas d’écho, sinon on comprend pas le texte joué par les acteurs… – Sont bien les acteurs ? – Ben y jouent comme à la radio, yz articulent bien, y laissent des blancs… pour laisser du temps aux gens pour comprendre. – Et ça raconte quoi ? – C’est une histoire d’une pianiste avec une vengeance et un chassé-croisé malsain et lesbien… – Comme dans un Hanke. – Mouis, mais en moins malsain… – c’est pas facile à faire passer… un chassé-croisé malsain et lesbien à la radio… – C’est vrai, c’est pour ça qu’yz ont mis des images dessus… – Ha oui, j’aime bien les chassés-croisés lesbiens… – Non non, au final, yz ont enlevé les passages malsains et lesbiens… – Ah ? – Oui, yz ont remplacé ça par des scènes avec un petit garçon qui a une tendinite… C’est moins malsain – Et puis à la radio, tout le monde sait ce qu’est une tendinite. – Oui, sauf qu’à l’image, une tendinite, ça passe moins bien… – Ah. – Oui, alors yz ont mis des images de la grande maison avec des morceaux de piano dessus… – … Si ça marche pas au cinéma, ça passera bien à la radio. – Oui.
Casino Royale, posté le 30/11/2006 - cote : 8/10
Figures imposées Chez les gens qui n’ont que peu à foutre du cinéma, pour des raison aussi légitimes que : “ça coûte cher, y a rien de bien, les boissons sont hors de prix, c’est sous-titrés, y’a du bruit, il’m donne des coups de pied dans mon siège” ou encore “pour le même prix, j’loue trois dvd, puis d’abord on trouve jamais de place pour se garer”. Pour ceux-là, avec James Bond, il y a les années “sans” et les années “avec”. Cette année, est une année “avec”, et donc malgré tout, “maman, tu mets ton chapeau et on va au cinéma”. Biensûr pour ceux qui en en ont un peu quelque chose à foutre du cinéma, les année “oo7” c’est aussi parfois des années “sans” car outre le fait que “ça coûte cher, les boissons sont hors de prix, c’est sous-titrés, y’a du bruit, il’m donne des coups de pied dans mon siège” ou encore “pour le même prix, j’loue trois dvd, puis d’abord on trouve jamais de place pour se garer”; c’est vrai “y a rien de bien”. Et même parfois avec “Les James Bond”. Dernièrement, Les “avec”, “James Bond, c’était plus vraiment ça”, certes on avait droit à un quatre quart gadget/placement produit/cascades/James Bond girls mais vu que la formule s’était illustré par une plâtré voiture invisible/Perrier©/karaté à 2 balles/Sophie Marceau ; la franchise, elle sentait un peu la pâté de foie et encore un pâté crème allégé de tout ce qui aurai pu définir un pâté. “Mwouais, v’la t’y pas qu’il nous refaît le coup de l’intro interminable, et que bhlabhlabhla, que je te balance une vanne, bhlabhlabhla, une métaphore culinaire, bhlabhlabhla,… mais au final, “Casino Royale” c’est bon ?” Par la soustraction. Casino Royale s’inscrit comme une pierre angulaire de la culture jamesbondophile, culture à l’intérêt tout relatif pour les personnes n’ayant que peu à foutre de la culture jamesbondophile. En effet, Une nouvelle tête pour un oo7 est toujours un événement d’envergure, jamesbondophilement parlant. Et celui-ci dès le début posait problème, “Pas assez Playboy” trop “délit de Sale Gueule”. Comme si les gardiens du temple criant au scandale, n’avaient jamais ouvert un roman de gare de Ian Fleming et ainsi ne faisait qu’accroître l’idée que James Bond était la suite de la série “Le Saint”. Idée crétine, prouvant que ceux-ci , n’avaient pas non plus ouvert de bouquin de Leslie Charteris . En effet, Nos deux héros sont loin d’être les figures iconiques qui nous ont été vendues pendant des années. Et c’est tant mieux. A quoi bon allez au cinéma si c’est pour retrouvez à l’identique ce que l’on a connu par la lecture. La réponse est simple : “En comptant les gens qu’ont vu le livre, bhen ça sera un succès au cinéma… wep c’est comme une projection dia de vacances qu’on a fait, c’est pour se souvenir de ces vacances.”