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| Thomas Urban a déjà écrit 37 commentaires sur le forum |
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Johnny English,
posté le 29/07/2005 - cote : 6/10 |
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Figure incontournable du cinéma britannique, Rowan Atkinson a gagner une célébrité internationale avec le personnage de Mister Bean, une belle réussite en la matière. L' adaptation en long métrage au cinéma le fut tout autant. On adore Rowan Atkinson en Mr. Bean... mais on l' aime un peu moins par contre dans ce film - ouvertement - inspiré de la saga des James Bond. En copiant la majeure partie de la recette sur ceux-ci, les producteurs avaient le droit de penser que le film avait, de prime abord, tout pour réussir: un canevas certes classique mais qui marche toujours (un méchant qui veut conquérir le pouvoir en Angleterre), une superbe Aston Martin (comme pour 007), une jolie coéquipière (Natalie Imbrulgia, pas meilleure mais pas plus mauvaises qu' une autre non plus) et une petite panoplie de gadgets directement sortis des tiroirs du défunt Mister Q... Mais, au final, le résultat ne tient pas la totalité de ses promesses. En ce qui concerne le rôle du mauvais, le confier à John Malkovitch fut un choix assez judicieux (encore qu' il si montre un peu moins convaincant que dans ses précédents rôles de méchants). Quant à Rowan Atkinson, il fait avouer que (excepté ses plus grands fans) il ne nous moins rire qu' avant. Il semble incapable d' innover dans son style humouristique et les gags et autres situations du film qui aurait normalement pû se prêter à de bonnes tranches de rigolades semble par trop prévisible pour faire rire vraiment. Et quand on ne trouve pas que les gags ont de la peine à décoler, on trouve qu' il en manque ! C' est dire si l' humour est au second degré ! C' est nettement mieux que les films d' éric et Ramzy, mais moins bien aussi que Inspecteur Gadget ou même Agent Zéro Zéro. Lorsqu' on arrive à la fin du film, on trouve même que cela est passé trop vite. Pour réussir, il aurait fallut qu' Atkinson revoit en grande partie son registre, et aussi dix ou quinze minutes de gags et d' actions en plus... Quand on pense que c' est Robert Wade et Neal Purvis - les scénaristes des deux derniers James Bond - qui ont rédigés le scénario, on constate que la comédie, même dans la parodie des films d' espionnage, ce n' est pas leur truc. En bref, le film se regarde sans déplaisir, mais sans réel enthousiasme non plus ! |
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Amazone,
posté le 30/07/2005 - cote : 4/10 |
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On a peine à croire que Philippe De Broca, qui a réalisé, entres autres, "L' homme de Rio", "Cartouche" ou "L' Héritier", qui comptent parmis les meilleurs de Jean-Paul belmondo, puisse être l' auteur de ce navet ! On aimerait bien savoir qui est l' auteur du scénario, tant c' est de la comédie-science fiction pour enfants de six ans ! Si Belmondo parvient, sans trop de mal, a tiré son épingle du jeu et à rendre son personnage de vieil ours solitaire et bourru le plus convaincant possible - il en devient même attachant par moment -, en revanche, Arielle Dombasle est, elle, carrément - n' ayons pas peur des mots - mauvaise comme un cochon ! Elle a l' air carrément ridicule avec son accoutrement style 19ème siècle et son ombrelle au-dessus de la tête. En comparaison, Fanny Ardant dans "Le fils du Français" est mille fois mieux. On regarde ce film une fois mais pas deux, sauf à moins de n' avoir aucun bon goût en matière de cinéma. Quand on est fan de Belmondo, c' est un film que l' on préfère éviter de mentionner. C' est sans-doute le plus mauvais - ou le moins bon - des films de De Broca, tout comme de Bébel. Souhaitons qu' on ne le fasse pas tomber une seconde dans un tel piège. |
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Les Dents de la mer,
posté le 30/07/2005 - cote : 10/10 |
