Miou-Miou
se trouvait au bord de la mer, avec ses enfants, lorsqu'elle a
reçu un coup de fil pour jouer dans le film Le grand alibi,
de Pascal Bonitzer. Il s'agissait de remplacer l'actrice qui
s'était désistée. Elle a lu le
scénario et l'idée de tourner dans un film
adapté d'un roman de la célèbre Agatha
Christie l'a séduite. Elle tient l'un des rôles
principaux, celui d'Eliane Pages, l'épouse du
sénateur Henri Pages (Pierre Arditi).
Miou-Miou nous a livré ses impressions face au film lors de
son passage à Liège dans le cadre du Festival
international du film policier.
Qu'est-ce qui vous a plu
dans le scénario ?
"C'est surtout
l'annonce, en fait. Tout à coup, il y a eu un cas d'urgence.
Et donc, je ne le savais pas mais quinze jours après, je
tournais. Et des fois, c'est vachement sympa le fait de n'avoir pas du
tout prévu que l'on allait tourner au mois d'août.
J'ai lu le scénario et puis j'ai dit oui car
l'idée me plaisait beaucoup. Un film tiré d'un
roman d'Agatha Christie, je n'en avais jamais fait. Et puis justement,
Agatha Christie, cela me rappelle les vacances. On lit ça au
bord de la plage... (rires). J'ai aimé ce schéma
classique, à savoir des gens rassemblés dans un
lieu, le crime survient et hop, cherchons l'assassin. J'ai
trouvé cela intéressant."
Le rôle que
vous tenez dans le film colle-t-il à votre
personnalité ?
"Je suis
allée acheter le livre. C'était important de bien
lire car c'est dans le bouquin que j'ai trouvé la
clé du caractère d'Eliane. C'est quelqu'un de
très sincère. Et c'était
intéressant de trouver sa vérité.
C'est une vérité un peu enfantine. Elle a des
réactions d'enfant quand les choses ne se
déroulent pas comme elle l'imagine. Des réactions
avec de vrais étonnements. Elle est sincèrement
étonnée et a donc des révoltes
d'enfant. Si je ressemble à Eliane ? (rires) Non, je ne
crois pas. Nous ne sommes peut-être pas
complètement à l'opposé, mais je ne
vois pas de point commun avec elle."
Vous jouez avec Pierre
Arditi. Comment cela s'est-il passé ?
"Avec Pierre, nous avons
tout de suite eu une complicité. Une familiarité
immédiate comme si nous étions un vieux couple.
Et, en même temps, j'avais l'impression d'avoir beaucoup
joué avec lui alors que cela ne s'est produit qu'une fois,
il y a 20 ans. C'était un téléfilm. Et
c'est drôle car je suis allée souvent le voir au
théâtre et j'avais l'impression d'avoir
joué avec lui. Je trouvais que nos scènes
ressemblaient à celles du théâtre.
Toujours tous les deux face à la caméra, jamais
de gros plan. Cela rappelle beaucoup le théâtre et
c'était agréable. J'aime beaucoup travailler avec
des acteurs qui font aussi du théâtre."
Un bémol tout de même... Certaines
scènes qu'elle appréciait, ont dû
être coupées par manque de moyens financiers.