*. Hors, les héros de Ian Fleming et Leslie Charteris sont rentrés dans l’inconscient collectif mais peu de gens ont passer le temps Bruxelles – NewYork, plateau repas exclu, pour venir à bout d’une de leur aventure. “Mais revenons à nos moutons. “Casino Royale” s’inscrit dans les films “les débuts de…” soit une vague cinématographico-télévisuelle amorcée dans le but de recycler des héros soit trop vieux, soit dont toutes les aventures ont déjà été contées, soit dans le but de d’élargir l’audience potentielle en misant sur les plus jeunes. Et ainsi, on eu droit à la genèse de Sherlock Holmes, de Indiana Jones, Darth Vader, Starsky et Hutch, Batman, le Saint, … et enfin James Bond. “Hé l’aut’ malhonnête, le james Bond, il est basé sur un roman qui existe vraiment et que c’est la première aventure de James Bond”. “Alors, d’abord, je ne n’instisterer pas sur la pertinence de ces propos et ensuite si tu pouvais simplement fermer ta…biiiiiiiiiiiiiip et me laisser –si pas finir, on en est pas encore là– continuer. Donc, “Casino Royale” s’inscrit dans les films “les débuts de…” et est effectivement basé sur le premier roman des aventures de James Bond, Mais il serait un peu naïf de croire que si l’adaptation cinématographique n’arrive que maintenant, c’est qu’on vient juste de découvrir qu’il y avait encore quelque chose à raconter… Et il est temps de faire une petite pause historique à l’attention des personnes n’ayant que peu à foutre de la culture jamesbondophile et “remettre un peu les choses dans leur contexte”. Si officiellement, l’on compte 21 aventures dans la Franchise** James Bond”, officieusement il en existe 24 qui peuvent se manifester sous la bannière oo7. Ainsi deux scénarios ont échappé à la main mise de la broccoli’s family et ont été adaptés à plusieurs reprises de manière plus ou moins officielle : Casino Royale (1954), Casino Royale (1967) et Jamais plus jamais (1983) film reprenant le scénario de Opération Tonnerre. Le “Casino Royale” 2006 arrivant ainsi comme nouveau “James Bond – on reprend les choses à leurs origines – ” car les droits ont été enfin acquis par les Broccoli. Donc, Résumons : On a une nouvelle gueule (qui si n’est pas le playboy souhaité est en coup plus jeunes que le dernier en date qui avait pris la précaution de ne plus courir torse nu sur la plage, ses bonnet B lui faisant mal lors des scènes d’action). On a un vieux scénario, façon : “On a retrouvé des bandes oubliées d’un chanteur mort, y a de quoi se faire des thunes”, et enfin çà commence à faire des lustres qu’on fait plus illusion dans le domaine de l’action avec nos héros manierés, alors qu’en face on nous défie avec du couillu. Ainsi l’heure était venu pour la vengeance. James Bond revient et il n’est pas content… Exit les gadgets, exit les danses prénuptiales avec Money Penny et surtout exit les blagues à papa… Voilà un agent besogneux, ultra violent, roulant en voiture de location et qui