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Profil de Cinecriture

 
 
Cinecriture est un homme de 49 ans habitant Soignies .
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Cinecriture a déjà écrit 43 commentaires sur le forum
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La Crypte, posté le 30/12/2005 - cote : 6/10
Deux films sont sortis dans un même sujet (spéléologie & découverte de vie sous-terraine), The Cave & The descent. Mon bilan : The cave = 5/10 The descent = 20/10 Le scénariste Neil Marshall, père du fameux Dog Soldiers a écrit ici un scénario tout simplement époustaouflant à côté du quel The cave fait pâle figure. Si The cave vous a terrifié attendez de voir The descent !!!!!!! The descent est un film REELLEMENT terrifant !!!!!!!
Les Choristes, posté le 16/04/2006 - cote : 10/10
Que dire. Une merveille de sensibilité. Un régal pour les oreilles. Un premier long-métrage "choral" exceptionnel.
Capote, posté le 19/04/2006 - cote : 10/10
Si l'on prend pour parti le seul jeu de Philip Seymour, fatalement chaque plan est à chaque fois une petite scénette dont on se délecte à outrance. Sa voix fluette & son maniérisme discordants, son verbe manipulateur font de chaque plan un véritable régal. Entre altruisme douteux, mondanités superficielles on reste pantois face à cet esprit à la fois si complexe et si torturé, véritable Caméléon-manipulateur. Personnellement la nature du personnage m'a ballotté entre fascination & dégout. C'est tellement bien joué que cela en devient même agaçant. En voilà un Oscar mérité. Mais il ne faut surtout pas oublier les rôles secondaires qui sont eux aussi exceptionnels. L'interprétation de Clifton Collins Jr. est de toute beauté ainsi que celle de Catherine Keener, Bruce Greenwood, ... La narration est assez similaire au Dead Man Walking de Tim Robbins. Le traitement de l'image est également exceptionnel. De plans fixes médiateurs aux plans larges sur les grandes contrées américaines oxygénants en passant par des plans serrés induisant le discours Faustien de Capote on frôle le vertige. Et pourtant l'image la plus forte de ce film reste pour moi celle de l'enfant avec le pistolet. You we'll see ! Indépendamment du personnage et du récit, on retrouve aussi l'Amérique puritaine des années 60, engoncée dans ses peurs religieuses archétypales. Etc .... Tant de choses à dire sur ce film ... La musique est là pour plus pour adoucir qu'amplifier, les sonorités sont étonnement proches de celles de Thomas Newman (American Beauty, The green mile, Road to Perdition, ...) mais c'est Mychael Danna (Exotica, 8MM, ), la ressemblance avec Newman est vraiment étonnante. Bref un superbe ouvrage sur le pionnier du "Non fiction novel" (récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences). Vous l'aurez compris, un film majeur dans le paysage cinématographique.
Collision, posté le 19/04/2006 - cote : 10/10
Dense, intense, très intense, des tranches de vies qui s'entrecroisent, qui s’entrechoquent. Des faits de société sans manichéisme pervers. La vie tout simplement, dans toute son horreur et sa beauté, avec en filigrane la peur, toutes les peurs. Un dosage d'une subtilité extraordinaire, tragique sans faire dans le pathos. Simple, efficace. La musique envoûtante de Mark Isham (Short Cuts, Nell, The Majestic, ...) renforce cette tragédie chorale. Un fabuleux premier long-métrage que je recommande hautement.
Jarhead - La fin de l'innocence, posté le 29/08/2006 - cote : 10/10
Une maitrise parfaite du sujet. Un souci de l'image et du verbe traités avec grande sobriété. Un segment de guerre moderne, récemment vécu par certaines troupes Israéliennes. Amateurs de sentations fortes passez votre chemin. Ce n'est pas un film de guerre mais une réflexion sur la guerre.
Wolf Creek, posté le 29/08/2006 - cote : 8/10
Après l'Amérique profonde, voici l'Australie primitive. Inspiré de fait divers qui se sont passés en Australie, Wolf Creek n'est rien moins qu'un Worng Turn australien qui lorgne du côté des films gore des années 70, voire un cousin éloigné du terrifiant "The Hills Have Eyes" d'Alexandre Aja. Mais Wolf Creek c'est surtout comment faire un bon film d'horreur avec seulement 4 acteurs, un scénario qui tient sur une page et quelques dollars australiens. En cela oui ce film est d'excellent facture (dans les sens propre & figuré), pour le rapport qualité-prix. Un road-movie usant à outrance mais intelligemment de plans larges. Séquences flippantes, très flippantes, voire même par moment terrifiantes. Mais le problème c'est que le film souffre de très grosses incohérences scénaristiques. Clair que ce film est une sacrée claque, mais impossible de faire tenir cela dans le réel, je ne peux pas croire à de telles incohérences dans le réel. A moins que ... Les amoureux de films tels Wrong Turn, massacre à la tronçonneuse, The Hills Have Eyes, et consoeurs seront donc ravis ..... Un grand premier long-métrage de Greg McLean sans pour autant être un chef-d'oeuvre.
