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Profil de Doryan

 
 
Doryan est un homme de 38 ans habitant jette .
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Doryan a déjà écrit 25 commentaires sur le forum
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La Guerre des Mondes, posté le 23/07/2005 - cote : 4/10
Adaptation plus ou moins fidèle au roman dont elle est inspirée, 'La guerre des Mondes' ne convainc malgré tout pas vraiment sur la plan de la narration. Ce combat contre des envahisseurs à trois pattes vue à travers les yeux d'un père de famille désaxé et irresponsable (Tom Cruise n'est pas vraiment le meilleur choix d'acteur pour cela, on l'a connu plus convaincant) manque de liant au niveau scénaristique, et s'englue trop souvent dans ses scènes à rallonge où l'intimisme fleure un peu trop le mélo facile. A trop réduire l'action au seul point de vue de ce père de famille, on a l'impression de manquer de perspective, de globalité. On ne sait quasiment rien de la réaction du reste du monde, des dispositions de l'armée, du sentiment de panique à peine illustré par la scène du bateau. Rien à redire sur les effets spéciaux bien entendu, mais on aurait aimé vibrer sur davantage de consistance en regardant défiler les scènes de panique ou de destruction. La fin quant à elle est bâclée, on l'a déjà dit, même si fidèle au roman de HG Wells. Je m'attendais à mieux, en ayant vu Cruise-Spilelberg sur la bande-annonce, que cette vision mélodramatique et très personnelle de ce fleuron de la SF littéraire.
Entre ses mains, posté le 01/10/2005 - cote : 8/10
Un Poelvoorde à contre-courant des rôles auxquels on a tendance à l'identifier plus facilement. Visisblement, cela déstabilise certains trop habitués à le voir en pilier de comédies dramtiques. Il convient néannmoins de souligner la qualité de son interprétation dans ce rôle pour lequel il s'est manifestement beaucoup remis en question. Au final, il nous livre une prestation convaincante de son personnage torturé, ambigu, livré à un perpétuel combat entre instinct et sentiment. Parsemé de regards inquiétants, de non-dits expressifs, d'expressions ou le trouble se diffuse comme un malaise tacite, et de réserve indéfinissable dans le geste, son intérprétation mérite les éloges. Je suis même convaincu que si cela avait été son premier rôle, nul n'aurait trouvé à dire qu'il n'était pas convaincant. Mais habitude oblige, un écart par rapport à la norme de ses personnages équivaut à une note négative pour ceux qui aiment l'"autre" Benoît. Ce n'est pas mon cas. Poelvoorde est un excellent acteur, sous-estimé, apte à diversifier autant son registre que l'est Depardieu sans s'enchaîner à un genre. Quant au film lui-même, il a ses qualités même s'il évolue sur un rythme lent et laisse beaucoup au jugement du spectateur. Un drame tout en nuances, en équivoques, qui eût peut-être même pu gagner en qualité en nous épargnant la séquence de la mise à mort, trop explicite.
Mission: Impossible 3, posté le 09/05/2006 - cote : 2/10
Un monument de louange auto-dédicacé au signeur et Maitre Tom Cruise. L'avis un peu 'tranché' sur l'égo surdimensionné de Cruise que transpire le film m'avait un peu interpellé en lisant les premières critiques sur ce site, mais force est d'admettre que ces commentaires sont dans le vrai. Le scénario est creux, l'action est gonflée, toute la mécanique est au service du beau Tom, qui livre ici une prestation égocentrique à mesure de l'invraissemblance de l'ensemble. Un film qui donne tout sons sens à l'expression 'film pop-corn', destiné aux amateurs de bam-boum-badaboum, ou à la rigueur aux étudiants qui chercheraient à se défaire du stress de leur session d'examens approchante. A éluder pur quiconque n'aime pas qu'on lui insulte les neurones.