rentre ses notes de frais. Voilà un agent qui s’en prend plein la gueule, ça castagne sévère, loin des poses qui feraient passé Austin power pour Bob Denard. Ici les bastons sont poisseuses, vulgaires et expéditives, le permis de tuer à enfin lieu d’être et y pas de temps pour les vannes de fin de banquet. Si l’idée venait à James Bond de jouer Brett Sinclair, il n’aurait tenu que deux bobines. Voilà du sec, du taureau, du trouble, de l’audace. James Bond est enfin James Bond, ça sent enfin le vrai roman de gare, le chien mouillé, la chambre mal aéré. James Bond revient et ça fait enfin plaisir
Le Prestige, posté le 22/01/2007 - cote : 7/10
“Et dire que si y’zavaient été amis, bhen y’zauraient été ‘siegfried n troy’” De prime abord, un film avec des magiciens, ce n’est pas une bonne idée. Pas un film avec des magiciens qui se bourent la trouche à coups de pouvoirs genre :“Que je me change en ‘pims©’, tu te changes en anorexique, que tu me manges, que j’ai perdu, que tu te fais vomir et que j’ai gagné...” Non, un film de magiciens avec lapin, canaris, jeu de carte et assistante à moitié à poil ; un film de magiciens où l’on découvre que y’a un truc. Ainsi dans ce film de magiciens, on découvre des trucs (Attention Spoiler !!!): L’assistante à moitié à poil, si tu fais bien attention c’est Scarlett Johansson. Le canari qui disparaît de sa cage, en fait il est écrasé au fond. Et enfin,’il suffit d’une fausse moustache pour trompé un magicien, magicien qui lui même a utilisé le truc de “la fausse moustache” pour tromper un autre magicien. Donc un film de magiciens, c’est pas une bonne idée. Par contre un film d’assistantes de magicien à moitié à poil (les assistantes, pas le magicien), çà c’est une bonne idée. D’un autre coté, vu que c’est Christopher Nolan, qui nous propose ce qui est à priori une mauvaise idée ; on se dit pourquoi pas, c’est pas comme-ci, Olivier Van Hoofstadt nous balançais une bonne idée : “tiens, ça serait un film sur les assistantes de magicien, et elles seraient à moitié à poil…”… bhon c’est un mauvais exemple, mais même avec une autre bonne idée, je resterais méfiant… Alors qu’avec Christopher Nolan, on se dit pourquoi pas. Ouf. Et là, baffe dans ta gueule. Nolan nous balance un objet filmique étrange et radical. Jouant de sa mauvaise idée, Christopher se questionne sur son travail de vendeur d’illusion, sur le pourquoi de cette volonté d’aller toujours plus loin dans l’artifice alors que les regles sont immuables et les trucs connus de tous. Ainsi, “peut-on encore étonner un spectateur qui a déjà tous vu, qui le fait savoir et qui est déjà blasé à l’idée même de voir un film ?”. Nolan, pousse le vice jusqu’à l’avertissement : “Êtes-vous bien attentifs ?”, car tous moments de ce scénario pourtant classique est contrebalancé de la touche Nolan, soit une volonté de pervertir les gimmicks du genre, de remélanger à tout moment les pièces d’un puzzle relativement simple, de mettre en trop évidente lumière des indices, pour les abandonner en cours de narration et enfin les replacer comme si de rien n’était en fin de course… Pour une conclusion qui semble si évidente qu’on en voudra presque à Nolan de se foutre de notre gueule. J’arrête là, dire du bien des choses n’a aucun intérêt.
Dikkenek, posté le 22/01/2007 - cote : 1/10
un certain sens de la comédie qui vous donne l’envie de se nettoyer les yeux à l’eau de javel.
