Paysages et images d'un monde en changement. Il ne s'agit pas d'un nouveau documentaire à propagande politique. Ce n'est pas non plus l'ambiance feutrée à reconstitution subtile qui constitue la richesse de ce film. Ce sont les rapports humains et l'évolution psychologique d'un jeune adulte qui réalise ses premières tentatives pleines de succès de l'exercie du leadership. C'est l'aspect psychologique du Che qui est mis en avant avant quelques scènes fulgurantes de violence mais dont la violence n'est pas exprimée en parole. C'est la violence du questionnement et de la remise en cause, également de la prise de conscience d'une précarité humaine. La puslion salvatrice est à son comble chez le héro et le film le rend bien. Le choix de l'acteur principal aurait peut-être pu être plus réaliste car ce très bel acteur manque d'audace et de feu dans un regard pourtant sensé être révolutionnaire...
Enfin un film dont la thématique principale de personne toxico-dépendante ne sombre pas dans les clichés habituels d'une personnalité foutue et sans ressources internes. La héroïne est vue sous l'angle d'un humanisme stable et rassurant. Les personnes ressources qui l'entourent sont réalistes et laissent place à l'être autonome qui réside en elle. Le parti pris idéologique, quoi que fortement centré sur un idéalisme libéral, décide de dessiner un portrait hautement fidèle d'une personne déjà pleine de possibilités. Difficile de pleurer, la tention est maintenue à un très haut niveau de positivisme.