Romain Duris à toutes les sauces. Des lieux communs.
Le thème de l'homme qui hésite lorsqu'il se trouve confronté à la perspective du mariage n'est pas nouveau. On ne pourra donc pas dire que L'âge d'homme fait preuve d'originalité en dépeignant le dilemme de Samuel, 30 ans, réalisateur de son métier (mais qu'on ne verra jamais exercer) qui vit pourtant depuis des années en harmonie avec Tina, une photographe d'origine africaine.
Que va-t-il se passer lorsque cette dernière finira par lui demander la bague au doigt et des enfants ? Samuel ne s'estime pas prêt et met toutes ses connaissances - réelles ou imaginaires - à contribution pour savoir si oui ou non il doit continuer vers l'engagement...
Deuxième long métrage de Raphaël Ferjö, L'âge d'homme n'est pas la comédie révolutionnaire du genre dont rêve le cinéma français depuis Et la tendresse, bordel ? Il faut toutefois reconnaître qu'en mettant Romain Duris à toutes les sauces - il incarne lui-même ses interlocuteurs imaginaires -, l'ouvrage prend une certaine épaisseur dans une réflexion qui brasse également un tas de lieux communs.