J-4, posté le 22/01/2007 - cote : 8/10
Tony Scott ou jusqu’où peut aller le cinéma du samedi soir ? - Dans ta gueule ! Rappel des faits : Duel Michael Mann / Tony Scott. 1er Round : Mann – Collateral Versus Scott – Man on fire. 0/1 pour Scott. 2e Round : Michael venait marquer, haut la main, avec un uppercut à l’estomac, j’ai nommé: “Miami Vice. Auquel, Tony Scott, dans sa “Fuck You Attitude”, avait outrepassé les règles, en contre-attaquant d’un mémorable coup de boule – Domino – qui laissa le jury quelque peu hésitant face à la régularité du geste ; l’efficacité, elle n’étant pas à contesté. 1/1. Au vu du combat, rien ne laissait présager un Round supplémentaire, tant les coups portés étaient à la fois radicaux et définitifs aussi bien pour celui qui bouffait les coups qui celui qui prenait l’initiative de les porter. De la règle, “Au troisième Round, le premier coup porté sera le dernier”, Scott récidive d’un grand coup dans la gueule, certes pervers, mais décisif… Petit retour en arrière. Alors, que le combat se jouait, sur un ring thématique : Expérimentation-et-désossage-du-cinéma-populaire, Tony Scott, jette l’éponge, retourne dans le coin de son entraîneur de toujours, Jerry Bruckheimer ; annonce une série de combat de gala, et en nous balançant son dernier objet filmique, nous prends en traître avec ce qui fait de mieux. Du bourrin. Hors-concours, il décide de frapper plus fort. Partant d’un principe pas tout à fait mauvais – le voyage dans le temps – Scott continue d’explorer les clefs de son travail. Analyse et distorsion de l’Image. Surveillance globale. Voyeurisme et amour transi, à l’image du puceau tombant amoureux dans un peep-show. Ainsi, Tony Scott, nous démultiplie les champs de vision, plaçant une caméra derrière la caméra, derrière la caméra. L’instant filmé arrivant toujours trop tard sur l’action, n’empêchant nullement la caméra de s’évertuer à rattraper l’action. Le voyage dans le temps n’étant alors qu’un procédé masochiste de revivre une unique fois ce qui doit inéluctablement arriver et auquel les protagonistes, pourtant impuissants et vaincus, porteront néanmoins les derniers coups comme-ci cela pouvaient changer ce qui par principe était déjà établi. Ouf. Bien entendu, alors que présenter comme tel, on pourrait craindre un pensum, intello-chiant, il ne faut pas oublié que l’on a affaire à Tony Scott. Ainsi, l’illustration mêle les références à “Orphée”, “Pulsion” et “M le maudit” à une réalisation nerveuse, bourrine et jouissive. Néanmoins, malgré la puissance du coup porté, “Déjà Vu” reste un Round de chauffe afin reprendre des forces avant le “cri qui tue”. Soit “Les Guerriers de la nuit”, que Tony Scott annonce déjà comme le “Kingdom of Heaven du film de Gang”. Le meilleur du combat reste à venir. dirtyaudience.blogspot.com
The Devil's Rejects, posté le 22/01/2007 - cote : 10/10
Chef d’oeuvre au coin d’la gueule. Alors que le cinéma des 70’s nous gratifiait de son énième retour, ses oripeaux comme fière bannière mais laissant le squelette vicelard dans le placard. Alors que quelques remakes au décorum bandant se permettaient quelques débordements rivalisant avec les glorieuses d’un vrai cinéma Redneck mais au final se “glissait derrière l’oreille” l’élan viscérale des origines. Voilà que déboule “The Devil's Rejects”. Fermeture du cirque pour cause de sècheresse. Avec “The Devil's Rejects”, Rob Zombie nous propose de mettre un grand coup de latte l’idée de “suite” développée par les studios depuis 20 ans. Rob Zombie assèche sa réalisation, la dépèce de tout ce qui faisait la particularité de son premier film, faisant bouffer du gravier au public qui ne voyait en lui qu’un “chevelu lorgnant sur une imagerie tim burtoniène marcabre”. Avec “The Devils Rejects, l’intention est de revenir à l’essentielle, d’éviter la bonne manière des préliminaires et d’attaquer avec une sodomie dès la lumière éteinte. Et tant qu’à profiter jusqu’au bout de ce coït qui rosit les chaires, gardons la lumière allumée. Je m’arrête là, dire du bien des choses, n’ayant aucun intérêt. dirtyaudience.blogspot.com
Rocky Balboa, posté le 07/02/2007 - cote : 8/10
