| |
|
| HENRI a déjà écrit 148 commentaires sur le forum |
|
 |
|
|
1 - 2 - 3 - 4 - 5
|
|
 |
|
|
Les Invasions Barbares,
posté le 10/10/2003 - cote : 8/10 |
|
Tout paraît stupide et grotesque au début avec la présentation des personnages et la corruption des responsables d'un hôpital aussi sinistre que le NHS anglais. Le fils, un broker, avec son cell phone, qui discute un SWAP dans un corridor est un peu pesant. Les poulettes du père qui viennent soutenir le vieux coq mourant montrent que ce film est mal fait. Soudain, on se réveille, et le film aussi!! Aprés quarante minutes on reçoit tout en pleine figure et le thème de la famille unie et solidaire, les vrais amis qui sont là quand on a besoin d'eux, l'euthanasie et la dédramatisation de la mort, et finalement le sens de la vie pour chacun, tout ça nous prend de court et nous sert la gorge. C'est un peu comme si on sifflait la fin de la récréation. Le non-sens de la vie pour le père comme celui du film pour le spectateur, ou la priorité des marchés financiers pour le broker s'autodétruisent et un gigantesque élan d'optimisme et d'espoir humain apparaît. Remarquable contraste pour faire passer un thème simple mais nécessaire. Vaut le détour |
|
 |
|
|
Jeux d'enfants,
posté le 12/10/2003 - cote : 6/10 |
|
Bien sûr, on doit admettre que Marion Cotillard a fait des progrès depuis les 'Taxis' multiples, et que certains dialogues entre les gosses sont fascinants. Néanmoins, si les acteurs grandissent, les scènes ne s'améliorent pas, et tout ce qu'on voit est une situation à la 'Peter Pan' où le refus d'accepter la réalité des faits, la mort prématurée de la mère et la bêtise du père aboutit à la destruction mutuelle de deux êtres, Canet et Cotillard, qui étaient faits l'un pour l'autre. Le but est ateint, et le film reste comme les personnages très adolescent. Les scènes vont trop loin, et ce jeu devient malsain voire dangereux pour certains publics. La scène du train, de l'hôpital, et à la fin, de la bétonneuse dépassent les bornes, car l'humour même sarcastique (le meilleur en fait) doit être partagé par un petit nombre de personnes parfaitement sélectionnées et averties. Ces scènes là, sont pires que la violence Hollywoodienne de N.Y. ou L.A.... OK pour ce film, avec de nettes réserves, et pour adultes avertis mais pas pour des gosses ou des ado's. Verra-t-on bientôt une scène comique avec un pédophile, un Sadomaso au milieu d'un film d'amour tendre??? Pas d'accord!!! ou alors faisons un film uniquement sarcastique comme il y a dix ans 'Man bite dogs' de Poelvorde et Dardenne? mais ne mêlons pas le romantique au sarcasme pour public averti...Un détail qui a son importance!!! |
|
 |
|
|
Veronica Guerin,
posté le 15/10/2003 - cote : 10/10 |
|
C'est un sans faute pour la réalisation de ce film qui n'a pas le caractère insipide de certains films 'biographiques', ou au contraire le mauvais goût des biographies 'Hollywoodisées'. Bravo pour Blanchett qui s'améliore et est plus attirante ou féminine que d'habitude. Triste thème bien réel de la lâcheté humaine. Si les gens savaient le pouvoir qu'ils ont en eux ils auraient d'autres politiciens!! Le comportement de Guerin dans le film a quelque chose de profondément religieux...Si elle n'était pas morte rien n'aurait changé!!! Un peu comme il y a deux mille an ou plus proche de nous des MLK ou Gandhis....(ndlr Le couple De Duve va-t-il être content??). A voir pour le film, le thème et l'historique... |
|
 |
|
|
Elephant,
posté le 25/11/2003 - cote : 6/10 |
|
Joseph Goebbels s'amuserait et aurait raison de le faire. C'était un génie de la propagande et quand on voit que «Elephant » a reçu une palme d'or à Cannes il est difficile de ne pas rendre hommage à Goebbels. Bravo Joseph, tu avais raison de considérer que la masse doit être manipulée. Cette masse, à Cannes, est soi-disant intellectuelle au sens latin du terme «intelligere » à savoir «comprendre». En regardant ‘Elephant' on s'ennuie parce que l'ennui est le vrai problème pour ces jeunes Américains qui vivent dans un monde où l'on considère que rien ne vaut ce que vaut l'argent, et qu'après tout pourquoi ne pas acheter un fusil mitrailleur comme on achète une pizza ou un billet d'avion chez Ryanair via le net. Une petite signature pour la poste, monsieur, et voici votre flingue !!! Nos deux teenagers doivent maintenant utiliser leur joujou et descendre tout le monde dans leur école. ‘The important thing is to have fun', comme ils disent....Et voilà on reçoit la palme de Cannes, parce que ces faits se sont passés aux USA il y a quelques années. Par contre, on dira que De Niro ou Al Pacino jouent bien dans des films d'une violence, qu'on ne remarque même plus, mais qui reflètent la même société américaine. Car De Niro, Pacino ou ‘Elephant' c'est exactement la même chose, à savoir la description d'une société qui non seulement prône la violence, mais qui la banalise. Pacino et De Niro n'impressionnent plus par la violence de leur film, et donc on nous sert autre chose comme ‘Elephant' qui nous choque encore mais plus pour longtemps, car qui donnerait une palme d'or pour un film pareil, en l'an 2013. Il est temps de se réveiller, car le spectre de Goebbels est bien là, et ‘Elephant' et sa ‘Palme Torchon' est bien un test pour vérifier si la propagande en faveur de l'acceptation de la violence fonctionne bien. A voir avec de très nettes réserves. |