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Les Dents de la Mer III (Jaws III) - réalisé par Joe Alves (1983 - avec Dennis Quais, Lea Thompson, Bess Armstrong et Louis Gossett Jr. Récemment, France 3 a rediffusée la quadrilogie des Dents de la Mer. Pour avoir vu trois des quatre films, et être un grand admirateur de Steven Spielberg, et donc du premier volet de la saga, je peux vous dire que autant celui réalisé par Spielberg est un véritable chef-d' oeuvre, à ranger dans les meilleurs du genre, autant l' épisode numéro 3 est un nanard pathétique ! Si Jaws II, réalisé par Jeannot Swarc en 1978, était - presque - aussi bien que le premier, là, en revanche, on touche véritablement le fond ! Le requin a beau avoir augmenté en taille - passant de sept à neuf mètres de long - on se plaint que, pendant la majeure partie du film, il montre à peine le bout de son museau et de sa nageoire. Ce n' est que quand on arrive dans le dernier tiers du film qu' il commence vraiment à y avoir un peu d' action. Et je dis bien "un peu" ! Car, comparé à ses cousins des deux précédents épisodes, le Grand Blanc n' est plus ici que l' ombre de lui-même. La bête semble même fatigué moment ! On est en droit de se dire que Joe Alves, qui avait déja travaillé sur le tournage de Jaws I et II ne s' est vraiment secouer pour nous fournir un résultat qui soit suffisamment à la hauteur des espérances des fans du requin tueur. Les effets spéciaux sont dépassés - même pour l' époque - et absolument pas convaincants. Ils paraissent même tellement "bon marché" que les truquages sautent immédiatement aux yeux. Enfin, cerise sur le gâteau, les acteurs sont inégaux. Les personnages sont stéréotypés - le méchant chasseur de requins, le gentil organisateur du parc d' attractions, la jolie scientifique et le directeur bourru du même parc...À signaler que celui-ci - c' est à Gossett qu' on a fait endosser le rôle - est affublé d' un nom - Calvin BOUCHARD - qui prête vraiment à sourire, surtout pour un américain. Un must... en matière de navets ! |
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L'aile ou la cuisse,
posté le 30/07/2005 - cote : 8/10 |
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On se souvient que De Funnès avait déja interprêté, en 1967, un grand apôtre de la gastronomie française dans "Le Grand Restaurant". Ici, il récidive, mais campe cette fois le directeur du plus célèbre guide gastronomique mondial, le guide Duchemin. Défendant bec et ongles la bonne cuisine traditionelle contre les assauts répêtés des grands patrons du fast-food et de la cuisine industrielle - ici campé par Julien Guiomard, magnifique en fripouille prête à tout pour imposer aux gens la consommation de sa tambouille... C' est ici, également, la rencontre de deux grands noms du comique français: De Funès et Coluche - qui campe ici un bon fifils qui préfère, de loin, le monde du cirque aux casseroles de papa. Au-delà de la simple comédie bon enfant, où on retrouve Fufu comme on l' aime, l' histoire est aussi un - bon - prétexte pour mettre en garde le spectateur contre les dérives et les dangers de la cuisine et des produits industriels. C' est vrai encore plus aujourd' hui: Louis de Funès, alias Charles Duchemin, croiait avoir tout vu !... Si il voyait ce que nous avons mantenant: vache folle, poulet à la dioxine, porcs nourris aux excréments - si, c' est vrai !-, légumes transgéniques, poissons empoisonnés par les multiples pollutions des mers, etc... Non vraiment, Duchemin a bien raison: la cuisine est l' un des arts les plus nobles et on ne fera jamais assez attention à ce que l' on a dans son assiette. |
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La Tour Montparnasse infernale,
posté le 30/07/2005 - cote : 2/10 |
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En matière de navet, on a rarement fait pire ! Disons-le franchement, en matière de comique, Eric et Ramzy arrive à peine à nous arracher un sourire. La formule qu' il semble appliquer pour essayer d' être drôles - et Dieu sait si ils ne le sont pas ! -, c' est-à-dire "Plus c' est con, plus c' est bon" est la plus mauvaises de toutes. Les deux zigotos paraissent vraiment avoir l' âge mentale d' enfants de cinq ou six ans. Le dialoge entre le chef des méchants et la - fausse - demoiselle en détresse "Il y a une feinte, ou ils sont supers cons ?" "Non, non , ils sont hypers cons !" résume à elle seule les deux compères et le film tout entier ! À côté d' eux, Laurel et Hardy paraissent aussi intelligents et débrouillards que Mac Gyver. Si vous aimez la comédie burlesque qui touche à l' absurde, voyez plutôt les films avec Leslie Nielsen, c' est mille fois mieux ! |