Da Vinci Code, posté le 25/05/2006 - cote : 6/10
Le Da Vinci Code, phénomène de mode par excellence de par les débats avides qu’il suscite sur la nature de son propos. Sans revenir ici sur la pertinence des thèses élaborées par l’auteur, ni sur la nature fictive ou non des données historiques sur lesquels il s’appuie pour les étayer, je m’attarderais juste sur les qualités cinématographiques de l’ouvrage de Ron Howard, œuvre à vocation de divertissement par excellence. Sans doute-il est inadéquat d’en tracer un parallèle qualitatif avec le livre dont il s’inspire – pour moi fort mal écrit et ne valant réellement la lecture que pour la curiosité de l’aspect controversé de ses thèses. Une adaptation est toujours réductrice, et celle-ci ne fait pas exception à la règle. Quiconque a lu le bouquin se verra forcément un peu déçu par la transcription qui en est rendue, tout en ayant d’autre part plus d’aise à comprendre l’intrigue que ceux qui la découvriraient pour la première fois. Là ou le livre prenait en effet les détours nécessaires pour poser le décor et tisser la toile de fond historique des énigmes soulevées par le récit, le film emprunte des raccourcis et égare parfois le spectateur novice sous l’effet d’accélérations de scénario pas toujours transparentes. L’histoire en elle-même est sans surprise et épouse fidèlement celle du roman. Reste à savoir si celui-ci se prêtait forcément bien à une adaptation cinématographique, toute considération financière sur des profits potentiels mise à part. Car c’est là en effet que l’on demeure un peu sur sa faim. L’histoire du Da Vinci Code est plutôt ‘statique’, davantage pourvue d’une forme littéraire que cinématographique, et le film n’est de ce fait pas toujours sans susciter un certain ennui, ou une impression de manque de rythme à l’un ou l’autre moment. Signalons aussi un jeu d’acteurs assez conventionnel et sans grand relief, entre un Tom Hanks qui se contente de prendre des airs ‘j’ai le mystère en moi’, une Audrey Tautou pas vraiment convaincante, et un Jean Réno toujours aussi monolithique et dont les intonations de voix toujours aussi peu crédibles versent dans le minimum syndical. Le film possède toutefois des qualités esthétiques indéniables et une ambiance de secret transposée de manière efficace. Est-ce suffisant toutefois pour prétendre constituer un divertissement de premier choix ? Personne n’ignore les qualités de Ron Howard quand il s’agit de rendre une histoire attrayante, mais encore faut-il qu’il en dispose d’une avec assez de « corps » pour pouvoir le faire. Or ici, la trame est à la fois trop riche dans son fond et trop rectiligne dans sa forme que pour servir aisément de base à un film de divertissement mémorable. C’est un peu ce dont souffre un film pourtant pétri de bonnes intentions évidentes.
Vol 93, posté le 28/07/2006 - cote : 9/10
Je rejoins l’avis favorable de la plupart des participants sur ce forum. Un film qui se doit d’être vu pour la conscience, la mémoire et la réalité. Malgré une mise en route un peu poussive, la narration de l’histoire évolue ensuite sur un mode crescendo pour se terminer en véritable gifle émotionnelle, et clouer le spectateur à son siège, nanti d’une émotion dont il aura besoin d’un peu de temps pour se remettre. Largement engoncé dans le motus operandi cinématographique du ‘real movie’ qui cherche, caméra à l’épaule, à prodiguer un aspect réaliste et ‘participatif’ à l’histoire en transposant le spectateur au cœur du récit par la mise en place d’une ambiance de quasi-documentaire réaliste, le film surfe sur la vague amorcée par des films tels ‘Blair Witch Project’ ou ‘Open water’. Ici, le sujet traité est d’un dramatisme tel qu’il n’y a nul besoin de préface ni de mise en contexte. Filmé en temps réel pour accentuer cet aspect de réalisme cru, « United 93 » ne cherche délibérément ni à valoriser, ni a glorifier, ni à vilipender. La force de son sujet le dispense de devoir interpeller la conscience par des artifices de scénario où des personnages charismatiques. Le climat de tension dramatique se charge de lui-même de le faire, en réussissant la prouesse de susciter la projection du spectateur qui ne peut s’empêcher, à mesure que se rapproche le dénouement du drame, de s’imaginer en lieu et place des personnages livrés au drame humain le plus fondamental, celui de la lutte pour la survie. Film pour le mémoire, United 93 ne cherche pas tant à imprimer l’horreur qu’à narrer froidement la réalité de ceux qui l’ont commise et de ceux qui l’ont vécue, les uns empreints de la folie du fanatisme islamiste et de ses illusions meurtrières, les autres livrés au désarroi le plus humain, tentant de réagir à la réalité démesurée d’un drame inconcevable auquel rien ne les a permis de se préparer. Tout dans les attitudes est humain, intimement crédible, et au final terriblement émouvant. Prières, mots d’amour, courage et prises de responsabilités éclaboussent comme autant d’envies de vivre les derniers instants des passagers de ce vol, dont le pilote préfère en finale la perte insensée et inutile à la reddition. Un film qui conscientise autant qu’il secoue, qui imprime avec force ses images de folie humaine et de ses conséquences, folie à laquelle toute tentative de réponse rationnelle n’est peut-être que vanité. Du cinéma utile, éloigné des standards du divertissement actuel, mais qui sans doute, à mon humble avis, possède la qualité bien plus louable d’humaniser davantage ceux qui l’auront vu.
