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Harry Potter et l'ordre du Phénix - Harry Potter and the Order of the Phoenix

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Dossier spécial Harry Potter !
 


- Harry Potter affronte son côté obscur... : interview de Rupert Grint
Par Isabelle Monnart

Rupert Grint incarne Ron Weasley depuis le début d'une aventure dont il jure n'avoir aucune idée de la fin...

Pour ses 18 ans - fêtés l'an dernier -, Ruper Grint s'est offert le permis de conduire. Et, forcément, l'auto qui va avec. Mais malgré des moyens que l'on imagine confortables, le jeune homme ne s'est pas offert une grosse cylindrée qui en met plein la vue. Le fantasque Rupert a préféré opter pour une... camionnette de glacier ! Façon Scoubidou. "Je ne sais vraiment pas pourquoi, sourit-il, un peu gêné. Mais je trouvais ce véhicule vraiment formidable." Voilà, en tout cas, qui le rend formidablement attachant.

Nous, ce jour-là, c'est dans un wagon de train que l'on a rencontré le petit rouquin devenu rudement grand. Un peu gauche face aux journalistes, il cache son regard timide derrière une mèche de cheveux. Finalement, il n'y a peut-être pas si loin entre lui et Ron, le fidèle compagnon d'Harry Potter, qu'il incarne depuis les débuts de la saga...

"Au début, c'était un peu bizarre pour nous de nous adapter à chaque fois à un nouveau metteur en scène", confesse le jeune adulte. "D'autant que, pour la plupart d'entre nous, c'était nos premières expériences : nous n'avions jamais rien tourné avant. Heureusement, nous avons fait les deux premiers films avec Chris Columbus. Puis Alfonso Cuaron est arrivé pour Le prisonnier d'Azkaban. C'est un type charmant, mais beaucoup plus exubérant, ce qui a fait une grosse différence pour nous tous..."

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- Sept, ça suffit ! : Interview d'Emma Watson
Par Isabelle Monnart

Elle vient d'avoir 17 ans mais lorsqu'elle parle d'elle à l'époque du premier Harry Potter, Emma Watson a ces mots : "C'est horrible de se revoir. J'avais de grosses joues de bébé et une énorme tignasse. Non, vraiment, c'est atroce de se revoir aujourd'hui... " En y regardant de plus près - puisqu'elle était assise tout à côté de nous -, la petite fille d'Oxford n'a pas vraiment changé. Les traits se sont affinés, certes, mais il reste une part d'enfance chez celle qui, dans le rôle d'Hermione, prête main-forte à Harry depuis le début. "Sept ans, croyez-moi, c'est long" , dit-elle. "Et ce n'est pas fini. Ce n'est qu'à partir du troisième film que j'ai réussi à m'accepter sur l'écran. Et encore. Ainsi qu'à me dire que ce serait mon métier. C'est sûr que ça va nous paraître bizarre quand tout ça va s'arrêter, mais, au total, on aura tourné sept films. C'est énorme... "

Sur le tournage de cette cinquième aventure, en tout cas, Emma avoue avoir pris bien du plaisir. Même si certaines scènes étaient pour le moins virtuelles au moment de les jouer. "Nous avons beaucoup utilisé le fond bleu sur lequel on peut venir ajouter les effets spéciaux", concède-t-elle. "Et nous avons plus souvent qu'à notre tour donné la réplique à des... balles de tennis. Toutes les scènes avec le géant, par exemple. Ou encore celle qui se déroule dans le hall des prophéties. Là, toutes les images ont été créées par ordinateur. Nous n'avons découvert le résultat qu'une fois le film terminé..."

Dès que les deux derniers films seront mis en boîte, Emma sait déjà comment elle occupera ses journées : "J'ai envie de m'inscrire à l'université, de voyager et, bien sûr, de tourner d'autres films, des choses totalement différentes. Enfin, j'espère."

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- Deux interviews de David Yates
1. Par Isabelle Monnart :

David Yates a d'ores et déjà signé pour le film suivant. Et plus si affinités ?

Il a le chic très british qui va bien avec son accent de St. Helens, Merseyside. À 44 ans (à peine), David Yates fait d'ailleurs un peu figure d'ovni dans la galaxie Harry Potter. Réalisateur pour la télévision britannique ("Et encore, pas l'un des plus connus ", nous a avoué l'un des frères Phelps, qui campent les jumeaux Weasley), on lui doit notamment le dérangeant Sex Traffic, à mille lieues, on s'en doute, de l'univers du petit magicien imaginé par J.K. Rowling. "Quand on m'a appelé pour me proposer de réaliser Harry Potter et l'ordre du Phénix, j'ai d'abord cru à une blague", sourit-il. "Ce n'était pas la première fois qu'on m'offrait de réaliser des films pour le cinéma, notamment la Warner", dit-il. "Mais rien, jusque-là, qui vaille la peine que je délaisse la télé, que j'aime bien. Quand on a fait appel à moi, j'ai quand même essayé de savoir pourquoi. On m'a dit qu'on aimait bien mon univers et que cet épisode de la saga serait plus sombre. En gros, on voulait que j'apporte un peu de moi à Hogwarts."

