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| Luc a déjà écrit 11 commentaires sur le forum |
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Bombon, el Perro,
posté le 04/11/2005 - cote : 10/10 |
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C'est vrai, Maria, tu as raison. Tu attendais sans doute un film qui houspille ton orgeuil national, un beau chant patriotique qui nous fasse découvrir l'Argentine que tu aimes, et là je comprends ta déception. Ce film n'a pas grand chose d'un documentaire, sinon sur l'âme humaine. De la même façon, tu as aussi raison pour la scénario. Comme d'autres l'ont dit ici, il ne se passe rien; ni Hollywood et ses saints ni Walt Disney n'auraient gaspillé une 1/2 seconde de leur intérêt à un tel "vide". Preuve pour moi que le (bon) cinéma, peut-être justement comme tu le rappelles parcequ'on l'appelle "le 7e art", ne peut jamais se limiter à un scénario. Démonstration magistrale d'un Maître; c'est ce qu'est "Bombon" à mon humble avis. User de superlatifs ou de classification me paraît dérisoire par rapport à de tels films "hors compétitions". Leur mérite est simplement leur absolue sincérité, et j'oserais presque dire leur absolue vérité, si je n'avais pas un peu peur de ce grand mot trop usé. Par un tel cinéma d'une si apparente simplicité et honnêteté, des réalisateurs comme Carlos Sorin (et leurs acteurs, je dois peut-être dire surtout ceux ci) réussissent un tour de magie fabuleux. Ils nous permettent de nous faire toucher du doigt, avec jubilation, ce que c'est que "d'être fait homme". Il s'agit moins d'émotion ici, ou de "pathos" -ne parlons surtout pas de "suspens", évidemment- que de communion. Avec quoi, je ne sais pas trop, je ne vais pas jouer le mystique et sortir les grandes Effigies (après la "vérité"!). Mais quand même avec quelque chose qui nous concerne intensément tous. Audelà des individus, des peuples, et probablement du temps. Un moment extrêmement intense et savoureux de cinéma que je rapprocherais assez de celui de "Vodka Lemon", de Hiner Saleem. Et de certains classiques de la littérature dont je vous épargnerais la liste (mais où Daudet pourrait bien figurer, ce ne serait pas complétement incongru ;-) Seulement, plus que la lecture du conte, c'est vrai que peut-être ce cinéma peu anodin n'est pas donné à voir à tous, que peut-être il faut pour l'apprécier, non pas "une éducation", mais au contaire quelque chose comme une certaine naïveté retrouvée. Je ne côte pratiquement jamais 10/10, que ce soit ici ou ailleurs -comme le prof cochon qu'il m'arrive dêtre-. Mais ici je fais quand même exception, en gratitude pour le moment passé et son si bon souvenir. |
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A History of Violence,
posté le 04/11/2005 - cote : 4/10 |
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JiHache, tu m'as tout-à-fait convaincu. J'avais encore l'ombre d'une hésitation, mais c'est clair à présent, je n'irai pas la voir ;-) |
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Match Point,
posté le 19/11/2005 - cote : 4/10 |
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Woody Allen me distrayait il y a quelques année, et même réussissait à me séduire par ses prouesses originales -même si souvent répêtées- Il est normal qu'il ai essayé de sortir de cette formule même si elle a fait son succès. Cela a commencé il y a quelques années déjà. Et a commencé pour moi aussi le désenchantement. Ce film archi-conventionnel dans lequel on s'ennuie à mourrir les 2 premiers tiers marque pour moi la fin définitive de ce réalisateur, et en tout cas du moindre de mon intérêt pour lui. On croirait vraiment voir un film de bas de gamme des années 50-60, je ne peux rien dire d'autre. Les comédiens sont tout juste potables, et la "moralité" de toute cette histoire est aussi banale et superficiel que le reste. |
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Flightplan,
posté le 26/11/2005 - cote : 4/10 |
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produit commercial pour un public (très peu) exigeant. Rien à voir avec le cinema. Pourtant l'idée de départ n'était pas sans intérêt. |
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Don't come knocking,
posté le 28/12/2005 - cote : 6/10 |
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Franchement déçu. Surtout en comparaison de Land of Plenty... En fait c'est assez vrai ce que je lis dans les autres commentaires; il y a tous les "ingrédients" : très beau (sobres) paysages, belle lumière, belle voiture :-P et surtout assez bons acteurs (même l'une très très bonne). Mais tout ça ne fait pas un bon film. Le scénario lui-même, aussi simple soit-il, n'est pas en cause à mon avis. Le seul problème, c'est que moi je n'y crois pas à ce film. Dés la 1ère minute jusqu'à la fin, impossible d'y croire une seconde: tout semble une pitoyable fumisterie. J'excepte cependant un morceau de bravoure, vraiment une excellente prestation de la très bonne actrice... mais ça ne peut pas sauver le film. Et pourquoi on y croit pas, me demanderez-vous ? Ben j'avoue je sais pas, je comprends pas vraiment quand on a fait ses preuves comme Wim l'a fait, mais je suppose que tout film réussi est toujours un petit miracle, et rare sont ceux qui peuvent tous les réussir. Enfin moi je me suis quasiment ennuyé durant ce film. Et je le cote "5" seulement parceque c'est Wim, et pour les acteurs (surtout l'actrice). |