Une Vérité qui dérange, posté le 02/11/2006 - cote : 9/10
Un documentaire utile sur un sujet alarmant, dont l'urgence nécéssitte incontestablement sa mise au devant de la scène par un média tel que le cinéma, afin d'atteindre un plus large public. Ceci pour répondre à la critique précédente qui s'interrogeait sur la nécéssité d'en faire un film. Mon avis rejoint la plupart de ceux déjà énonçés sur ce site: le sujet interpelle, et les projections futures fondées sur le maintien des pratiques actuelles donnent froid dans le dos. Certes, l'on objectera que le problème écologique se doit d'englober la dimension socio-politique des activités humaines, en étant conscient de l'impact potentiel sur la santé économique de certains pays fragiles des mesures visant à combattre le réchauffement global, le degré de CO2, etc... . Néanmoins, le mérite de ce film est clairement de démontrer l'urgence d'une prise de conscience et d'une action concertée, laquelle se doit, tout en englobant la prise en compte du plus de facteurs possibles, d'oeuvrer dans ler sens d'une volonté clairement établie de redonner à la planète le respect qui lui est du.
World Trade Center, posté le 04/11/2006 - cote : 6/10
En optant d'emblée pour le parti-pris de ne pas focaliser l'attention de son long-métrage sur la dimension nationale de la tragédie vécue lors des attentats du 11 Septembre, en faveur de celle, plus intimiste et réservée, du drame humain de deux pompiers captifs des ruines du WTC de longues heures durant, le film cible son propos sur une approche qui peut désorienter le spectateur habitué par les médias à n'appréhender ces événements qu'à une échelle beaucoup plus large, celle du drame d'une nation entière, voire d'un tournant dans l'histoire du monde. Ce décalage ressort ci et là en filigrane de certaines critiques précédemment parues. L'on est aisément pris au dépourvu par l'absence d'amplitude volontairement conférée au récit. Car ici, Stone amorce une vision de l'évènement par ceux qui en ont été les témoins privilégiés, et les victimes le plus souvent. En plaçant sa caméra dans les yeux des pompiers lancés sur les lieux du drame, une partie de la réalité des évènements et de leur impact est inévitablement occultée par le récit. Pas d'images spectaculaires - autre que d'archives - montrant l'effondrement des tours, pas de plan rapproché des avions, pas de détails sur la trame des attentats. La caméra s'attarde bien moins sur l'ampleur des actions prises en surface pour faire face au drame que sur la lutte pour la survie nouée entre les deux hommes, lutte qui, bientôt, se mue en une relation désincarnée et émouvante dans laquelle chacun s'érige en raison de vivre de l'autre. L'impact émotionnel auprès de la population est lui aussi davantage effleuré que détaillé, au profit une nouvelle fois d'une attention plus intimiste imprégnée sur les familles éperdues des victimes dans l'attente désespérée de nouvelles. Au final, on peut librement apprécier ou non cette approche, qui a pour elle le mérite d'apporter sans maniérisme aucun un témoignage jusqu'ici inédit sur le drame du 09/11, mais qui s'abstient d'en rendre la magnitude globale avec laquelle la conscience mondiale le perçoit depuis sa survenance. Un choix dont la pertinence sera diversement appréciée et commentée selon les sensibilités, mais qui, à titre personnel, ne me parait certainement pas dénué d'à-propos.