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Taxi 3,
posté le 30/07/2005 - cote : 8/10 |
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Les critiques disent souvent qu' il faut que le scénario d' un film soit le plus consistant possible pour que celui-ci soit excellent. C' est souvent vrai, mais pas toujours. La preuve avec le troisième épisode des aventures du plus célèbre taximan de France. Ici, Luc Besson, qui a produit le film, n' a eu besoin que d' un minimum de scénario qui, ajouté à une bonne dose d' action et d' humour, ainsi que des personnages tous aussi pittoresques les uns que les autres pour nous offrir un divertissement qui plaira à tous les jeunes - et aussi à beaucoup d' adultes. Beaucoup ont dû rêver de pouvoir être à la place de Samy Nacéri aux commandes de sa Peugeot 406 survitaminée, qui dépose un client à l' aéroport en moins de deux - à une vitesse telle que même les radars les plus perfectionnés de la police en reste bouche bée ! Mais celui qui fait le plus rire, c' est Bernard Farcy, qui campe un commissaire Gibert dont la suffisance n' a d' égale que la ringardise, et qui est toujours tellement à côtés de ses pompes qui les plans qu' ils échaffaudent, pour capturer les gangsters de tous poils qui sévissent dans Marseille, foirent sans jamais qu' il comprenne pourquoi, et qui, même dans les pires situations, ne se départi jamais d' un flegme très "british". |
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Ronin,
posté le 03/08/2005 - cote : 8/10 |
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"Dans le Japon féodal, les guerriers samouraïs juraient sur leur vie de protéger leur suzerain... Le samouraï dont le suzerain avait été assassiné était déshonnoré. Il était condamné à errer et à devenir un mercenaire ou un bandit... Ce guerrier sans maître ne portait plus le nom de samoura |
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L'Homme du Train,
posté le 02/09/2005 - cote : 6/10 |
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Après l' échec commercial et critique de ses derniers films "Une chance sur deux, La fille sur le pont et Rue des plaisirs" - échecs assez injustifiés, en tout cas pour le premier et le dernier - le réalisateur Patrice Leconte sentait qu' il avait besoin de prouver qu' il était encore capable de nous sortir un bon film digne de sa "grande époque" (du temps des hilarantes aventures des "Bronzés" ou du magistral "Ridicule". En forme de "come-back", il nous livre ainsi ce film que ce veut un polar noir dont on a bien l' impression, du ddébut à la fin du film, qu' il se veut comme un hommage - conscient ou non - aux meilleurs films américains du genre. Le début de l' histoire lui -même en témoigne: un homme solitaire au passez trouble débarque dans une ville de province et fait la connaissance d' un des habitants, retraité, avec lequel va progressivement se lier une amitié, et qui est fasciné par le poids de mystère et d' aventure que cet étranger semble traîner derrière lui. À la lecturre du résumé, cela a tout l' aire d' être alléchant et promettait de ravir les amateurs du genre. Mais, il faut avouer que, au final, on reste quelque-peut sur sa fin: en matière de suspens, le film ne tient, en efffet, qu' à moitié ses promesses. Leconte semble peiner à trouver un nouveau style et, tout au long du film, n' arrive guère à se départir d' une certaine lourdeur. Le rythme, assez plat, ne décole - légerment - que dans les dix ou quinze dernières minutes du film. Et encore, la fin de l' histoire est assez trouble et plonge le spectateur dans une certaine confusion: on ne sait ainsi pas si Jean Rochefort meurt ou non sr la table d' opération à l' hôpital, si Johnny Halliday meurt ou non abattur par la police lors d' un braquage de banque qui tourne mal... Le duo Johnny Halliday-Jean Rochefort mérite certes le détour pour tout cinéphile averti, mais on aurait tout de même souhaîté, au final, une histoire un peu plus palpitante que le résumé du début du film promettait mais qu' on obtient, hélas, pas vraiment. Objectivement, ce n' est donc pas un succès, mais pas non plus un échec totale. Disons un demi-échec - ou une "demi-réussite" suivant l' appréciation que chacun s' en fera. Souhaitons que Leconte ait, un jour, la bonne idée de réemployer le duo qu' il a formé - avec cette fois, bien enttendu, un scénario un plus consistant et captivant. |