Toute une vie et un combat. Vouer une admiration sincère à Sylvester Stallone est un combat de tous les jours. Faites le test suivant, prononcez les mots suivant :“Tango & Cash, Cobra, Demolition Man” et vous hériterez au mieux de sourires en coin ou de regards fuyants ; au pire vous voilà catalogué de Gogol et serez la risée des 20 prochains réveillons familiaux. 2e étape, faites le même test en prononçant les œuvres suivantes : “Nighthawks, Paradise Alley, Copland” et vous passerez, au pire pour un malhonnête homme d’une mauvaise foi hors bornes et au mieux on vous lancera des regards interrogateur dont la pensée pourrait se résumer par : “Mais qu’est-ce qu’il nous sort encore pour faire le malin…”. La cause est entendue, Sylvester est un mauvais acteur, un suppôt du capitalisme, un réac prônant la loi du talion et Ô horreur, le VRP ultime de “ce qui se fait de pire dans le cinéma, c’est pas lui qu’on verra dans out of Africa, Amélie Poulin ou encore volver…”. Sylvester n’a rien pour lui. Et il est vrai parfois il le cherche. Voilà un acteur qui passe simultanément de statut de “Méga Star” symbole des 80’s. Trop musclé, trop riche, trop clinquant, trop frime, trop là à poser avec une épouse trop grande, trop refaite, trop potiche ; faisant son show à travers le monde dans des restos à thème juste bon à servir de vides greniers à des studios trop heureux de se débarrasser de reliques n’ayant que peu d’intérêt… “Qui ça intéresse de bouffer un mauvais burger à côté d’une vitrine contenant le sabre de Kevin Costner dans bodyguard”… Mais je m’égare. Voilà donc un gars devenu ringard au milieu des 90’s période où unanimement les 80’s furent la période la plus détestable, la plus surfaite, la plus kitch et qui coûte que coûte, juré si elle fait son come-back, on l’appréciera avec le dédain et le second degré nécessaire… 90’s qui pour Sylvester Stallone allait s’éterniser jusqu’en 2003 où il apparaît une dernière fois au cinéma, dans un navet 3D commis par le meilleur pote de Tarantino qui lui tarde encore à sortir la tête de Stallone de l’eau, alors que d’autres moins méritant ou plus chanceux ont déjà eu cet honneur. (Qui se souvient du retour de Robert Foster, qui croit encore à une éventuelle nouvelle carrière pour Pam Grier et qui miserait encore un dollar sur un film avec Travolta ?). Là intervient tout le pourquoi d’un ultime Rocky. À la vue du meilleur film de l’année, oui je sais nous ne sommes qu’en février et que les Transformers ne sont pas encore sortis de leur base secrète… À la vue donc de Rocky, on ne peut qu’avoir l’impression d’avoir abandonné un vieux chien à la veille des vacances, surtout que celui-ci débarque un matin, sans aucune rancune devant votre porte, se lève sur ces deux pattes et commence à danser… Un tour que vous aviez oublié, trop honteux d’avoir laisser ce clébard sur le bord de l’autoroute… Je m’égare à nouveau. Rocky est donc de retour pour un dernier tour de piste et l’imaginer reprendre les gants fait peur. On vous l’a tant dit, Sylvester est gros, vieux, fini. Et c’est là que débute le film. Rocky est gros, vieux, fini. Rocky tient un resto-vide-grenier à sa gloire, donne à bouffer à deux tortues qui aimeraient avoir autre chose à faire de que mater un vieux en train de se lamenter. Rocky se traîne, fait pitié mais malheureusement, on ne voit pas trop ce qu’il pourrait faire d’autre. Avec “Rocky Balboa”, Sylvester Stallone aborde ce qui lui reste, entame ce que le public ne veut pas voir, la vieillesse d’un héros, le déclin de l’icône et enfin sa mort, permettant enfin à chacun de revenir à une image plus glorieuse de celui qui fut grand et fort ; alors que l’instant d’avant il était gros, vieux et malade. Rocky n’est pas là pour gagner mais juste pour montrer que les années noires ne furent rien, qu’il est prêt à encore encaisser, car tout sa force réside dans son endurance à encaisser. Ainsi à ce stade-ci de la vie de rocky-stallone, plus rien ne peut lui faire mal, celui-ci à tout vécu, tout subit. Et si l’ours ne vous a pas convaincu qu’il était prêt à tout encaisser, celui-ci, ressortira une ultime fois de sa réserve en interprétant son autre alter ego, Rambo qui pour rappel, n’avait rien demandé à personne. Être un vieux Sylvester Stallone sera un combat de tous les jours. dirtyaudience.blogspot.com
   
 
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