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Trois enterrements,
posté le 28/12/2005 - cote : 8/10 |
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De fait c'est un bon film. Mais sans plus. Ceux qui crient au chef-d'oeuvre devraient quand même revoir un peu leur classiques... Le scenario est relativement original, en tout cas il fallait oser le mettre en scène à notre époque. (je dois dire que j'ai évité de lire de quoi il s'agissait avant d'aller le voir, sinon de fait cela m'aurait gâché pas mal la scéance). Bien qu'on soit assez dans confrontation classique bon-mauvais, les personnages principaux sont en fait tous assez pitoyables, mais ceux de rencontre (je pense au vieil aveugle et à la mexicaine) relèvent un peu :-) Les acteurs sont bons, sans plus (sauf celle interprétant la femme du garde-frontière, que je trouve vraiment excellente). Bref pas très crédible, mais se laisse regarder, avec plaisir même à certains moments. C'est déjà ça. Mais un Grand Film, ça non. |
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The Taste of Tea,
posté le 15/01/2006 - cote : 10/10 |
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J'en sors. Et si pas boulversé, pour le moins "remué". Voilà à quoi conduisent 2 ou 3 décennies d'enregimentement forcé aux noms sacrés du travail (forcené) et de l'Entreprise Toute Puissante (sans parler du précédant purement militaire). Plus aucune(s) valeur(s) ces jeunes... A la place des Sacrées et Sérieuses de Patrie-Travail-et-Alcool-et-encore-Travail, voilà qu'ils restent attardés dans la poésie la plus infantile et répugnante, et avec ça de la rêverie et de la fantaisie je t'en remets couche sur couche, et des pitreries-artisteries, et des amourettes d'arc-en-ciel... Tous des paresseux quoi ! Je comprends qu'y en a qui disent "à éviter à tout prix"... c'est pas TF1, la starac, les thrillers pré-machés ni même... les mangas qui peuvent préparer à ce... choc ! Mais pourtant ceci n'est pas non plus "un petit chef-d'oeuvre" comme j'aurais pu moi aussi le penser, jusqu'au 1er 1/3 du film. C'en est un Tout Grand. En tout cas le résultat d'une maîtrise totalement accomplie, et avec ce film je pense que le Japon vient de tourner une page, culturellement parlant au moins. Et peut-être nous avec. |
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Be With Me,
posté le 19/02/2006 - cote : 6/10 |
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Je viens de le voir. Je dois tout d'abord dire que le résumé du film tel que présenté sur ce site n'est vraiment pas du tout fidèle. On ne peut pas dire p. ex. que "tous les personnages rêvent de vivre avec l'être aimé". Je me demande bien où l'auteur de ce texte est allé pêcher ça ! Par contre il est un fait que l'amour (l'Amour ;-) tient un des rôles principaux du film, mais tout ne tourne pas non plus autour de lui (Lui ). Bon, mon vis: film terribement compationnel, virant presqu'au documentaire-biographie à un moment (biographie en plein puisque il n'y a même pas vraiment d'images, même pas de voix off pour nous la dire: c'est raconté... en sous-titrage ! ) Pétri de bonnes intentions et de lumière pisseuse et lugubre. C'est vrai que ce n'est pas un thème facile que ce "côté obscur" du monde -qui n'est jamais si désespérement noir- que le réalisateur veut traiter. C'est difficile de ne pas le faire en devenant ... pesant. Et je ne trouve pas que Koo y réussit. D'autant qu'il y va un peu trop dans le film "à message"; les dames patronesses et autres "fidèles" peuvent s'y précipiter, c'est fait sur mesure pour eux. Je suis fort critique -et en fait vraiment déçu- car j'attends autre chose du cinéma que de bon acteurs et une ambiance (et encore moins des bons sentiments). Mais je dois à la vérité de dire que tout n'est pas non plus à jeter dans ce film, que les acteurs notament sont très bons (mais sont-ils vraiment tous des "acteurs" ?). Et que Koo sait maîtriser le temps cinématographique. Mais ça non plus, ce n'est pas suffisant. Vous voilà prévenus. Le fait de faire du "cinema d'auteur" ne veut pas toujours dire faire du bon cinema. Na. |
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La Vallée des loups - Irak,
posté le 11/03/2006 - cote : 2/10 |