|
 |
|
|
Mauvais esprit,
posté le 08/12/2003 - cote : 8/10 |
|
'As good as it gets' était un film excellent avec Jack Nicholson. Le film avait reçu un prix, d'interprétation pour un des acteurs. Certains critiques de cinéma avaient à juste titre clamé haut et fort que le prix aurait dû être attribué au chien. Ici le parallèle est justifié, pour dire que si quelqu'un mérite un prix d'interprétation ce n'est pas L'Hermitte qui joue son rôle habituel, mais bien le bébé, qui manie un humour néologiquement 'foetal' et remarquable. A voir ne fût-ce que pour le jeu du bébé!!! |
|
 |
|
|
Après Vous,
posté le 18/12/2003 - cote : 4/10 |
|
On rit souvent mais cela tire en longueur. Il existe parfois dans les films Français une tendance à répéter ce qui a déjà fait rire une fois. C'est le cas ici. Le scénario aurait pu être retravaillé. Ce n'est peut-être pas un navet mais pff..... Franchement, il y a de meilleurs films Français pour le moment à l'affiche!!! |
|
 |
|
|
Les Ripoux 3: Super Ripoux,
posté le 18/12/2003 - cote : 2/10 |
|
On dit parfois que les n°2, ou n°3 sont toujours moins bons. Je ne me souviens pas du numéro 2, mais ici le film mérite le détour. L'humour est régulier, L'Hermitte n'en fait pas trop et Deutsch joue bien son rôle d'imbécile intelligent. Quant à Noiret, il est bien. Le film n'est pas trop long. Allez le voir... |
|
 |
|
|
Zatoichi,
posté le 18/12/2003 - cote : 4/10 |
|
J'ai quitté après peu de temps, alors que je rate rarement Takeshi Kitano. Rendez à César....est-ce vraiment nécessaire de 'samouraier'?? Kitano est très bon pour ses films typiques, tout comme Kurosawa est parfait pour tous ses films sur les samourais...et tous les autres...il y a un chiasme qui ne va pas! |
|
 |
|
|
Le Retour,
posté le 08/01/2004 - cote : 10/10 |
|
On pourrait se passer du père et le film n'y perdrait pas grand chose. Ce serait un genre de Robinson Crusoe en fait. Oui mais, le père qui peut être éliminé c'est bien Russe également. Les filles se marient bien jeunes ou ne se marient pas du tout, se font faire un enfant et vlan le père s'en va ou bien ils divorcent. Finalement les enfants se font élever par la mère et la baboushka. C'est légion en Russie. Donc finalement, le père qui passait par là, c'est un peu pour rappeler comme le dit le plus jeune qu'au fond 'on se passe de toi comme on l'a fait pendant douze ans'. Ce qui est génial et bien Russe, c'est l'absence, par moment, de rationnel dans la mentalité. Ubiu, je te butte avec le couteau que j'ai pris dans la tente si tu ne laisses pas mon frère,et le père qui pense à prendre la hache et tuer son fils aîné qui le défie, alors que deux minutes après, il risque sa vie pour sauver son fils cadet qui menace de se suicider, si le père ne le laisse pas seul au dessus d'une tour de guêt. C'est ça la Russie! Des gens extraordinaires qui sont extrêmement sentimentaux au prix de perdre le rationnel, qui pour des queues de cerises sont prêts à se tuer, et deux minutes après, sont les meilleurs amis du monde et se saoûlent à la vodka dans un sentimentalisme démesuré que l'Occident ne connaît pas. Oubliez le thème du père qui revient, on s'en fout, et savourez cette richesse de folie Russe sentimentale. |
|
 |
|
|
La Couleur du Mensonge,
posté le 12/01/2004 - cote : 6/10 |
|
Un film moyen avec des acteurs moyens. Hopkins a encore et toujours les mêmes rôles et aura encore et toujours les mêmes rôles. Kidman n'a jamais volé haut, mais bon...La bêtise humaine, le puritanisme hypocrite d'une nation qui n'a plus grand chose à présenter comme modèle et qui sanctionne un président pour des fadaises quand il s'apprête à lui redonner une gloire perdue et encourage un autre qui ne sait faire que la guerre au nom de ce même puritanisme, voilà le message qu'on peut retenir de ce film. Le créateur et le destructeur. Et c'est bien sûr le destructeur qui gagne. Un homme tout à fait détruit par une guerre qui a duré plusieurs décennies, au nom d'une morale politique, qui a ruiné plusieurs générations et qui n'a servi qu'à enrichir quelques grands groupes industriels. Un autre homme que l'on détruit au nom d'une morale éthique parce qu'il a voulu construire et éduquer des générations d'étudiants. La nation décrite, si on peut encore parler de nation, cesse déjà d'être un modèle, et c'est heureux, car quand elle cesse de se battre contre une idéologie politique et avant de s'inventer un nouvel ennemi, cette fois religieux et philosophique, elle est prête à détruire un homme responsable et créatif au nom d'une morale anti-galipettes. C'est deux heures, pour nous montrer quelque chose qu'on savait mais qu'on oublie souvent. Faites la guerre et tuez beaucoup d'innocents, c'est bien et ça rapporte gros, mais si vous êtes constructifs, çà ce n'est pas bien, et on vous détruira en disant que vous avez tenu des propos outranciers ou bien que vous avez avez une vie privée immorale. Quelle bête nation que celle qui est décrite dans ce film. |
|
|
|