Manifestement, ça leur a plu...

"Oui, puisque je vais également réaliser le suivant. Nous avons eu de très bons échos, très tôt, lors des premières projections et, du coup, on m'a fait confiance. En fait, c'était très important pour moi que les personnages grandissent, acquièrent de la maturité. Ce film en avait vraiment besoin."

Vous n'avez pas senti trop de pression en passant de la télé au budget d'une telle grosse machine ?

"Oh non, les choses sont beaucoup plus confortables sur une grosse production. Et surtout, vous avez du temps. Sur Harry Potter, je tournais 50 secondes par jour. Sur n'importe quel téléfilm, c'est 5 minutes par jour qui sont mises en boîte. Ça vous laisse du temps pour réfléchir à ce que vous êtes en train de faire. Je peux refaire des prises, je peux utiliser la seconde équipe : quelle liberté ! Cela dit, être passé par la télé avant, ça vous donne des forces, une résistance que d'autres n'ont pas . En fait, c'est un peu comme si vous aviez vécu toute votre vie dans une caravane et qu'on vous proposait d'aller vous installer dans un grand manoir ! "

En fait, sur ce tournage, c'était vous le nouveau venu au milieu des anciens...

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2. Par Alain Lorfèvre :

Comment avez-vous décroché le job ?

Pendant que je travaillais à la télévision, on m'a à plusieurs reprises proposé de faire des longs métrages pour le cinéma - en ce compris la Warner (qui produit tous les Harry Potter, NdlR). Mais lorsque que je comparais les scénarios, ceux de la télévision étaient meilleurs, plus surprenants, très bien écrits avec d'excellents personnages. Lorsque la Warner est venue me trouver avec Harry Potter, j'ai demandé : pourquoi moi ? Ils m'ont dit qu'ils aimaient mon travail. Et aussi qu'étant donné la noirceur de cet épisode, ils aimeraient voir ce que je ferais. En lisant le livre, je me suis dit que je pouvais le faire. J'y ai vu un parallélisme avec ce qui arrive à Harry : amener dans l'aventure quelqu'un qui n'est pas candidat au poste.

Il y a une différence évidente entre la télévision et une grosse machine comme Harry Potter.

Les grosses machines vous donnent énormément de liberté. La clé, c'est toujours le temps. Ici, je peux me contenter de trente secondes d'images utiles par jour alors qu'en télévision, vous devez fournir cinq minutes. Passer de la télévision au cinéma, c'est déménager d'une caravane dans un manoir.

Est-ce si simple d'emménager dans une demeure déjà habitée par d'autres ?

Oui. Un réalisateur doit prendre des centaines de décisions tous les jours. Donc il est aisé d'influencer les choses. Je souhaitais rendre les choses un peu plus intenses, plus complexes, plus réelles, même. Je voulais renforcer les interprétations, montrer de véritables adolescents. Et je souhaitais aussi que la magie apparaisse plus puissante et plus dangereuse.

Pour tourner les films, avez-vous eu besoin de connaître la fin ? La connaissez-vous ?

J.K. Rowling reste très discrète. Mais comme le dernier livre sort bientôt (le 21 juillet en Angleterre, NdlR) et que nous sommes encore dans le processus d'écriture du scénario, nous en ferons un résumé, ce qui nous permettra de changer éventuellement notre scénario.

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- J.K. Rowling va tourner la page...
Par Alain Lorfèvre

Le dernier tome de ses aventures sortira le 21 juillet. Tout le monde se demande quel personnage de Poudlard mourra.

2007, année Potter ? Ce ne serait pas la première, mais celle-ci comptera un petit peu plus dans l'histoire de l'élève-magicien : le 21 juillet, la fête nationale belge sera éclipsée par la sortie (en anglais) de "Harry Potter and the Deathly Hallows", ultime épisode de la série (il faudra attendre le 26 octobre pour l'édition française, "Harry Potter et les Reliques de la Mort"). Nul doute qu'il faudra que l'union fasse la force pour défaire les maléfices de Lord Voldemort - au vu de "L'Ordre du Phénix", le jus de baguette sera bienvenu. Les spéculations vont bon train : J.K. Rowling a déjà annoncé que l'un des protagonistes y laisserait la vie. Harry ? Ron ? Hermione ? Le réalisateur David Yates, Emma Watson (Hermione) et Rupert Grint (Ron) nous ont juré ne rien savoir. "Nous découvrirons le livre comme tout le monde, le 21 juillet à minuit", a précisé Emma.

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