Shinobi, posté le 29/08/2006 - cote : 10/10
Shinobi : Heart Under Blade est l’adaptation du roman de Futaro Yamada intitulé Kouga Ninpou Chou. Ce roman a donné lieu à un manga de Masaki Segawa connu sous le nom de Basilisk. Ce manga a également fait l’objet d’une série animée de 24 épisodes produite par Gonzo Digimation et qui est en cours de diffusion au Japon. Mais le shinobi kenjutsu c'est également un art martial japonais de maîtrise du sabre (kenjutsu) ninto. Le premier Hattori Henzo (ca ne vous rappelle rien ?) fut utilisé dans le cadre du shinobi kenjutsu. Et oui le légendaire, le mythique Hattori Hanzo dont Quentin Tarantino fait référence dans Kill Bill est présent dans ce film ! Vous avez adoré Tigres & Dragons, Azumi, Le Secret des Poignards Volants, ... ? Alors vous tomberez sous le charme de cette méga-production nipponne bourrée d'effets spéciaux. Mais si Shinobi est un film d'action époustouflant comme savent le faire les nippons (combats câblés, lyrisme absolu dans les combats) Shinobi est avant tout une histoire d'amour. Shinobi lorgne plus du côté de Tigre & Dragons que d'Azumi et consoeurs. Bref vous l'aurez deviné Shinobi est un "Roméo et Juliette" version Ninjas, musclé. Mais Shinobi c'est aussi le plaisir absolu de retrouver la splendide, la superbe, la plus belle des Japonaises, Yukie Nakama qui m'émerveillât dans le rôle dramatique de Sadako dans Ring zéro. Cela faisait des années que j'attendais ce moment, pourquoi cette merveille de la nature tourne si peu. Mais Shinobi c'est également l'envoûtante musique de Tarô Iwashiro (Azumi). Un grand rendez-vous du cinéma nippon médiéval avec des plus par rapport aux précédents, des pourvoir surhumains, des Spiderman asiatiques, une Rogue niponne, un Wolverine ninja, effets spéciaux garantis, ... Epique, spectaculaire, beau, intense, splendide, tendre, triste ! Un grand rendez-vous !
A Bittersweet Life, posté le 29/08/2006 - cote : 9/10
Malgré la similitude avec le "Revenge" de Tony Scott, "A Bittersweet Life" est de par sa nature loin de la production Hollywoodienne. Tout de suite on sen rend compte de la grande finesse de la mise en scène, du traitement soyeux et satiné de l'image. Car la grande particularité de ce film sont les alternances entre séquences de fight très soft et les parenthèses idylliques, limite envoûtantes. L'extraordinaire douceur des scènes de tension psychologique nous font lentement glisser sur de la soie à la fois auditive & visuelle. Il ne faut absolument pas aborder ce film comme un film d'action pure à la John Woo truffé de Gun Fight, il n'a pas cette prétention. A Bittersweet Life est un film extrêmement soft. Kim Jee-Woon est un réel esthète de l'audio-visuel doté également d'une capacité singulière à créer des jeux de miroir dans les dialogues.Cette dernière demi-heure salvatrice et chorale ou musique symphonique et scènes de fight se marient donnant une sorte de valse/Fight est de toute beauté. Un film somptueux qui ne fait pas dans l'excessif et dans lequel le personnage central charismatique, découvre l’amour et lui donne une dimension à la fois naïve et pure. Bref "A Bittersweet Life" c'est du style et de la substance au service de la violence. Une virtuosité éblouissante, somptueuse, voluptueuse, ... !