Children of Men, posté le 11/11/2006 - cote : 7/10
"Chidren of men", ou l'histoire glacée d'un monde condamné à terme par une infécondité endémique, éprouvée par certains en quête de sens comme un signe expiatoire pour ses trop nombreux péchés. Le film brosse la vision d'un futur dépenaillé, sordide, livré à l'hédonisme d'une société qui se sait condamnée à asphyxier, tout en continuant à livrer une lutte dénuée d'humanisme à l'encontre de phénomènes qui évoquent étrangement une extrapolation de ceux connus aujourd'hui par les pays occidentaux. Le film oscille entre le SF classique et le drame, et propose une mise en scène cascadée qui laisse peu de répit, enchainant ci et là des plans ininterrompus de plusieurs minutes dont on ne peut que saluer la précision et l'homogénéité d'ensemble. Par ses allures de documentaire-fiction, 'Children of men' brosse le portrait d'une société désabusée, proche de son terme, à laquelle la conscience de sa fin ôte chez beaucoup la distinction entre bien et mal. L'action des états pare au plus urgent, sacrifie l'éthique à l'efficacité, se dépouille d'humanité, alors même que la vie se voit confisquer son avenir. Rarement le futur aura-t-il été projeté sur grand écran au moyen d'un pinceau à la foix aussi rugueux que cohérent. La note d'espoir que laisse entrevoir la fin ouverte ne suffit pas à dépareiller le film de son caractère foncièrement pessimiste et obscur. Un film qui saisit et interpelle par sa noirceur autant que par sa vraissemblance de forme, rendue avec une conviction suffisante pour que l'on espère qu'elle ne voie jamais le jour.
Babel, posté le 08/12/2006 - cote : 8/10
Babel compose un étonnant kaléidoscope de sentiments et d'instants fugaces d'humanité, saisis dans leur nudité la plus crue et éclairés du faisceau tremblant d'un climat dramatique allant sur le mode crescendo. Trois histoires sans lien initial apparent, disséminées sur trois continents, trois situations de peine différentes sur la forme mais si semblables dans leur incidence sur la détresse des gens qu'elles assaillent. Un film humaniste et sincère, dénué de toute fioriture et imprégné d'un réalisme émouvant. Une histoire qui s'inspire autant du vide communicationnel entre les gens et les pays, que de l'inaptitude à parvenir à se transposer à la place de l'autre et à se laisser pénétrer de son vécu, fût-il proche ou étranger. On peut peut-être reprocher au film une mise en train un peu lente, voire certaines longueurs inutiles à la densité de l'œuvre, mais ces quelques reproches ne pèsent guère lourd face à la réussite de l'ensemble. 'Babel' effleure son sujet sans l'asséner, suggère plutôt que de tonner, illustre plutôt que de plaider. C'est cette consistance étonnante et discrète, couplée à la mise en scène, si particulière à son metteur en scène, d'histoires dissociées dont le trait commun ne se dévoile que sur le tard, qui lui confère cette aptitude à se laisser interpréter de plusieurs manières selon la réceptivité du spectateur. Le film réussit à transposer l'humanité de ses personnages au point que celle-ci parviendra assurément à servir de miroir à bien des sensibilités. Servi par un jeu d'acteurs pleinement convaincant, 'Babel' étaye son propos à la manière d'un prisme reflétant un panaché composite d'instantanés de vie, avec une intensification mesurée à celle que peuvent épouser la communication, le rapprochement entre les êtres, ou, inversement, la solitude qui les enlise quand s'étiole l'aptitude à comprendre ou être compris.
La Nativité, posté le 18/12/2006 - cote : 5/10
« La Nativité » s’inspire des évangiles pour narrer l’histoire des événements qui ont précédé la naissance de Jésus. Le choix scénaristique n’était en soi pas forcément des plus évidents à traiter, et soulevait d’emblée la question du choix de la façon dont allaient être abordés les évènements du récit biblique. Ici, le parti-pris est révélé d’emblée : c’est un point de vue engagé qui rend son sujet de manière totalement dénuée d’équivoque et de neutralité. Et c’est là que réside selon moi le point faible du film, qui n’élude pas un relatif manque de finesse et de poésie dans la façon de mettre en scène les évènements, et de dépeindre leur signification aux yeux de ceux qui les vivent. Tout est traité de manière trop appuyée, partisane, conventionnelle, et en définitive assez peu allégorique. La partie mystique de l’histoire, si significative aux yeux des chrétiens, est rendue à grand renfort d’effets visuels, musicaux et scénaristiques qui ne laissent guère de place à l’imaginaire ni à l’élision. Mais à trop insister sur le sens, le film échoue quelque peu dans sa volonté à le transmettre sans donner l’impression de l’imposer. En optant pour le choix de substituer l’emphase à la suggestion, allant jusqu’à choisir de matérialiser l’ange Gabriel sous forme humaine, le film risque fort de ne plaire qu’aux convertis, et de laisser les autres dans une certaine dubitativité. Une forme quelque peu décevante et sans doute inutile, donc, à un film traitant d’un sujet aussi emblématique qui eut largement pu bénéficier d’une approche moins classique et plus « ouverte ».
   
 
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