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Femme Fatale,
posté le 02/09/2005 - cote : 8/10 |
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Le titre annonce d' emblée la couleur: Brian De Palma nous livre ici ce qui est sans-doute l' un des thrillers sulfureux parmis les meilleurs de ces cinq ou dix dernières années. Ici, le réalisateur a su assez habilement trouver le juste-millieu entre les exigences des producteurs - qui voulait sans-doute un rajouter un peu - beaucoup - en matière de scènes assez chaudes - et ses propres critères - qui étaient de ne pas faire du sexe pour du sexe, ceci même si, pour ce film, le réalisateur n' a pu jouir ici d' une liberté de manoeuvre totale. Il a bien dû cèder par moments aux exigences de ceux-ci, en témoigne la fameuse scène d' embrassade entre Rebecca Romijn et une non moins superbe starlette à laquelle elle doit dérober les fameux bijoux qu' elles portent sur elle. La belle hollandaise a beau être belle à damner un saint, de là à séduire une femme et à faire l' amour avec elle en un clin d' oeil, tout de même !... Tout ça pour satisfaire les fantasmes des spectateurs masculins ! Heureusement il s' agit de la seule incxohérence du scénario, qui, pour le reste, est remarquablement bien fisseler et sait tenir le spectateur en haleine jusqu' à la fin. Avec, dans la dernière partie du film, la fameuse scène où la belle voleuse - quii s' était réfugiée chez une femme dont elle est le sosie pour échapper à ses complices qu' elle a doublée - se réveille en sursaut et découvre - ainsi que le spectateur - que tout ce qui s' était passée depuis le suicide de son sosie n' était en réalité qu' une sorte de rêve prémonitoire... Certains, même parmis les fans de Brian De Palma, trouveront peut-être qu' il ne s' agit pas vraiment là de son meilleur film. Mais le film ne décoit à aucun instant les amateurs d' action et de suspens. Parmis les films du genre, sans-doute l' un des meilleurs parmis les récents. |
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Mad City,
posté le 04/09/2005 - cote : 8/10 |
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Dustin Hoffman incarne un grand reportage subitement tombé en disgrâce, qui se voit réduit à faire un reportage sur le musée d' histoire naturelle d' une petite ville pour le compte d' une chaîne locale. À ce moment débarque John Travolta, dans le rôle de Sam Baily, un gardien récemment licencié pour compression de personnel et qui, s' estimant injustement lèsé, veut convaincre la conservatrice de lui rendre son boulot. Mais, bien vite, la discussion va dégènerer et tourner à la prise d' otage. Le journaliste y voit là pour lui l' occasion rêver de revenir sur le devant de la scène et parvient à convaincre le preneur d' otages de se laisser interviewer en direct... Vingt-deux ans après l' excellent "Un après-midi de chien" de Sidney Lumet, le grand cinéaste Costa-Gavras s' attaque lui aussi la "télé-pubelle" et aux médias américains. Il dénonce à son tour, avec ce thriller made in USA, la course absurde à l' info et au scoop, ainsi que le sensationnalisme des reportages et la recherche de la une de l' audimat à tout prix... Et le journaliste incarné par Hoffman - lui qui jadis avait profiter sans vergogne des privilèges concédés par le système des médias avant que celui-ci ne le fasse chuter sans états d' âme de son piédestal - va, au fur-et-à-mesure que le bras-de-fer avec la police se prolonge, comprendrent - hélas, un peu trop tard ! - que lui comme Sam - sont tous deux victimes du système, plongé dans un cercle vicieux dont il leur sera quasiment impossible de s' échapper. Et, à la fin, lorsque, après avoir liberé ses otages, le gardien se donne la mort, le journaliste, réalisant qu' il a participé, sans s' en rendre compte, à cette "mise à mort" par la voie des médias, crie en direction des caméras et des policiers "NOUS l' avons tué !"... |
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