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Ce film n'a de valeur que politique, ou plutôt sociologique. Sorte de pamphlet farouchement et -hélas- vulgairement anti-américain, il contredit lui-même totalement son propos puisqu'il est est totalement calquée sur la pire production du cinema hollywodien. En fait il semble représenter une sorte de "soupape" pour les turcs asservis, dans les faits, aux américains (et qui ne sont par ailleurs pas les seuls, loin de là ). Que les hommes politiques turcs aient eu le front d'applaudir avec effusion ce film est symptomatique; eux qui collaborent étroitement avec les US, au point que la Turquie est un des seuls pays continuant encore à maintenir ses soldats en Irak... http://www.turquieeuropeenne.org/article1070.html |
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Congo River,
posté le 11/03/2006 - cote : 8/10 |
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Je l'ai vu il y 10 jours, en première à Charleroi (la salle était quasi pleine, fait à présent exceptionnel dans cette ville). Je suis assez partagé. Le grand mérite du film est de nous donner des images, une vue concrète de la réalité tragique de ce pays (pour ne pas dire de l'Afrique ?) autre qu'à travers les articles de journaux et les infos télévisées. Et vraiment, il y a là un manque énorme, gigantesque. Que ce film à lui seul ne pourra pas combler, malgré que pour moi il fait déjà une bonne part du travail. Il est à souligner je crois que je ne parle pas ici au nom des seuls européens ou occidentaux, mais aussi bien pour les africains eux-mêmes, car comment même les africains peuvent-ils connaître toutes les facettes de la réalité de leur immense continent sans des documents tels que celui-ci? Il est fort regrettable à ce propos que ce soit un étranger, occidental (belge, de surcroît) à qui il a été donné (si on me pardonne l'expression) de commencer ce travail. Mais cela aussi traduit bien, hélas, une réalité. C'est que sans doute il n'y a pas de cinéaste africain intéressé par ce "challenge", ou en tout cas -et plus probablement- en position de pouvoir s'y atteler matériellement. Situation qui perpétue donc très fort son colonialisme. Pour ce qui est du contenu lui-même, le commentaire -lui-même passablement grandiloquent d'ailleurs- précédent dénonçant une vision seulement négative et pessimiste m'étonne beaucoup. Au contraire, ce film montre des gens qui sont loin dans leur majorité de paraître misérables, ni démoralisés ou apathiques, que du contraire, vraiment ! La joie de vivre et l'optimisme qu'ils expriment malgré les expériences terribles qu'ils ont vécu et les conditions si difficiles qu'ils peuvent encore connaître a certainement été ce qui a frappé le plus les spectateurs belges (je peux le dire en référence à la petite séance de questions-réponses qui a suivi la projection à laquelle j'ai assisté). Ce qui n'empêche qu'il y a effectivement des passages plus dramatiques, comment cela ne serait-il pas dans un reportage sur des lieux où vient à peine de cesser (plutôt de se calmer ?) une guerre des plus infectes et abjectes comme l'Afrique semble être le seul endroit du monde a en maintenir encore l'horrible "tradition"? Et ces passages sont forcément les plus intenses. Quand je dis "intense", je dis encore fort peu. Il s'agit en fait surtout de 3 ou 4 séquences, témoignages qui pour moi méritent d'être classés parmi les "plus grand moments du cinéma de reportage". Car précisément il n'y a aucune dramatisation dans ces scènes, surtout pas de la part des "intervenants"; tous d'une dignité et d'une pudeur extraordinaire. Plus que ce qu'ils disent, c'est la façon dont ils le font (ou ne le font pas dans le cas de certaines) qui nous racontent la véritable horreur de ce qu'ils ont vécu. Car on est bien ici dans l'indicible, et je trouve que la caméra réussi pleinement à nous le rendre, autant que les victimes. Je suis nettement plus réservé d'ailleurs à propos de la prestation du militaire, général ou colonel. Mais à lui non plus on ne pouvait pas demander d'être autre que ce qu'il est, et lui est forcément bien plus préoccupé que tout autre de "paraître", et est donc forcément dépourvu de la moindre authenticité autre que celle de bouffon pathétique. Je pense pour conclure que Thierry Michel a fait "son" boulot, et plutôt bien. Il ne s'agit pas d'un "reporter de guerre" aventurier qui a risqué ici sa vie pour venir nous montrer des images sensationnelles. Il a juste eu a affronter quelques difficultés avec les autorités locales (et uniquement locales). Ces images ne sont sensationnelles que par leur exclusivité -qu'on ne peut que déplorer- Et aussi par l'intensité des témoignages recueillis. Il me reste malgré tout un sentiment de manque; les images aériennes du fleuve ne m'ont pas suffit à me faire appréhender vraiment la réalité complète de ce "paysage", naturel et humain. Quant aux images d'horreur que certains ont évoqué ici, je n'en ai vue aucune (des cadavres de noyés ne sont certes pas réjouissants, mais ce ne sont que des cadavres). Hormis celles d'une certaine cérémonie religieuse aux allures de racket immonde : c'est vraiment ici que je frémis le plus pour l'avenir de l'Afrique. Et sans doute pas seulement celui de l'Afrique. |
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