The River King, posté le 29/08/2006 - cote : 8/10
Basé sur le roman d'Alice Hoffman, The river king tient plus du thriller psychologique que du film fantastique. Un microcosme de vies qui s'entrechoquent, tragédies communes et individuelles, squelettes dans les placards, sociétés secrètes, non-dits, … tout cela mû par l’endémique cortège d'actes tous dirigés vers l'occultation des erreurs du passé. Toutes ces griffes du passé catalysées par cette culpabilité qui depuis plus de 2000 ans nous torture les méninges sous le fallacieux prétexte de la rédemption. Bref tous les ingrédients sont réunis pour construire une histoire trouble ou le véritable centre d'intérêt est ici, la suspicion. La vérité ... est ailleurs ! Il est clair que Nick Willing ne bouscule pas le concept. The River King est un thriller très lent certes mais simple, efficace, à connotation légèrement fantastique qui curieusement ne cède pas à l'ennui car entretenant le mystère jusqu'au bout. Plus proche d'un Insomnia que d'un Hypnotic, ce thriller enneigé ravira les amoureux de thrillers lents aux multiples personnages ambigus et images maculées de blancs qui rappelle ici le "Fargo" des frères Cohen et là le "Simple plan" de Sam Raimi. On appréciera également le fait que l'auteur n’ait pas cédé entièrement au fantastique ou encore au thriller pur, en faisant une place à la tragédie. Tragédie amplifiée par une belle B.O. Un film certes moins flippant qu'Hypnotic mais pourtant plus travaillé, à la fois sur la mise en scène le travail des acteurs et la musique, le tout magnifié par une splendide photographie. Un film ou les réponses viennent par flash-back. Un épilogue surprenant mais surtout le plaisir de revoir Edward Burns qui tourne trop rarement ! Un bon thriller sans prétention !
Saints-Martyrs-des-Damnés, posté le 29/08/2006 - cote : 10/10
Inutile de chercher le style du film, le dialogue du prologue précédé d'un extrait de "Une Saison en Enfer : Nuit de l'Enfer" de Rimbaud nous situe immédiatement dans le contexte. Saints-Martyrs-Des-Damnés est un lieu. Celui de la rencontre traumatisante entre réalité et cauchemar éveillé. Bref un Twin Peaks Canadien. S'inscrivant résolument dans la thématique Lynchienne ou réalité et imaginaire se marient pour mieux vous déstabiliser, Saints-Martyrs-Des-Damnés est une indéniable réussite scénaristique (Robin Aubert). En outre il y a un gros travail sur la mise en scène et la photographie, rien n'est laissé au hasard. Utilisation importante de la profondeur de champs avec inserts à la clé comme des Cigarettes burns annonçant le palier suivant. Plans fixes sur visage pour instaurer la peur, effets infographiques en post production, ... Mais si Saints-Martyrs-Des-Damnés est construit comme un Lynch il lorgne aussi par moment du côté de l'univers Burtonien pour sa dimension poétique. En outre il contient une composante métaphysique très importante qui renvoie à Rimbaud voire Sartre et son néant. Nous avons donc là avant tout un ouvrage (psychanalytique/métaphysique) d'une intelligence rare sur la quête de l'identité et sur celle de l'immortalité. Mais aussi sur une science sans âme, sur la solitude, la peur, la mort ... et l'amour. En définitive les thèmes exploités sont à la fois très contemporains et très archaïques. S’il apparaît au prime abord que Saints-Martyrs-Des-Damnés est un film fantastique, il s'avère que c'est avant tout un drame très humain. Saints-Martyrs-Des-Damnés est un triptyque qui se compose de trois chapitres. Un premier cauchemardesque (Lynchien) donnant accès à un second plus poétique (Burtonien) pour aboutir sur une note scientifico-moraliste aux multiples interprétations. Bref vous l'aurez compris à chacun sa fin. Un film qui comme l'extraordinaire 21 grams d'Alejandro Gonzalez Inarritu demande une participation très importante du spectateur. A soi-même de créer son propre puzzle avec au final une image dont la symbolique sera propre à chacune et chacun également. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu qu'ils sachent que même les noms des personnages n'ont pas été créés au hasard : Flavien Juste représentant la justice & le devoir, Quentin pour le cinquième ..... (Je ne peux pas développer le mot de peur de spolier), Faustin pour le pacte, .... A noter une scène d'amour d'une beauté sans précédant : "Cette scène est beaucoup plus que deux corps qui se touchent. C’est le summum d’une relation d’amour, le rapport romantique s’impose inconsciemment. (Isabelle Blais). A souligner également une bande originale, très originale écrite par Yves Desrosiers. B.A. qui marie musique traditionnelle & sonorités celtiques. Démonstration parfaite non seulement du savoir-faire Canadien mais aussi et surtout du "comment faire un film fantastique avec zéro moyens grâce à un scénario en béton". Un chef-d’œuvre ! Surtout quand on sait qu’il s’agit d’un premier long-métrage. Décidément la patrie de Cronenberg recèle de nombreux talents. Un film résolument destiné aux habitués du Nova en quête d'un cinéma très cérébral avec malgré tout à la clé des séquences frissons très impressionnantes. A voir absolument !
   
 
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