Je viens de voir la cité de Dieu : un coup de poing cinématographique où la violence est inscrite en lettres de feu dans la vie ! Il ne s'agit pas d'un film sur la violence des favelas, encore moins une démonstration sociale sur le sort des gamins des bidonvilles. J'y ai vu pour ma part le seul langage compréhensible d'une société en grande détresse et qu'a parfaitement compris et mis en oeuvre d'art maîtrisé un (probable) futur grand maître du cinéma mondial : Fernando Montelles. Loin des clichés holiwoodiens rabâchés (et en chute vertigineuse dans les dernières statistiques des spectateurs dignes de ce nom), je suis persuadé que nous avons à faire à un très grand cinéaste. On peut percevoir dans ce long métrage quelques enflures visuelles, ou quelques éxagérations qui ne servent pas toujours le propos démonstratifs (le côté pub d'où vient Fernando), mais nul doute pour moi (cinéphile très averti) que nous avons là du grand et nouveau cinéma ! En espérant que son future succés (inexorable)ne l'entraînera pas vers les superprods américaines?... Thierry